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lundi 12 janvier 2015

J'ai bien mangé...!






Jean 6.27 "Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui que le Père, que Dieu a marqué de son sceau."

Aujourd'hui, on parle beaucoup de mal bouffe et de la nécessité de rééduquer les comportements alimentaires, d'inciter les individus à retrouver le chemin des plaisirs culinaires tout en insistant sur l'intérêt de manger sain et équilibré.

Ainsi, entre l'organisation de la semaine du goût, les émissions de cuisine et les campagnes publicitaires pour encourager la consommation de 5 fruits et légumes pas jour,  il y a de quoi faire.

Mais, vous vous doutez bien que je ne vais pas vous entretenir sur le contenu de vos assiettes. 
Même si je partage l'intérêt commun de devoir vivre en bonne santé en favorisant une bonne alimentation, mon objectif avec ce message, portera essentiellement sur votre nourriture spirituelle.

Permettez-moi pour commencer de vous questionner sur votre alimentation spirituelle.
Mangez-vous à votre faim...?
Pensez-vous manger équilibré...?
Comment choisissez-vous votre nourriture...?
Ou encore quelles sont vos habitudes alimentaires et leurs fréquences...?

Toutes ces questions doivent nous amener à réfléchir sur certaines réalités de notre vie spirituelle.

Quand Jésus nous dit dans Jean 6.27 qu'au lieu de travailler pour une nourriture périssable, nous devons concentrer nos efforts sur celle qui dure jusque dans la vie éternelle, que dit-il exactement...? 
Quel genre d'attitude ou quel choix de vie devrions-nous faire à l'écoute d'une telle déclaration...?

Lorsque nous considérons à notre alimentation et à nos habitudes alimentaires spirituelles, je réalise qu'il y a aujourd'hui beaucoup de progrès à faire...!

En effet, nombre de chrétiens constatent des difficultés dans leurs vies quotidiennes telles que des épuisements, des surmenages, des tensions et en tirent la conclusion que leur hygiène de vie n'est pas bonne et que leur alimentation est soit déficiente, soit mal adaptée. 
D'autres pensent que les circonstances qui les entourent polluent leur vie et ils rêvent d'en changer. 

Sans minimiser les efforts et les améliorations que nous devrions concrétiser dans le domaine alimentaire de nos corps et dans la gestion de notre capital physique, je souhaite particulièrement insister sur notre alimentation spirituelle.         

Dans Matthieu 4.4, Jésus a dit "Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu."

Cette déclaration de Jésus a pour but de nous amener à prendre en compte nos besoins alimentaires spirituels et elle nous communique la source à laquelle nous devons aller pour trouver cette nourriture de l'âme: "Elle sort directement de la bouche de Dieu"

Combien de chrétiens manquent de force pour affronter leur quotidien et abordent chaque journée sans avoir pris le temps de se nourrir à la bouche de Dieu...?

Ils partent à l'assaut de leur journée en étant à jeun spirituellement. 
Ainsi, ils se privent des forces vitalisantes de l'âme et ils se retrouvent exténués, désemparés, en proie à des réactions charnelles devant puiser leurs forces au cœur de leur caractère personnel, de leurs stratégies de défense et de leur énergie humaine et épuisable. 
Ils puisent dans l'émotionnel ce qu'ils devraient avoir grâce au spirituel...!
Et à force de puiser, ils s'épuisent...!

Les prétextes utilisés pour excuser ce genre d'abstinence sont classiques et tellement faciles: Je manque de temps, je suis déjà fatigué alors s'il me fallait me lever plus tôt ou me coucher plus tard....!
Sincèrement, de telles excuses ne sont pas réellement fondées!

La réalité témoigne plutôt d'un manque d'amour pour Dieu, d'un orgueil démesuré qui nous laisse croire que nous pouvons nous passer de Dieu et que nous pouvons aborder nos journées et nos semaines sans faire l'effort de venir nous alimenter à sa bouche.

En plus, c'est étrange de voir combien de temps est consacré à des activités inutiles ou utiles à peu de choses. Je n'ai pas le temps de prier mais j'en ai toujours assez pour le sport,...etc...! 

1 Timothée 4.8 "L’exercice physique a son utilité, certes, mais elle est limitée. S’attacher à Dieu, par contre, s’entraîner à vivre sa foi, voilà qui est essentiel: cela te sera utile à tout et en toutes circonstances. En effet, l’attachement à Dieu détient à la fois les promesses pour la vie présente et celles pour la vie future."

De plus les carences spirituelles et les carences alimentaires agissent de la même façon. 
C'est-à-dire que ce n'est pas en sautant forcement un repas que vous vous en rendrez compte de votre manque...! Seulement, peu à peu, vous perdrez vos forces, votre humeur va être altérée, la confusion va gagner votre esprit et des sensations de troubles et de vertiges vont se manifester.          

Combien de chrétiens sont victimes de ce genre de malaise spirituel...?

D'autres ne sont pas totalement à jeun mais ils prennent chaque jour un petit message vitaminé pour la journée. Ainsi, ils se content d'une gélule énergisante, d'un extrait de synthèse d'une méditation pastorale dispensée sur internet ou dans des livres de méditations quotidiennes avec chaque jour une demi-page à lire.
En agissant ainsi, on fait l'économie de devoir venir à la bouche de Dieu et on se donne bonne conscience en ayant quand même satisfait à une certaine forme de spiritualité.      

Ces croyants sont facilement reconnaissables par leurs déséquilibres et leur standardisation.
Standardisation car ce qui est étrange, comme pour l'horoscope, c'est que Dieu parle à tous le monde le même jour avec les mêmes paroles. 

Où se trouve l'individualité, le personnel, l'adapté à votre vie..?

Si Dieu peut parler à tous le monde d'une manière globale et générale, pensez-vous qu'il puisse avoir aussi une parole particulière ne concernant que vous à vous communiquer...?

Se privant de la bouche de Dieu, ils s'alimentent uniquement à la bouche de l'homme et finissent par tous parler le même langage, avoir la même mentalité et finissent par se satisfaire les uns les autres étant heureux d'appartenir à la caste des hyper-vitaminés pleins d'une énergie qui n'a de spirituelle que le nom...!    

Ils vivent dans la vision, la réalité et la spiritualité des autres.
Ils ne reçoivent jamais eux-mêmes apprenant toujours sans jamais arriver à la connaissance de la vérité. 2 Timothée 3.7 

Votre vie spirituelle réclame que vous vous en occupiez, que vous la preniez en compte et que vous gériez les besoins.
Jésus a dit "travaillez", non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste. 

Pour obtenir la nourriture, il nous faut donc travailler (en grec: acquérir par le travail), c’est-à-dire, qu'il faut se rendre apte à la recevoir ce que Dieu a pour nous en nous consacrant, en renonçant et en fournissant des efforts sérieux de la volonté pour contraindre notre chair qui s'opposera toujours à cette pratique. 
Nous devons lutter contre les erreurs et les préjugés de l’homme naturel, pour venir à celui qui seul donne la vie. 


Il y a aussi les croyants qui sont au régime.
En matière de nourriture spirituelle, eux contrôlent tout et choisissent uniquement ce qui les intéresse. 
Ils sont attirés par les contenus extra-light, les pensées édulcorées, les plats sans matières grasses. Ils évitent donc les passages qui les remettent en question ou sortent rapidement de la présence de Dieu quand ils sentent qu'il commence à leur envoyer du lourd!

D'autres ne sont intéressés que par une seule thématique.
On a aujourd'hui des chrétiens alimentés et spécialisés au leadership spirituel, d'autres à la louange, d'autres à la question d'Israël, d'autre à la fin des temps, d'autres à la relation d'aide....


Choisissez votre menu la maison s'adaptera à vos goûts...!

Qui a la légitimité de dire et de savoir ce qu'il nous convient de manger chaque jour...? 
Seul le Père connait vos besoins et peut vous garantir une alimentation équilibrée et en correspondance à vos besoins.

Savez-vous ce que Dieu veut vous servir chaque jour...? 
David disait au Psaumes 63.6 "Mon âme sera rassasiée comme de mets gras et succulents, et, avec des cris de joie sur les lèvres, ma bouche te célébrera."   

Nous sommes bien loin du petit en-cas consommé par une généralité de chrétiens.

Il y a aussi les chrétiens qui marchent à trois repas la semaine, d'autres à deux et même certains ne carburent plus qu'à un repas...! Ils battent les records de faible consommation...! 
Présents à l'église lors des réunions, ils se délectent d'un repas frugale quand le pasteur a bien préparé son plat, mais vite ils sont victimes d'indigestion, de lourdeurs et même parfois d'endormissements. 

Comment en effet, supporter un sermon alors que toute la semaine je ne me nourris que d'une feuille de salade!

Beaucoup de chrétiens se retrouvent à l'église comme nous le sommes dans les grands repas lors des cérémonies. 
Peu habitués à manger autant, aussi richement et pendant autant de temps que nous finissons pas souhaiter que cela ne se reproduise pas tous les week-end....!    

Depuis combien de temps n'es-tu pas venu à la bouche de Dieu...?
Depuis combien temps manges-tu au fast-food...ou ingères-tu tes gélules spirituelles...? 

Cette nourriture qui fait défaut à ton âme, qui met en souffrance ton couple et ta famille, cette manne qui te manque lorsque tu témoignes et qui te comble intérieurement tout en apaisant ton cœur c'est le Fils de l’homme qui te la donnera. 
Il est la bouche de Dieu qui veut te parler, il est celui qui t'ouvre le garde-manger du céleste, qui répand dans ta vie la substance divine en faisant descendre le pain du ciel. 

Bien sûr le Sauveur n’interdit pas de travailler pour la nourriture terrestre, mais il ne veut pas que cette nourriture et les biens d'en bas deviennent le but essentiel de ta vie. 
Il veut nous dire de ne pas manifester une trop grande anxiété pour la nourriture du corps, pour la nourriture qui périt avec le temps, mais de rechercher plutôt "celle qui subsiste pour la vie éternelle". La nourriture de l’âme; le Pain de Vie.

Jésus dira à ses disciples dans Jean 4.32 "J’ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas."

Et toi, connais-tu réellement cette nourriture...?
Celui qui en a mangé, qui l'a goûté,  ne peut que retourner en chercher!

Jésus poursuivra dans Jean 4.34 "Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé, et d’accomplir son œuvre."

Et toi, quelle est ta nourriture..?
Avec quoi ou de quoi remplis-tu ton âme...?

La bouche de Dieu parle encore aujourd'hui, elle distribue un repas à celui qui a faim de Dieu et qui sait que sans lui il ne peut rien faire! 
Réalisons qu'il faut manger l'aliment spirituel pour vivre spirituellement...!

Cesse, comme le fils prodigue, de reluquer sur les carouges que mangent les pourceaux et rappelle-toi qu'à la table du Père il y a du pain en abondance. Luc 15.16

Pour terminer je citerai ce passage du prophète Aggée qui caractérise une période tellement en ressemblance avec la notre....!

Aggée 1.6 "Vous semez beaucoup, et vous recueillez peu, vous mangez, et vous n’êtes pas rassasiés, vous buvez, et vous n’êtes pas désaltérés, vous êtes vêtus, et vous n’avez pas chaud; le salaire de celui qui est à gages tombe dans un sac percé."



Quelle en fut la raison...? Elle est simple...!                                   

A cette époque, l’égoïsme de la nation et son indifférence pour le service de Dieu était tel qu'ils souffrirent une détresse touchant le pays tout entier: les récoltes furent insuffisantes et le peuple souffrit de toutes les privations.
Aggée 1.9 "Vous comptiez sur beaucoup, et voici, vous avez eu peu; vous l’avez rentré chez vous, mais j’ai soufflé dessus. Pourquoi? dit l’Eternel des armées. A cause de ma maison, qui est détruite, tandis que vous vous empressez chacun pour sa maison."

Que fallait-il faire...?
La colère de Dieu était-elle incontournable...?

Dieu parla par son prophète en ces mots:
Aggée 1.7-8 "Ainsi parle l’Eternel des armées: Considérez attentivement vos voies! Montez sur la montagne, apportez du bois, et bâtissez la maison: J’en aurai de la joie, et je serai glorifié, dit l’Eternel."

Considérons nos voies, montons à la montagne de Dieu en pénétrant dans le sanctuaire divin, apportons le bois du sacrifice, de la croix et édifions nos vies comme un temple saint.
Voilà en quoi consiste venir à la bouche de Dieu pour prendre sa nourriture.

Et Dieu dit: "J’en aurai de la joie, et je serai glorifié"

Xavier LAVIE

vendredi 9 janvier 2015

Impulsion ou propulsion?







2 Pierre 1/19 à 21: "Et nous tenons pour d’autant plus certaine la parole prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à paraître et que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs; sachant tout d’abord vous-mêmes qu'aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être un objet d’interprétation particulière, car ce n’est pas par une volonté d’homme qu'une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu."

1. Introduction:
Si l'apôtre Pierre atteste que les paroles prophétiques contenues dans la bible sont véritables, incontestables et dignes de notre attention, c'est parce qu'elles ne sont pas issues de la volonté d'un homme mais d'une inspiration divine. Il témoigne et certifie que, c'est poussés par le saint Esprit, que des hommes ont parlé de la part de Dieu.
1 Timothée 4/9: "C’est là une parole certaine et entièrement digne d’être reçue."

Tout ce qui est inspiré par le Saint Esprit et poussé par Dieu est juste, sûr et digne d'être reçu.
Quand c'est Dieu qui nous pousse nous n'avons rien à craindre.
Quand c'est son Saint Esprit qui nous propulse en avant, comme le vent qui soufflerait dans les voiles d'un navire, nous n'avons pas à nous méfier, à nous inquiéter ou à freiner ses actions.

Mais est-ce toujours poussés par le Saint Esprit que nous parlons ou agissons? 
Par conséquence, tout ce que nous disons ou faisons est-il digne d'être reçu?

Il y a parmi nous des personnes plus actives et dynamiques les unes que les autres.
Il y a des gens et même des chrétiens, tout comme l'apôtre Pierre qui ont des tempéraments plus impulsifs et spontanés que d'autres.
Et même les personnes les plus réservées et les plus réfléchies peuvent à certaines occasions avoir des comportements emportés et inconsidérées.

J'aimerais vous poser cette question: Etes-vous impulsif?


2. Qu'est-ce qu'un impulsif...?
Un impulsif c'est quelqu'un qui ne maîtrise pas son émotivité et qui s'emporte facilement aussi bien en paroles qu'en actions.
L'apôtre Pierre alors qu'il était disciple de Jésus, est un exemple caractéristique de ce genre de personnalité.
La personne impulsive ne calcule pas tous les éléments d’une problématique, mais répond par le biais de ses premières impulsions; elle manque cruellement de contrôle d'elle-même.

Nous pouvons voir cette réaction dans la vie de Pierre à plusieurs reprises:
Par exemple, lorsque Jésus marche sur les eaux, à la rencontre de ses disciples:
Matthieu 14/28: "Pierre lui répondit: Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux.  Et il dit: Viens! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria: Seigneur, sauve-moi!"

Sous le coup de l'émotion (peur, surprise et joie mêlées) Pierre ne réfléchit pas une seconde, mais il s'élance hors de la barque et s'avance vers Jésus sur les eaux déchaînées.
Il agit spontanément, sans réfléchir aux conséquences de ses actes, et refuse dans tous les cas de rester inactif. Il préfère faire des erreurs que de ne rien faire.

Nos impulsions peuvent être positives lorsqu'elles correspondent à une volonté de Dieu, comme lorsque Pierre répondit à l'invitation de Jésus à marcher sur les eaux; mais elles peuvent aussi rapidement être négatives car nous voyons par la suite que Pierre eut aussitôt peur et sombra.

L'impulsif est difficile à suivre puisqu'il agit sous des impulsions émotionnelles qui peuvent être très changeantes au cours d'une journée.

Si on est propulsé par le Saint Esprit, notre action perdure et porte du fruit mais si on agit sous le coup d'une émotion, notre action est comme un feu de paille qui s'enflamme et s'éteint aussitôt.
Nous ne devons jamais réagir, même à une parole de Dieu, sous le coup de l'émotion, mais seulement par obéissance, en nous appuyant sur cette parole par la foi.

Ainsi, l'impulsif comme Pierre perd souvent des occasions de se taire:
Matthieu 16/21: "Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il aille à Jérusalem, qu’il souffre beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il ressuscite le troisième jour. Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t’arrivera pas. Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! Tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes."

L'impulsif se précipite souvent pour répondre aux questions sans attendre qu'on ait terminé de les poser, il interrompt souvent les autres ou impose sa présence en parlant trop, sans tenir compte des conventions sociales et des impératifs divins.

N'est-ce pas aussi votre cas? 
Vous arrive-t-il trop souvent de regretter les paroles que vous avez dites dans la précipitation et l'émotion?
Pourtant la parole de Dieu nous dit au Proverbe 10/19: "Celui qui parle beaucoup ne manque pas de pécher, Mais celui qui retient ses lèvres est un homme prudent."

A cause de ses manques de contrôle, il arrive même que l'impulsif se montre brutal et violent.
Il se met facilement en colère, monte en pression, cherche la bataille, claque les portes, brise des objets… Bref, son comportement explosif peut atteindre des proportions catastrophiques  s'il n'est pas maîtrisé par l'Esprit de Dieu.

C'est ce qui arriva à Pierre lors de l'arrestation de Jésus:
Jean 18/10: "Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite."

Là encore le livre des proverbes, le livre de la sagesse pourrait-on dire, est d'un bon conseil pour les impulsifs.
Car nous pouvons y lire: Proverbes 14/29: "Celui qui est lent à la colère a une grande intelligence, mais celui qui est prompt à s’emporter proclame sa folie."

Si vous êtes impulsif, vous aurez certainement envie de vous justifier ou de mettre aussi sur le devant le côté positif de votre personnalité.

Peut être expliquerez vous que votre tempérament est un bagage héréditaire, dû à votre éducation ou à un milieu relationnel perturbé? 
Peut être vivez vous avec une blessure d'enfance qui n'a jamais été guérie? 
Ou alors, vous avez développé cette personnalité afin de vous affirmer, pour vivre des sensations fortes ou à cause du stress de votre vie trépidante …?

On peut toujours trouver des causes aux mauvaises habitudes que l'on a prises et qui ont formé peu à peu notre personnalité.
Mais ces prétextes ne changeront rien au présent et aux difficultés que vous rencontrez à cause de votre impulsivité.
Face aux écritures inspirées par Dieu, pouvons-nous encore chercher à nous disculper?

L'apôtre Paul a écrit:
2 Corinthiens 5/17: "Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle création. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles."

Bien sûr, vous avez raison en disant qu'il y aussi des côtés positifs à votre tempérament et Dieu tient compte de cela. Il ne veut certainement pas vous transformer au point que vous deveniez complètement flegmatique, mais il veut vous changer afin de canaliser vos émotions et que vous sachiez les gérer.
Ce n'est plus à vous d'impulser votre vie à "grands coups d'émotions" mais vous devez  être propulsé par le Saint Esprit, conduit et maîtrisé par lui, quelque soit votre tempérament.

Le saint Esprit ne fera pas de vous un spectateur inactif et sans volonté, mais il se servira de votre caractère maîtrisé pour bénir votre vie et celle de ceux qui vous entourent.
C'est comme un cheval sauvage qui a besoin d'être dompté. En étant dressé, un étalon ne perd pas de sa force, ni de sa résistance, il est toujours aussi solide et dynamique mais tout ce qu'il possède est canalisé pour être utile et efficace.

Si vous êtes passionné, charismatique, expressif, enthousiaste et entreprenant, Dieu s'en servira, comme il l'a fait pour Pierre qui devint un leader fervent, audacieux et efficace dans le service auquel Dieu l'appela.


3. Comment passer de l'impulsion à la propulsion?
Comment changer si positivement et efficacement? 
Comment maîtriser notre chair et nos émotions si vivaces?

Il faut capituler.
Il faut mourir à soi même.

Romains 6/4: " Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie."

 Qu'est-ce que veut dire "capituler" pour vous ? 
Littéralement, capituler veut dire  "donner quelque chose"  à une autre personne.
Cela veut dire également renoncer à quelque chose qui vous a été donné.
Ceci  inclut votre héritage parental et éducatif, votre tempérament, vos ambitions, bref votre vie.
1 Corinthiens 13/11: "Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai mis de côté ce qui était de l’enfant."

Les chrétiens aujourd'hui entendent beaucoup parler de la vie livrée.
Mais qu'est-ce que cela veut dire pour eux, pour vous? 

Une vie livrée est l’acte de rendre à Jésus, notre vie.
C’est lui donner le contrôle, les droits, la puissance, la direction, toutes les choses que vous dites et faites. C’est vous remettre totalement dans ses bras, afin qu’il fasse ce qui lui plait.
Jésus lui-même a vécu une vie livrée :
Jean 6/38: "Je suis descendu du ciel, non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. " 

Jésus Christ n’a jamais fait les choses de lui-même. Il n’a jamais parlé ni agi sans que son père le veuille.
Jean 8/28-29: "Jésus leur dit donc: Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez ce que je suis, et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné. Celui qui m’a envoyé est avec moi; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable."

La soumission totale de Jésus envers son Père est un exemple de la manière dont nous devrions tous vivre.
Vous allez peut-être dire que c'était plus facile à Jésus qu'à nous. Mais la vie livrée n’est imposée à personne, même pas à Jésus. Christ a parlé en tant qu'homme naturel. Après tout, il est venu sur la terre pour vivre non pas en tant que Dieu mais comme un être humain. Il a expérimenté la vie de la même façon que nous. Et, comme nous, il a eu sa propre volonté, mais il a choisi de soumettre complètement sa volonté à celle de son Père:
Jean 10/17-18: "Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi-même; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre: tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père."

Jésus nous disait à travers ces paroles: Cet acte de soumission volontaire est totalement en mon pouvoir. Je choisis de livrer ma vie. Et je ne le fais pas parce que quelqu'un m’a dit de le faire. Personne ne prend ma vie. Mon Père m’a donné le droit et le privilège de livrer ma vie. Il m’a aussi donné le choix d’éviter de boire la coupe et d’aller à la croix. Mais j’ai choisi de le faire, dans un amour parfait, en lui étant pleinement soumis.

Notre père céleste nous a donné à chacun le même droit : le privilège de choisir une vie totalement livrée. Personne n’est forcé de se livrer à Dieu.
L’apôtre Paul savait aussi cela. Et il a choisi de suivre l’exemple de Jésus à savoir une vie complètement livrée.
Paul avait été un opposant de Jésus, un propre juste qui avait persécuté les chrétiens. Il disait littéralement qu’il respirait de la haine envers les chrétiens. Il était également un homme de volonté et de grande ambition. Paul avait une éducation supérieure, ayant été éduqué par les meilleurs professeurs de son époque. Et il était un pharisien, des plus zélés de tous les responsables juifs religieux.
Depuis le début, Paul était sur la voix du succès. Il avait une mission claire dictée par ses supérieurs et sa vie entière était dessinée, sachant exactement où il allait.
Cependant le Seigneur se servit de cet homme audacieux et impulsif et il fit de lui un merveilleux exemple d’une vie livrée et soumise.
Paul devint un homme livré, abandonné à la volonté de Dieu, qui savait parfaitement marcher et vivre en étant conduit et maîtrisé par le saint Esprit.

Le chemin de la propulsion du Saint Esprit commence avec un sentiment d’incapacité totale.
Dieu commence le processus en nous faisant tomber de notre grand cheval.
C'est ce qui est arrivé réellement à Paul. Il marchait sur un chemin d’assurance, se rendant à Damas, lorsqu'une lumière éclatante vint du ciel et qu'il fut précipité à terre, de son cheval.
La révélation de Dieu sur ce chemin, lui donna à réaliser qu'il avait complètement manqué le but ultime de sa vie. Il prit conscience que ses années d'études, sa religion et toutes ses œuvres ne l'avaient pas amené sur la bonne route.
L’écriture dit que tremblant et saisit d’effroi, il dit " Seigneur, que veux-tu que je fasse ?" (Actes 9/6).

 La conversion de Paul fut un travail extraordinaire du Saint-Esprit, qui transforma un pharisien éduqué en humble serviteur aveugle qui devait être conduit par d'autres dans la ville. Toute sa vie paraissait perdue et elle l'était réellement puisqu'il ne fut plus jamais le même à partir de cet instant.

Saul de Tarse perdit sa vie et Paul la retrouva!
Saul de Tarse mourut et c'est alors que Paul naquit!

A partir de ce jour fatidique, Paul fut conduit par le Saint-Esprit dans une vie de soumission.
Lorsqu'il demanda: "Seigneur que veux-tu que je fasse ?" son cœur criait, "Jésus, comment puis-je te servir ? Comment puis-je savoir que je te plais. Plus rien n’a d’importance. Tout ce que j’ai fait dans ma chair n’a plus d’importance. Tu es tout pour moi maintenant."

Paul passa les trois jours qui suivirent dans le jeune et la prière.
Cependant pas un mot ne vint du ciel. Il avait enseigné les autres mais pas un seul de ses enseignements ne pouvait lui rendre service maintenant.
Comme Paul, nous avons besoin de ressentir l'inutilité de notre vie naturelle et charnelle.
Peut être devrez-vous passer par un temps d'aveuglement pour comprendre votre incapacité à marcher par la vue comme vous l'avez toujours fait, guidé par vos émotions et par tout ce qui se passait sous vos yeux!


Le chemin de la propulsion par le Saint Esprit passe aussi par beaucoup de souffrances.
La souffrance dans la vie de Paul ne sera pas l’expérience de tous ceux qui cherchent à soumettre leur vie à Dieu. Mais d’une façon ou d’une autre chaque croyant va devoir faire face à la souffrance. Il y a un but derrière cela car la souffrance est un domaine de la vie dans lequel nous n’avons aucun contrôle. C’est une école où nous apprenons à soumettre nos vies à la volonté de Dieu.

La propulsion par le Saint Esprit conduit à une ambition unique: Gagner Christ, ce qui amène la satisfaction dans chaque situation.
De nombreux chrétiens vivent dans une insatisfaction permanente. Ils ne sont jamais reconnaissants pour ce qu'ils possèdent.
La satisfaction de Paul au travers de toutes les situations était le résultat d’une vie livrée, soumise à l'Esprit de Dieu.
2 Corinthiens 12/10: "C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort." 

Paul avait trouvé la véritable force! 
Ce n'était pas celle de son tempérament fort et impulsif, audacieux, courageux, charismatique ou même éloquent, non sa force était en Christ.
Il l'a appris toute sa vie à travers toutes les souffrances et les peines qu'il a traversées.
Il ne pouvait compter sur ses propres capacités pour servir Christ et son royaume.
En rencontrant Christ, il avait enseveli Saul pour renaître à une nouvelle vie pleine de satisfactions, il était entré dans une autre dimension: celle d'une vie de communion et d'intimité avec Christ qui le propulsait jour après jour vers le but ultime: achever sa course en vainqueur et entrer dans le royaume céleste.

2 Timothée 4/7: "J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement."


4. Conclusion
Par quel mode de déplacement allez-vous choisir de marcher: l'impulsion ou la propulsion?

 Vous l'avez bien compris l'impulsion ne vous mènera pas bien loin et vous attirera toutes sortes de problèmes relationnels.
Toutes fois, si vous avez toujours avancé de cette façon, il vous est sûrement difficile d'imaginer une autre façon d'appréhender la vie. Ce message vous a indiqué comment Pierre ou Paul sont passés d'une vie impulsive à une vie propulsée par le saint Esprit.

Voulez-vous les imiter et changer de vie? 
De tempérament?

Alors, acceptez de mourir à votre ancienne vie et de naître de nouveau pour connaître la joie d'un caractère transformé et d'une vie conduite par Dieu.

Jean 3/5: "Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu."

Xavier LAVIE

mercredi 7 janvier 2015

L'Eglise devient-elle une démagogie en dérive...?



La démagogie vient du mot grec "demos" qui veut dire "le peuple" et "ago" qui signifie: "conduire". 
La démagogie dans ces racines étymologiques grecques c'est "éduquer et conduire le peuple".
Jusque-là tout va bien....pas de raison de crier au loup....!

Mais aujourd'hui la démagogie est perçue avec une connotation très péjorative....!
La démagogie est une notion politique et rhétorique désignant par exemple l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur ou appelant aux passions.

Là, cela commence un peu plus à sentir le roussi....!
Mais, rien de très nouveau dans le cadre particulier de la politique....

Comme il n'y a pas de démagogie sans démagogue, essayons de le caractériser.
Ce qui caractérise réellement le démagogue c'est son discours...!
En effet, il s'adresse aux pulsions et aux frustrations du peuple.
A ce stade précis, s'adresser aux pulsions ou aux frustrations rejoint de près certaines prédications qui tendent vers les problématiques humaines.
Seulement, là où le caractère démagogique dérive dans la prédication comme en politique c'est lorsqu'il a recourt à la satisfaction immédiate des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien.

L'apôtre Paul qui confrontait à son époque la démagogie des judaïsants déclara dans Galates 4:17 "Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux."
Aujourd'hui, les judaïsants sont rares,...., mais il y a bien d'autres courants de pensées au sein du christianisme dont les dispensateurs rivalisent de zèle pour attirer à eux ceux qui recherchent l'émotion, la satisfaction instantanée, le plaisir des sens et le bien-être à n'importe quel prix....!

L'apôtre Paul de rajouter aux croyants de Galatie dans Galates 4:16 "Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?"
La vérité devient de plus en plus difficile à maintenir et comme le soulignait déjà Esaïe 59:14 "Et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher."



Si l'objectif de la prédication consiste à dire au peuple ce qu'il veut entendre, on risque fort de glisser dans l'aspect le plus pernicieux de la démagogie...et d'altérer ainsi le message libérateur et salutaire de l’Évangile!
L'annonce de l’Évangile consiste à partager ce que Dieu veut dire et cela implique nécessairement une bonne écoute de l'Esprit-Saint et le respect du contenu du message pour en préserver toute l'intégrité.
Sortons donc des argumentations démagogiques qui ne font que de proposer des analyses et des solutions dénaturées malgré les simples évidences auxquelles elle font appel.

Un certain Aristote, philosophe bien connu, considérait que la démagogie, avec l'anarchie, était la perversion de la démocratie. Si l'on sent tient à son analyse, peut-être que le fait d'avoir instauré une certaine forme de démocratie dans l'Eglise laisse apparaître aujourd'hui les ferments d'une décomposition avancée d'un tel système organisationnel. La démocratie pour fonctionner correctement ( et surtout dans l'Eglise) réclame obligatoirement une conduite de pensées et de vie en conformité avec les principes qui la soutiennent. (Une recherche plus poussée sur la démocratie au sein de l'église serait d'ailleurs très intéressante à développer...).

"Conduire le peuple ce n'est pas l'amener à soi, mais aux pieds du Seigneur, là où chacun reçoit ce qui lui est nécessaire."

2 Timothée 4:3-5
 "Car le temps viendra où les gens ne voudront plus écouter le véritable enseignement, mais ils suivront leurs propres désirs et s’entoureront d’une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre. Ils fermeront leurs oreilles à la vérité pour se tourner vers des légendes. Mais toi, garde la tête froide en toute circonstance, supporte la souffrance, travaille activement à la diffusion de la Bonne Nouvelle et remplis ton devoir de serviteur de Dieu."

Xavier LAVIE

vendredi 2 janvier 2015

Être sur la touche






Psaumes 61: "Au chef des chantres. Sur instruments à cordes. De David. 
O Dieu! Écoute mes cris, Sois attentif à mes prières! Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre! Car tu es pour moi un refuge, une tour forte, en face de l’ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, me réfugier à l’abri de tes ailes. -Pause. Car toi, ô Dieu! Tu exauces mes vœux, tu me donnes l’héritage de ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du roi; que ses années se prolongent à jamais! Qu’il reste sur le trône éternellement devant Dieu! Fais que ta bonté et ta fidélité veillent sur lui! Alors je chanterai sans cesse ton nom, en accomplissant chaque jour mes vœux."

Introduction:
Avez-vous déjà ressenti le fait d'avoir été mis sur la touche, mis de coté?
Quels sentiments ont alors traversé votre âme tandis que vous vous retrouviez inutile,  inactif et improductif?
Pensiez-vous ne pas être assez qualifié pour ce que vous souhaitiez faire, ne pas être jugé digne de confiance pour qu'on vous donne une responsabilité, que vous étiez trop vieux ou trop jeune pour occuper la fonction que vous désiriez, que vous n'étiez plus dans le coup, que vous n'aviez pas le profil souhaité, ou plus simplement aviez-vous cru être rejeté, exclus voir même être mal aimé?

Être mis sur la touche n'est pas quelque chose que l'on accepte facilement car lorsque l'on se sent mis de coté cela entraîne bien souvent des douleurs, des frustrations, la sensation d'être discipliné et même puni injustement et tout cela nous rabaisse dans notre amour propre.

Le psaume 61 est celui d'un roi qui expérimenta le fait d'être mis sur la touche.
En effet, lorsque David écrivit ce psaume, il n'était plus qu'un roi fugitif.
Mais qui David fuyait-il?
Il fuyait son propre fils Absalom qui s'était révolté contre lui et avait comploté un coup d'état pour prendre sa place.
Absalom dans sa révolte se lança à la poursuite de son père dans le but de le tuer pour l'empêcher de retourner à Jérusalem et de reprendre le trône.
Car, pour Absalom, éliminer son père lui permettait d'asseoir sa royauté.  

Que devait ressentir David au milieu de telles circonstances?
Lui qui était le roi d'Israël, le voila maintenant en fuite comme un brigand…
Combien la douleur devait être vive et l'incompréhension présente dans son cœur.

David avait certainement pensé qu'il terminerait son règne autrement!

Alors qu'il avait expérimenté dans le passé la nécessité de fuir, à la suite de la jalousie violente du roi Saül, le voilà de nouveau obligé de revivre pratiquement la même situation!

N'est-il pas difficile d'accepter de telles circonstances?
Est-il possible d'en comprendre la raison? 

Nous connaissons tous ce verset de l'apôtre Paul dans Romains 8/28 où il déclare: "que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein."
Mais au cœur de l'adversité et du combat, il  n'est pas toujours facile de voir le bien fondé de l'expérience que l'on traverse.
On n'a souvent pas assez de recul pour discerner la main de Dieu en action dans notre vie ce qui nous permettrait certainement de traverser les difficultés sans éprouver les sentiments qui s'y rattachent.

Dans le psaume 61, nous lisons une prière qui est en réalité le cri d'un homme dans l'abattement, dans l'opposition et l'adversité la plus farouche!
"O Dieu! Écoute mes cris, sois attentif à mes prières! Du bout de la terre je crie à toi, le cœur abattu; conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre!" 

Au travers de ce psaume nous découvrons la réalité d'un homme qui n'a plus qu'un seul espoir, celui de trouver en Dieu le secours et la protection dont il a besoin.

1- Être appelé sur le banc de touche.
Dans sa fuite David passa le Jourdain et arriva à Mahanaïm un lieu situé après du Jabbok.
2 Samuel 17/24: "David arriva à Mahanaïm. Et Absalom passa le Jourdain, lui et tous les hommes d’Israël avec lui."   

Mahanaïm était un lieu chargé d'histoire. Cet endroit avait été appelé ainsi par Jacob alors qu'il retournait vers son frère Esaü avec lequel il s'était fâché des années auparavant.
Là, au bord du Jabbok, Jacob rencontra des anges et appela ce lieu: "Mahanaïm" qui signifie "deux camps".

Mahanaïm, au bord de la rivière du Jabbok, était un endroit propice géographiquement pour établir un campement. C'était un lieu où il faisait bon se ressourcer avant de reprendre le chemin, voir d'affronter les difficultés du voyage.

Là où Jacob avait reprit courage, David allait-il connaitre la même chose?

En arrivant à cet endroit David déclara: "Car tu es pour moi un refuge, une tour forte, en face de l’ennemi. Je voudrais séjourner éternellement dans ta tente, me réfugier à l’abri de tes ailes."
C'est dans cet endroit que David fut inspiré à écrire ce psaumes. Il devait sentir dans ce lieu toute la grâce et la protection de Dieu qui entouraient sa vie.


2- Une pause nécessaire et pleine de sens.
Dans la suite du psaume nous lisons un petit mot qui pourrait passer inaperçu si on ne s'arrêtait pas dessus pour en découvrir le sens. C'est le mot: "pause".

Une pause en hébreu se dit: "Sélah" ce qui signifie littéralement: "élever" ou  "exalter".
Ce mot est aussi un terme technique employé en musique pour permettre une interruption dans un morceau.
Ainsi lorsqu'un musicien lit une pause dans une partition, il sait qu'il doit s'arrêter de jouer pendant un certain laps de temps.
La pause va permettre ainsi au musicien de reprendre son souffle avant de pouvoir poursuivre la suite de son morceau. Mais en même temps elle va permettre par le silence qu'elle génère d'accentuer un certain passage musical.

Quelle belle image nous est offerte au travers de ce psaume 61!

Car il arrive parfois que sur la partition de notre vie, Dieu ait inséré à plusieurs endroits certaines pauses…

N'avez-vous jamais expérimenté une pause dans votre vie? 
Un moment d'interruption?

Certains vivent la pause comme un temps de recul, d'autres comme un temps de rupture et parfois même un temps d'isolement forcé.
Car qui est prêt à s'arrêter d'agir, à s'arrêter de jouer en pleine partition, au beau milieu de sa vie?

La pause en musique n'a pas d'autre but que d'aider le musicien à reprendre son souffle et à donner du relief à la suite du morceau.

N'avez-vous jamais ressenti le besoin de reprendre votre souffle et de marquer une pause dans vos activités pour permettre aussi à votre vie de prendre du relief ?

Pour beaucoup de gens, la vie actuelle ne laisse que peu de place pour réaliser réellement ce qu'ils font et ce qu'ils ont.
C'est ainsi que l'insatisfaction gagne les cœurs et en excite les convoitises!!!

La pause en hébreu peut se traduire aussi par: "Élevez vos yeux et bénissez"
Il y a là encore une image intéressante à relever car la pause est le moment idéale pour relever les yeux et pour bénir Dieu de ce qu'il nous a donné.

Avez-vous ces temps de pause dans votre vie, des moments où vous arrêtez vos activités pour simplement élever vos yeux, sortir de vos préoccupations présentes pour simplement rendre grâce pour ce que vous avez et pour bénir ceux qui vous entourent?      


3- La pause dans la vie de David.
A Mahanaïm, David s'apprêtait à devoir combattre son fils et toute l'armée qui était à sa poursuite, mais il est écrit dans 2 Samuel 17/27-29 que: "Lorsque David fut arrivé à Mahanaïm, Schobi, fils de Nachasch, de Rabba des fils d’Ammon, Makir, fils d’Ammiel, de Lodebar, et Barzillaï, le Galaadite, de Roguelim, apportèrent des lits, des bassins, des vases de terre, du froment, de l’orge, de la farine, du grain rôti, des fèves, des lentilles, des pois rôtis, du miel, de la crème, des brebis, et des fromages de vache. 
Ils apportèrent ces choses à David et au peuple qui était avec lui, afin qu’ils mangent; car ils disaient: Ce peuple a dû souffrir de la faim, de la fatigue et de la soif, dans le désert."

Ces trois hommes que sont Schobi, Makir, et Barzillaï savaient l'importance d'une pause dans la vie d'un homme. Ils savaient que le peuple avait souffert dans le désert et qu'il était nécessaire pour eux de reprendre des forces avant d'envisager toute autre chose.
Alors ils apportèrent:
- Des lits pour leur permettre de prendre du repos.
- Des bassins et des vases de terre pour permettre aux hommes de se laver.
- Du froment, de l’orge, de la farine, du grain rôti, des fèves, des lentilles, des pois rôtis, du miel, de la crème, des brebis, et des fromages de vache pour leur servir de  nourriture.
Dans tous ce que ces trois hommes apportèrent nous trouvons l'essentiel de ce que nous avons besoin pour pouvoir reprendre des forces.

N'y a-t-il pas encore dans toutes ces choses une dimension spirituelle pour nous aujourd'hui ?

Car nous aussi nous traversons des déserts difficiles, nous évoluons dans des situations fatigantes et éprouvantes qui diminuent chaque fois plus nos ressources.
Mais, Dieu qui connait nos forces et nos faiblesses mieux que nous même n'hésitera pas à placer une pause dans notre vie pour nous amener à expérimenter son repos à lui.

• Dans Esaïe 30/15, Dieu déclare: "C’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est dans le calme et la confiance que sera votre force."
• Dieu sait aussi que nous avons besoin d'être purifié continuellement par rapport à tout ce que nous vivons alors il mettra à notre disposition l'eau de sa parole comme il est écrit dans Ephésiens 5/25-26: "Christ a aimé l’Eglise, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par l’eau de la parole"
• Enfin le Seigneur nous donnera toute la nourriture dont nos âmes ont besoin car il y a toujours une profusion de pain dans la maison du Père. Au Psaumes 78/25 il est dit du peuple d'Israël dans le désert:
"Ils mangèrent tous le pain des grands, il leur envoya de la nourriture à satiété."     


4- Une illustration édifiante.
En lisant ce psaume, j'ai repensé au jour où allant voir mon fils jouer au Hand ball pour l'encourager, j'ai pu remarquer pendant le match l’entraîneur de son équipe qui observait chacun de ses joueurs. Cet entraîneur était confronté à un problème car il avait plus de participants que de joueurs possibles sur le terrain.
Pour parer à ce petit problème, il effectuait régulièrement des remplacements pour permettre à tous les joueurs de l'équipe de "toucher le ballon".

Mais j'ai observé la réaction de chacun des joueurs qui étaient ainsi rappelés sur le banc de touche pour être invités à faire une pause.

Curieusement certains joueurs étaient mécontents de devoir abandonner ne serait-ce que quelques minutes le match. J'ai pu ainsi voir devant mes yeux l'effet que produit le banc de touche sur les joueurs.

En effet, qui aime être mis sur la touche? 
Qui aime laisser sa place à un autre?

Lorsqu'on nous met sur la touche, on a l'impression d'être mis de coté et on pense souvent que ce choix signifie qu'on joue mal ou qu'on n'est pas dans le coup.

Pour d'autres joueurs ce fut le contraire.
Il me semblait qu'ils étaient soulagés de pouvoir ainsi retourner s'asseoir.
On aurait dit que l’entraîneur leur faisait une grâce en les rappelant sur le banc de touche. L'œil exercé de l’entraîneur avait discerné que ces joueurs étaient essoufflés et épuisés.
 Quelle joie pour le joueur alors de pouvoir se reposer quelques minutes avant de repartir dans le match.
Tout cela m'a permis de découvrir plusieurs choses et de réaliser que le fait d'être mis sur la touche n'est pas toujours quelque chose de négatif!

Pour encourager ceux et celle qui ne comprennent pas et qui réagissent mal lorsque parfois ils ressentent qu'ils sont mis sur la touche, j'aimerais simplement partager certaines réflexions que je me suis faites lorsque j'ai pu remarquer certaines choses qui se passent sur un banc de touche.


5- Les raisons de la mise sur la touche.
Alors qu'il est sur la touche le joueur va pouvoir obtenir plusieurs choses:

a) Il va tout d'abord pouvoir reprendre son souffle car il est impossible de jouer correctement avec le souffle coupé!
Lorsque nous regardons dans la bible nous découvrons que le souffle est le symbole du Saint-Esprit.
Mais combien de personnes ont le souffle coupé ou combien d'hommes et de femmes manquent de souffle?
Dans le cadre de l'activité spirituelle nous avons besoin du Saint-Esprit car sans le souffle, il est impossible de continuer la course.
Alors il est bon parfois que le divin entraîneur nous appelle sur le banc de touche pour que nous puissions reprendre notre souffle.
Dans le livre de Job 33/4 il est écrit: " L’Esprit de Dieu m’a créé, et le souffle du Tout-Puissant m’anime."

b) Sur le banc de touche le joueur va aussi pouvoir prendre du recul sur le match.
Parfois le fait d'être au cœur de l'action nous empêche de voir correctement les choses et d'avoir une analyse juste de ce que nous vivons. Nous butons sur des impossibilités et nous nous épuisons souvent parce que nous manquons de recul.
Tandis qu'assis sur notre banc de touche nous allons pouvoir découvrir des ouvertures possibles, des solutions qui ne nous apparaissaient pas jusque là!
Psaumes 119/59: "Je réfléchis à mes voies, et je dirige mes pieds vers tes préceptes."

c) Sur le banc de touche le joueur va pouvoir écouter les précieux conseils de son entraîneur.
Combien les conseils de Dieu sont précieux pour nos vies! 
Le banc de touche c'est un moment qui va permettre une meilleure écoute dans notre vie et qui va nous replacer dans l'intimité du Seigneur. Ne faisons pas l'économie des conseils de Dieu pour vouloir à tout prix diriger notre vie selon nos idées. Nos bancs de touche doivent devenir de lieux de prière!  
Au Psaumes 32/8 le Seigneur dit: "Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi."  

d) Sur le banc de touche le joueur va pouvoir recevoir certains soins.
Nous savons tous par expérience que le match dans lequel notre vie est engagée nous provoque souvent des blessures. Nous endurons des déceptions, nous supportons des frustrations, nous devons faire face à des trahisons qui laissent dans notre âme des plaies qui ont besoin de soins.
Le banc de touche c'est aussi l'endroit où nous recevons tous les soins.      
Le Seigneur déclare dans Jérémie 30/17: "Mais je te guérirai, je panserai tes plaies, dit l’Eternel."

e) Sur le banc de touche le joueur va pouvoir se désaltérer.
N'êtes vous pas vous aussi parfois assoiffé et comme déshydraté par les efforts que vous avez déployé chaque jour?
Le roi David disait au Psaumes 63/2: "O Dieu! Tu es mon Dieu, je te cherche; mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau."
Le monde dans lequel nous vivons est sec et les puits de ce monde sont remplis d'une eau croupissante.Comment pouvons nous alors recevoir de quoi étancher notre soif?
Jésus a déclaré dans Jean 7/37: "Si quelqu'un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive."

En détaillant ces points j'espère que vous avez pu découvrir et réaliser l'importance du banc de touche, car chaque homme de Dieu est passé sur ce banc de touche un jour ou l'autre de leur vie à l'endroit même où peut-être tu es assis aujourd'hui.

6- Le banc de touche dans la vie des hommes de Dieu.
Eli le prophète eut lui aussi sont banc de touche.
Dans 1 Rois 17, nous voyons Dieu l'appeler à se rendre au bord du torrent du Kérith.
Ce fut pour Eli un temps de pause dans sa vie, un moment de ressourcement et de protection.
Pendant tous le temps passé au bord du torrent, Eli pouvait se sentir horriblement inutile.
Il aurait pu protester et demander à Dieu la raison d'une telle perte de temps. Mais sans se poser de question Eli compris que ce temps était un témoignage de la sollicitude de Dieu à son égard et non une quelconque mise à l'écart.

Parfois le banc de touche se trouvait dans les montagnes d'Israël ou au bord d'une rivière mais pour d'autre tel que l'apôtre Jean ce fut la captivité sur l'ile de Patmos.
Pour l'apôtre Paul ce fut au début de sa vie spirituelle le désert d'Arabie puis sur la fin de sa vie les prisons romaines.
Mais c'est  souvent sur ces bancs de touche que s'écrivirent les récits de l'histoire de tous ces hommes! Ces bancs de touche étaient des lieux, des moments où ils reprenaient leur souffle, où le combat prenait une autre dimension, où leur vision s'éclaircissait et surtout un temps où l’entraîneur  le coach divin dispensait ses conseils salutaires pour la suite du combat.

Jésus lui-même passa sur le banc de touche!
C'était même un lieu où il aimait passer son temps…là dans la présence du Père!
Les 40 jours dans le désert furent un temps essentiel pour le Seigneur avant qu'il n'entre pleinement dans son ministère.
Et puis Jésus connu aussi un autre banc de touche celui sur lequel aucun de nous n'ira s'asseoir.

Pendant trois jours, Jésus resta dans le tombeau…
Le pire de tous les bancs de touche qui puissent exister! 

Dans le tombeau, Christ resta prisonnier de la mort pendant trois jours. Après avoir subi sur la croix le châtiment que nous méritions à cause de nos péchés, la mort la mis sur le banc de touche pendant trois jours pour que nous soyons réconciliés avec Dieu.
Là, dans la noirceur du tombeau, allait ce jouer toute l'histoire de l'humanité.

Christ allait-il rester prisonnier de ce lieu ou allait-il retourner aux vestiaires avec la défaite?
Non! Le troisième jour, il ressuscita prêt a retourner dans le combat avec encore plus de force.


7- Conclusion: Regardons maintenant de nouveau au roi David.
La pause a-t-elle été pour lui profitable? 
Écoutons-le dans les versets qui suivent la pause, le "Sélah".    
David dira: "Car toi, ô Dieu! Tu exauces mes vœux, tu me donnes l’héritage de ceux qui craignent ton nom. Ajoute des jours aux jours du roi; que ses années se prolongent à jamais! Qu’il reste sur le trône éternellement devant Dieu! Fais que ta bonté et ta fidélité veillent sur lui! Alors je chanterai sans cesse ton nom, en accomplissant chaque jour mes vœux."

Sans aucun doute nous pouvons dire que la pause fut pour David le sujet d'un véritable ressourcement, d'une profonde restauration. L'espoir venait de renaître en lui.
Alors qu'auparavant il était dans la fuite et le désarroi à la recherche d'un refuge pour se protéger; nous le voyons maintenant projeter de retourner à Jérusalem pour reprendre sa place de roi dans laquelle Dieu l'avait placé.
La voix de Dieu avait sans nul doute résonné dans son cœur et il était sorti de la confusion. Pour lui ce n'était plus la voix ni des supporters, ni des opposants qui comptait désormais mais uniquement la voix de Dieu.


Peut être avez-vous réalisé que le fait d'être mis sur la touche n'est pas aussi grave que vous le pensiez?!
Bien au contraire car celle qu'on appelle l'Ekklêsia qui signifie: "appeler hors de" se traduit du grec par le mot église.
Alors qu'on appelle cette expérience la mise à part ou le banc de touche ou la pause nous devons accepter ce temps comme salutaire pour notre vie.

David dira dans le dernier verset de son psaume: "Alors je chanterai sans cesse ton nom, en accomplissant chaque jour mes vœux."  

Que puis-je vouloir pour vous...?

Que ceux qui sont essoufflés, fatigués, assoiffés ou blessés puisse passer sur le banc de touche divin pendant que les autres continueront le match et que vite ils reviennent renouvelés et restaurés.
N'essayez pas de jouer tout le match en espérant éviter le banc de touche car la victoire passe irrémédiablement par ce passage essentiel.

Xavier LAVIE