Pages

Rechercher un message

vendredi 24 avril 2015

Videz vos greniers!







Luc 12/16 à 21: "Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? Car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens; et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose toi, mange, bois, et réjouis toi. Mais Dieu lui dit: Insensé! Cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il? Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche pour Dieu."

Introduction
L'homme dont parle cette parabole illustre tout à fait la mentalité des gens de notre génération, l'attitude d’un homme prudent selon la sagesse humaine mais qui en réalité est profondément égoïste et inconscient de l'état de son âme.
C'est un homme focalisé sur ses affaires, qui ne cherche qu'à prospérer financièrement et qu'à s'enrichir matériellement. 
La parabole nous informe qu'il est riche et s'enrichit encore plus. 
C'est une illustration du désir de possession…

L'abondance de sa maison ne lui suffit pas, il lui en faut toujours plus.
On ne sait même pas s'il est marié et s'il a des enfants. 
Toutefois, s'il n'est pas seul dans la vie, il se comporte comme s'il l'était, concentrant toute son énergie et son temps à ses affaires.
Ingrat et ambitieux, il croit en son travail et en son mérite personnel.
Il n'a aucune reconnaissance envers l'aide de Dieu, qui pourtant lui a accordé force et santé pour travailler, et qui lui a donné des conditions météorologiques favorables pour obtenir une moisson abondante!

Cet homme est tellement présomptueux et ambitieux qu'il ne pense pas un seul instant que la chance peut tourner ou que sa vie peut s'arrêter.
Il pense sans doute pouvoir compter indéfiniment sur sa réussite professionnelle alors que nul n'est à l'abri d'une faillite, d'une catastrophe naturelle, d'une maladie, ou même de la mort!
Seulement, il ne prend jamais le temps de penser à son âme, ou à l’éternité. 

D'ailleurs à quoi pense-t-il, à part à son travail et à son argent?
Il ne fait profiter personne de sa richesse et ne cherche qu'à entasser le plus possible…
Voilà le portrait que trace Jésus de cet homme riche et insensé qui ressemble à beaucoup de nos contemporains…

Mais pourquoi Jésus raconte-t-il cette parabole?
Que veut-il nous faire comprendre?
Et à qui s'adresse-t-il? Aux incroyants ou aux croyants?


1- Une parabole pour notre siècle…
Jésus sait que les païens recherchent l'argent et les biens matériels, mais il s'adresse plus particulièrement aux croyants qui eux aussi recherchent l'argent et aiment accumuler des "trésors sur la terre" et il le précise plus loin en disant: "Car toutes ces choses, ce sont les païens du monde qui les recherchent." 
Mais son discours va plus loin lorsqu'il ajoute: "la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût il dans l’abondance."

En résumé, Jésus nous dit que peu importe notre richesse matérielle et financière, nous ne devons pas nous attacher à nos biens car notre vie dépend d'autre chose qui est beaucoup plus important et que malheureusement beaucoup négligent.

Même parmi les chrétiens beaucoup ressemblent à l'homme de cette parabole!
S'il leur fallait compter le nombre d'heures passées à travailler pour gagner de l'argent, l'énergie dépensée pour acheter une maison, ou un appartement, pour changer la décoration, pour avoir le dernier téléviseur, le dernier ipod, l'iphone avec plus de capacité mémoire…
Sans compter les vacances, les jeux vidéos, les vêtements, la pratique sportive… et j'en passe!

En comparaison combien d'heures passées à prier, à méditer, à être à l'Eglise ou à témoigner de sa foi? 
Combien d'argent investi pour l'œuvre de Dieu ?

Nous vivons dans une société de consommation intense, de gaspillage et d'insatisfaction et l'esprit de notre siècle a largement contaminé l'Eglise.
Par rapport aux siècles passés, l'argent n'a pas diminué mais il n'est pas dépensé de la même façon. 
Aujourd'hui le règne de Christ a été remplacé par celui du chacun pour soi, et Dieu pour tous!

Mais Dieu peut-il vraiment bénir son peuple, alors qu'il est relégué à la seconde, troisième voir quatrième place ?


2- De la cause à l'effet!
Alors des églises ferment, des missionnaires rentrent au pays, les chrétiens s'endorment dans leur routine spirituelle et s'enfoncent dans leur confort séculier…

Combien la parole de Jésus devrait encore résonner dans nos cœurs aujourd'hui: "La vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût il dans l’abondance!"

Le pire c'est que, comme cet homme, plus les gens ont d'abondance matérielle et plus ils sont insatisfaits! Quelle triste constatation!
Quand cet homme a vu sa grande récolte, au lieu de remercier Dieu, ou de se réjouir de pouvoir bien l’utiliser, il s’est affligé: "Que ferai-je?" a-t-il dit.
Le mendiant le plus pauvre dans le pays n’aurait pas pu prononcer une parole plus inquiète. 
Plus les hommes possèdent plus ils sont perplexes, inquiets et insatiables!
C’était une folie pour lui que de penser faire un autre usage de son surplus!
Il ne pensait pas partager avec les autres, mais seulement  satisfaire sa chair.

Combien de chrétiens mettent ce verset en pratique?
2 Corinthiens 8/13: "Il s’agit, non de vous exposer à la détresse pour soulager les autres, mais de suivre une règle d’égalité: dans la circonstance présente votre superflu pourvoira à leurs besoins, afin que leur superflu pourvoie pareillement aux vôtres, en sorte qu’il y ait égalité,  selon qu’il est écrit : Celui qui avait ramassé beaucoup n’avait rien de trop, et celui qui avait ramassé peu n’en manquait pas."

Que faites-vous de votre superflu?
Vous le conservez sur votre compte en banque jalousement?
Vous prenez soin de votre chair, en lui accordant tous les plaisirs qu'elle convoite?
Ou vous investissez dans le royaume de Dieu et c'est lui qui prend soin de vous? 
Quelles sont vos priorités? Votre chair ou votre âme?

C’est de la folie que de se soucier et de poursuivre ce qui est  charnel et temporaire et de négliger son âme et le royaume de Dieu!

Malheureusement c'est le reflet de l'Eglise actuelle, de celle de la fin des temps, de l'Eglise apostate qui se refroidit et se croit riche alors qu'elle est spirituellement pauvre!

Jésus en a parlé dans Matthieu 24/37 à 39: "Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera même à l’avènement du Fils de l’homme."

Ce texte ne dit pas qu'il ne faut plus manger, boire et marier ses enfants, mais il indique qu'à cette époque, les gens vivaient d’une façon égoïste et routinière comme si le jugement de Dieu n'allait jamais s'abattre sur la terre.
Bien qu’avertis par Noé de l’imminence du déluge, ils continuaient à vivre comme s’ils étaient à l’abri de ce péril. 
Ils n'ont pas crû Noé; ils ont pensé que le vieil homme avait perdu la raison ou que quoiqu'il arrive, ils trouveraient  une solution de dernière minute.
Lorsque le déluge vint, ces hommes se trouvèrent pris au dépourvu et laissés à l’extérieur du seul endroit qui aurait pu les sauver.
Ce sera exactement la même chose lorsque le Seigneur reviendra. 
Seuls ceux qui se sont préparés et qui sont en Christ seront délivrés.

Comme du temps de Noé, peu de croyants prennent les avertissements de Dieu au sérieux.

Jésus revient et pourtant qui s'en soucie vraiment?
Qui prend cette révélation au sérieux et se prépare en conséquence?

3- Un avertissement pressant…
La bible nous dit dans 2 Pierre 3/3 à 7: "Dans les derniers jours, il viendra des moqueurs avec leurs railleries, marchant selon leurs propres convoitises, et disant: Où est la promesse de son avènement ? Car, depuis que les pères sont morts, tout demeure comme dès le commencement de la création. Ils veulent ignorer, en effet, que des cieux existèrent autrefois par la parole de Dieu, de même qu’une terre tirée de l’eau et formée au moyen de l’eau, et que par ces choses le monde d’alors périt, submergé par l’eau, tandis que, par la même parole, les cieux et la terre d’à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies."

Jésus revient, êtes-vous prêts?
Certains évitent d'y penser parce que cela leur fait peur. On appelle cette attitude: du déni.
D'autres estiment que ce n'est pas encore le moment, et qu'ils auront bien le temps d'y penser plus tard. Cela s'appelle de la procrastination.
Et d'autres encore croient qu'ils sont suffisamment prêts et que Dieu sera assez bon pour les sauver, sans qu'ils fassent trop d'effort. Et là, c'est de l'ignorance par rapport aux écritures.
Matthieu 7/21: "Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux."

Quelqu'un qui est prêt à partir (soit parce qu'il sait qu'il va mourir, soit parce qu'il va déménager très loin) prépare ses affaires à l'avance. 
Il ne fait pas de projet à long terme, il n'investit pas dans l'immobilier ou dans la décoration de sa maison… 

Qui conçoit vraiment que nous sommes étrangers et voyageurs ici-bas sur la terre? 
Puisque notre patrie est dans les cieux, nos affections et nos désirs ne devraient-ils pas y être aussi?
Sur quoi investissez-vous? Sur la terre ou dans les cieux?

L'apôtre Pierre nous donne un conseil salutaire dans 1 Pierre 2/11: "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme."

Dieu sait de quoi nous avons besoin ici bas.

4- Sachez établir les bonnes priorités dans votre vie.
Lorsque Noé a bâti son arche, il n'a pas cessé de boire, ni de manger mais ce n'était pas sa priorité!
Tout est une question de priorité!

Jésus a dit dans Matthieu 6/33: "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par–dessus."
Dieu a établi une alliance avec ses disciples et leur a promis de les bénir sous certaines conditions. 
En d'autres termes, il leur a dit: "Si vous prenez d’abord en compte les intérêts de Dieu, je m’engage à subvenir à vos besoins futurs. Si vous cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, alors je veillerai à ce que vous ne manquiez jamais du nécessaire." 

Mais est-ce que les chrétiens d'aujourd'hui se contentent du nécessaire?
Comptent-ils sur Dieu pour pourvoir à leur besoins?
Recherchent-ils de tout leur cœur le royaume et la justice de Dieu?

La bible nous atteste que non.
2 Timothée 3/1 à 5: "Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu,  ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force."

Ces caractéristiques n'étaient-elles pas aussi, celles du riche insensé de la parabole?
Des hommes absorbés par leurs propres intérêts, qui aiment l'argent, qui se vantent mais qui en réalité sont vides, c'est-à-dire riches à l'extérieur et misérables à l'intérieur! 
Ils ont une haute estime d'eux-mêmes alors qu'ils sont spirituellement aveugles, pauvres et nus! Ils aiment le plaisir plus que Dieu, et se donnent une apparence de chrétien alors qu'en réalité ils n'ont aucune communion avec Dieu.

Cela ne vous rappelle-t-il pas les reproches que l'Esprit fit à l'Eglise de Laodicée, cette église qui représente l'Eglise de la fin des temps, l'Eglise apostate?
Apocalypse 3/17 à 20: "Tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtement blanc, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi."

Cette Eglise était spirituellement pauvre alors qu'elle se vantait de ses richesses matérielles. 
Une des principales causes de la tiédeur, c’est l’orgueil qui conduit le croyant à se croire riche. 
Elle se glorifiait de s’être enrichie, de n’avoir besoin de rien alors qu'en fait, elle ne savait pas combien elle était  malheureuse, misérable, pauvre, aveugle et privée de la lumière céleste qui pouvait  l'éclairer sur les conditions de son salut. 
Elle était nue, dépourvue de la justice dont le Christ revêt ses rachetés et qui est la seule valable aux yeux de Dieu. 

Aujourd'hui l'église (du moins celles d'occident) n’a jamais été aussi riche. 
Elle a les moyens: l'argent, les médias, les outils de communication et pourtant elle est toujours en train de se plaindre de ses faibles moyens et sans cesse insatisfaite. 
Elle passe son temps à discuter de ses investissements et se rassure dans ses possessions.
Actuellement, il n'y a pas un seul chrétien qui n’ait la possibilité de se procurer la Bible qu'il désire. 
Bien plus, il peut l’étudier car il existe des concordances bibliques pour rechercher les différents textes, des dictionnaires bibliques pour l’explication de certains mots. 
Il n'y a jamais eu autant de possibilités… mais qui s'y intéresse vraiment?
Qui profite vraiment de ces avantages?
Pire, il y a ceux qui ont tout et sont même mieux équipés que certains pasteurs mais cet équipement n'est là que pour satisfaire leur désir d'acquisition.    

L’église a tout! Sauf peut être l’essentiel: l’amour de Dieu qui lui donne soif de sa présence, soif de le connaitre par expérience, soif de lui obéir et d'accomplir sa volonté!
L'Eglise sombre dans l'apathie et le fatalisme résigné…

Combien de chrétiens limitent leur relation avec Dieu à la seule journée du Dimanche?
Et encore, quand je dis "journée," c’est souvent une ou deux heures, le temps du culte quand celui-ci n’est pas lui-même réduit parce que justement, le Dimanche on a des courses à faire, ou des invités à recevoir. 
Quant à la semaine, il y a chaque soir quelque chose à voir à la télévision et si la météo n'est pas favorable à la sortie il est peu probable de trouver foule à l'église, etc.…
Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que dans le monde actuel, il n’y a pas ou peu de place pour Dieu. 
Comme du temps de Noé les gens ont d'autres priorités!

Quelle attitude devons-nous avoir?

5- Changement de cap!
"Voici, dit il, ce que je ferai: j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens; et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose toi, mange, bois, et réjouis toi."

Nous sommes les témoins d'une discussion intérieure au plus profond de la vie de cet homme.
Il s'adresse à son âme avec son âme….! C'est le comble de l'autosatisfaction! 
De là viennent l'aveuglement, la suffisance, la convoitise et la cupidité. 
La finalité d'un tel comportement ne peut déboucher que sur la ruine et l'isolement.  
Il fait dépendre le bien-être de son âme en fonction de l'abondance matérielle dans laquelle elle se trouve. Quelle grave erreur! 
Le Seigneur ne se trompe pas sur le qualificatif d'un tel homme: c'est un insensé!

Son grenier est plein mais sa lampe est vide! Son âme est vide!
Alors que faire d'un grenier plein…?
Que faire de cette abondance?
La gaspiller…? Non! Nous sommes bien trop sages pour cela…!
La solution, cet homme nous la donne: "J’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens"
Mais devant une telle attitude, un tel raisonnement nous découvrons une réelle défaillance…

La véritable solution n'est-elle pas de vider son grenier plutôt que de l'abattre?
Vider son grenier, c'est semer une partie de sa récolte et assurer ainsi la suite des choses…!
Il faut savoir investir pour continuer à recevoir. La nature nous l'enseigne!
C'est le vider pour le royaume de Dieu!
Vider son grenier c'est aussi savoir partager avec ceux qui n'ont rien.
Devant une récolte qui s'annonce abondante et des greniers qui sont en saturation la logique charnelle est d'augmenter la capacité de stockage en vue de l'ensilage de cette moisson.
N'aurait-il pas été plus simple de vider son grenier, d'en semer une partie et d'en distribuer une autre?
La moisson à venir ne remplira-t-elle pas bientôt vos greniers?!  
C'est ainsi qu'en vidant notre grenier, notre lampe se remplit! 
C'est le principe des vases communicants!

Votre banque vous a peut être un jour contacté en vous informant que votre Codevi ou votre P.E.L  ou votre assurance vie sont au plafond. 
Comment réagir devant un grenier plein…?
Rassurez-vous votre banque vous proposera d'autres greniers plus beaux et plus attractifs!
De quoi stocker vos excédants moyennant même un petit intérêt! Quelle belle affaire!
 Voila de quoi dormir tranquille et être rassurer pour les 60 ans à venir!
Permettez-moi de reprendre les paroles de Jésus et de vous dire que vous êtes un insensé.
Arrêtez de vous focaliser sur votre grenier et pensez un peu à votre lampe!

Le Seigneur avait raison de dire que notre vie ne doit pas dépendre de nos biens, même si nous sommes dans l’abondance. 
Ne négligez pas cette exhortation car elle déterminera le devenir de votre âme!   

Conclusion:
Jésus revient chercher son épouse (l'Eglise) pour la convier au repas des noces, pour la faire rentrer dans son royaume céleste, et que fait l'Eglise?
Elle est comme une vierge folle assoupie et démunie d'huile! 
Elle est accaparée par d'autres prérogatives!

Jésus l'a expliqué dans la parabole des conviés.
Luc 14/15 à 20: "Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés: Venez, car tout est déjà prêt. Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit: J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir; excuse-moi, je te prie. Un autre dit: J’ai acheté cinq paires de bœufs, et je vais les essayer; excuse-moi, je te prie. Un autre dit: Je viens de me marier, et c’est pourquoi je ne puis aller."

Heureux celui qui prendra son repas dans le royaume de Dieu! 
Heureux ceux qui se seront préparés et qui pourront participer aux noces de l'agneau!
Heureux ceux qui auront fait de Jésus leur priorité et le centre de leur vie!
Heureux ceux dont les greniers sont vides mais la lampe pleine d'huile!
Heureux ceux qui ont revêtu leur vêtement blanc lavé dans le sang de l'agneau!
Heureux ceux qui ont oint leurs yeux de collyre et qui voient clairement les évènements de la fin des temps s'accomplir!

Mais si tu es malheureux ce matin, parce que tu as réalisé que tu ressemblais davantage au riche insensé, il est temps pour toi de te repentir et de remplir ta lampe avant qu'il ne soit trop tard!
Considère ta vie, examine ton cœur et remets les priorités dans le bon sens.

Jésus revient bientôt, ce n'est plus le moment d'emplir tes greniers de blé!
C'est le moment de moissonner des âmes pour remplir le ciel de sauvés.
Jean 4/35: "Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson."
Matthieu 9/37: "La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers."

En leur temps les disciples de Jésus ont su lâcher leurs filets de pêche pour devenir des pêcheurs d'hommes. Aujourd'hui, Jésus a besoin d'ouvriers dans sa moisson!
Qui va le suivre? Qui va travailler pour le royaume et la justice de Dieu?
Qui sera prêt lorsqu'il viendra sur les nuées du ciel pour nous chercher?

Amos 4/12: "Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu!"

Xavier LAVIE

jeudi 23 avril 2015

La prière est le meilleur moyen de se préparer à l’avenir




1 Pierre 4.7 « La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier. »
L’épître de Pierre s’adresse aux élus qui vivaient en étrangers dans la dispersion au milieu des provinces d’Asie.
Le but de son épître (qui était probablement une lettre circulaire) était d’encourager les chrétiens confrontés à la persécution grandissante au sein de l’empire et qui allait prendre une ampleur considérable à la suite du grand incendie de Rome en 64.
Néron que l’on soupçonnait d’être l’auteur de cette catastrophe, afin de reconstruire sa ville et des palais à son goût, accusa les chrétiens pour apaiser les rumeurs grandissantes. Sur ordre de l’empereur Néron, environ 200 chrétiens furent livrés aux bêtes dans les arènes et mis à mort. Certains furent transformés en torches vivantes ! La tradition chrétienne rattacha la mort en martyr de l’apôtre Pierre à cette même période.
Suétone (vers 121) mentionna cette persécution au milieu d’une liste de mesures prises par Néron écrivant: « on livra aux supplices les chrétiens, sorte de gens adonnés à une superstition nouvelle et dangereuse. »
Fort des informations du contexte historique dans lequel l’apôtre se trouvait à la rédaction de son épître, il n’est pas étonnant d’y lire « La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier. »
Nous découvrons dans les épîtres combien les apôtres remplissaient leur mission qui consistait à encourager les croyants à persévérer dans la prière. Ils ne prêchaient pas un message édulcoré mais en phase avec la réalité dans laquelle ils se trouvaient.
Pierre écrira dans 1 Pierre 4.1 « Ainsi donc, puisque le Christ a souffert dans son corps, armez-vous aussi de la même pensée. En effet, celui qui a souffert dans son corps a rompu avec le péché afin de ne plus vivre, le temps qui lui reste à passer dans son corps, selon les passions humaines, mais selon la volonté de Dieu. »
L’église s’avançait en direction de jours sombres et difficiles et les serviteurs de Dieu ressentaient sur leurs épaules le poids d’une réalité qui prenait place.
Il fallait préparer l’église à ce qui arrivait et recentrer impérativement les chrétiens sur les bonnes préoccupations.
C’est pourquoi l’apôtre Pierre annonçant une fin toute proche, qui n’était pas directement une annonce eschatologique comme nous pourrions le penser, mais plutôt une prophétie pour préparer ses contemporains aux événements qui arrivaient.
Cependant, à nous qui arrivons à la consommation des siècles et qui ressentons à notre tour le poids d’une réalité qui prend place, il est bon d’observer quelle fut l’attitude des chrétiens tandis que la persécution planait sur leur vie.
Réunir les églises, les chrétiens pour la prière, comme nous le faisons ce soir, est sans conteste une bonne chose.
Qui peut dire que prier n’est pas bon….ou que prier est inutile? Personne….!
Qui peut dire que la prière unie n’est pas nécessaire..?

AT Pierson « Il n’y a jamais eu un réveil spirituel dans un pays ou d’une localité qui n’a pas commencé par une prière unie. »

Mais pour cela, il faut que la prière soit un moyen concret et puissant de nous préparer à l’avenir en donnant du sens à notre présent.
La prière n’a pas comme objectif de jeter un regard nostalgique en arrière à la recherche des bonnes choses du passé comme si tout était mieux avant.
Si tant est qu’elle regarde vers le passé, ce n’est que pour s’imprégner de l’attitude et de l’exemple de nos aînés qui l’utilisaient comme une arme puissante qu’il convient d’apprendre à manier avant même de combattre, afin de pouvoir affronter notre quotidien et l’avenir qui se présente à nous.
Car, lorsque les combats font rage, il n’est plus temps d’apprendre à utiliser son arme mais plutôt de restituer le fruit, la technique, le savoir-faire et les savoir-être découlant des longs apprentissages que nécessite l’art du combat spirituel.
A ce propos, la parabole des vierges folles et des vierges sages de Matthieu 25, qui à mon sens, définit l’état d’Israël face à la venue du Messie, est là aussi pour nous rappeler combien nous devons toujours être prêts et ne pas attendre le dernier moment pour réagir.
A ce titre la prière est le meilleur moyen de préparer l’avenir. De se préparer aussi à l’avenir.
C’est précisément ce que visait l’Apôtre Pierre dans le verset qui nous intéresse ce soir.
Gardons présent à l’esprit que la prière n’est pas juste une pratique ou pire une attitude à avoir quand plus rien ne va. Tant de problèmes auraient pu être évités si la prière n’avait pas été négligée.
Devant la nécessité de prier lorsque l’on est chrétien, nous enseignons biens souvent les rudiments de la prière en termes techniques et en définissant les différentes composantes de la prière ou plus exactement ce qu’elle doit contenir, renfermer.
Nous sommes d’ailleurs devenus des experts du contenu de la prière…!
Et, nous pouvons sans beaucoup de mal, définir l’ensemble les points précis que doit contenir une prière, une prière Pentecôtiste qui plus est.
Mais mon objectif n’est donc pas de rajouter à notre savoir-faire en matière de contenu dans la prière.
Aussi, vous devinez que le choix du verset de 1 Pierre 4.7, nous attire plus à nous focaliser sur la dimension du contour de la prière que de la définition de ce qu’est la prière.
Ou, pour être plus précis sur le « prieur » ou la « prieuse » (si vous me permettez l’utilisation de ces termes…).
Car c’est bien à celui qui prie, que l’apôtre Pierre s’adresse, dans son épître.
L’apôtre parle d’une certaine disponibilité pour prier comme le traduit la version de la Bible du Semeur.
D’autres versions comme celle de Louis Segond traduit par « vaquer à la prière » et le terme grec utilisé pour « vaquer » est « nepho ».
Ce mot ne parle pas d’une disponibilité en matière de temps, d’une occupation, mais d’une disponibilité de cœur en ce sens que la prière réclame, au-delà de la foi et des besoins, que celui qui prie réponde à des critères précis.
Ce mot  « nepho » (à mon sens mal traduit par Louis Segond) signifie: être sobre (c’est à dire mesuré & modéré), être calme et concentré en esprit.
Il parle aussi d’impartialité (sans parti-pris) et de circonspection (qui est une retenue prudente dans ses paroles ou dans ses actions).
Pierre enseigne les croyants, non seulement sur la nécessité qu’il y a à prier, mais plus encore, l’importance qu’il y a à s’occuper du cœur de celui qui prie.
Pour Pierre, l’instrument de la prière revêt donc une importance capitale.
 AW PINK  « La prière n’est pas tant un acte qu’une attitude – une attitude de dépendance, de dépendance à Dieu. »

Pour Pierre, la prière n’est pas un exutoire destiné à relâcher les pressions générées par nos craintes, nos peurs, ou par l’urgence de nos besoins.
La prière n’est pas une thérapie mais l’expression de notre véritable spiritualité, d’une conduite de l’Esprit, du résultat de l’action de Dieu en nous.
La prière n’est pas non plus la recherche d’une orientation partiale poussée par nos sentiments de favoritismes. Selon l’apôtre Pierre, elle doit s’exercer dans la retenue: comme l’archer qui retient son souffle pour viser juste et atteindre le cœur de sa cible.
Si pour beaucoup, la prière peut signifier lâcher la bride, pour l’apôtre c’est précisément le contraire : pour lui la prière réclame le contrôle de soi, de la maitrise.
Tout cela nous parle aussi de confiance en Dieu, de foi et du fait de ne pas céder à la panique, à la pression, à la précipitation.
Pierre enseigne donc la sobriété, la mesure et la modération comme des prérequis à la prière.
Et, tout cela réclame, bien évidemment, un certain contrôle dont le but est d’éviter d’un côté les débordements charnels qui parfois s’expriment dans la prière et de l’autre d’orienter le prieur et ses prières dans la bonne direction. (Tel l’archer, l’arc, la flèche et la cible qui doivent être alignés).
Vous est-il arrivé de prier sans viser la bonne cible…?
Vous est-il arrivé de prier sans y mettre votre cœur…?
Vous est-il arrivé de prier sans avoir des buts clairs…?
 Comment pourrions-nous espérer l’exaucement si l’ensemble de ces choses ne sont pas réunies… si l’alignement n’est pas correct…?  
Si nous vous me permettez de poursuivre un peu plus loin dans cette pensée, nous pouvons découvrir que Louis Segond traduit le verset de 1 Pierre 4.7 par:
« Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. »
 Si l’on devait redonner au texte, les sens grec des mots utilisés par son auteur, on écrirait:
« Soyez donc « sophroneo » = sain d’esprit ou dans votre bon sens, dans une réelle maîtrise de vous-même et une juste évaluation en vue de limiter vos passions, pour  « nepho » à la prière »  (être sobre = mesuré & modéré), calme et concentré, impartiale (sans parti-pris) et de circonspect (qui est une retenue prudente dans ses paroles ou dans ses actions).
En ces sens, la version Parole Vivante nous place dans une meilleure exégèse du texte lorsqu’elle dit « Soyez donc raisonnables: menez une vie ordonnée et sobre dans la maîtrise de soi, la vigilance et le recueillement nécessaires à la prière. »
Trop vaquent à la prière comme à une occupation découlant de la vie chrétienne, une pratique à faire, une réunion à assister, un commandement auquel nous devons répondre sans même prendre le temps de considérer l’état du cœur du prieur.
Aussi, il y a parfois des déséquilibres entre la vie de celui qui prie et ses propres prières.
 EM Bounds « Notre prière pour être forte, doit être étayée par une vie sainte. La vie de foi perfectionne la prière de la foi. »
Pouvons-nous réaliser et accepter que ce qui entrave le plus nos prières c’est nous-même..?!
 Charles Spurgeon « Négliger la prière est le lieu de naissance de tous les maux. »
On accuse parfois la flèche, souvent la cible mais rarement l’archer…!
La prière n’est pas le moyen d’obtenir ce que l’on veut mais ce que Dieu veut…!
Jacques 4.3 « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. »
Jacques nous dit clairement que nous devons voir dans la prière visant la satisfaction de nos passions quelque chose qui déplait profondément à Dieu car si tout est aligné (l’Archer, l’arc, la flèche et la cible) c’est uniquement pour viser un but charnel: car dans ces prières, la cible n’est pas la bonne…!
L’archer regarde toujours la cible avant de se positionner et il aligne tout le reste (lui-même, son arc et sa flèche.) sur sa cible.
Si votre cible n’est pas bonne, vous ne serez pas correctement aligné.
Et, si vous n’êtes pas correctement aligné, vous n’atteindrez jamais la cible de Dieu.
Dietrich Bonhoeffer « Si nous voulons prier correctement, peut-être est-il est nécessaire que nous prions contrairement à notre propre cœur. Ce n’est pas ce que nous voulons prier qui est important, mais ce que Dieu veut que nous priions. La richesse de la Parole de Dieu doit déterminer notre prière, pas la pauvreté de notre cœur. »
En préparant ce partage je me documentais sur les exigences requises pour un archer:
  • La maîtrise de soi
  • La résistance au stress
  • La concentration
  • La régularité associée à la précision (persévérance = précision)
  • La volonté
  • L’équilibre physique et mental
  • La rigueur (discipline)
  • L’esprit d’équipe (dans l’antiquité les archers tiraient ensemble)
  • La capacité d’adaptation (à l’environnement, aux intempéries…)
  • La préparation du matériel qui doit toujours être réglé et entretenu
 Voyez-vous les analogies qui existent avec la prière dans nos vies…?
Si nous relisons notre verset de 1 Pierre 4.7″
« La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier. »
 Nous comprenons mieux comment nous devons nous disposer maintenant pour prier ou quels progrès ou entrainement nous devons effectuer pour devenir des prieurs qui atteignent la cible.
Nous devons-nous préparer à l’avenir et pour cela la prière est indispensable.
Dans les combats antiques les archers devaient atteindre le plus de cibles possibles pour éliminer le plus d’assaillants avant qu’ils ne s’approchent et entre dans un combat corps à corps.
Les archers détruisaient l’ennemi alors qu’il était encore au loin…!
 Pouvons-nous nous tourner, nous aligner et tirer des flèches de victoires vers notre avenir…? Vers les cibles que Dieu nous désigne..?!
 Ainsi, il n’est pas étonnant de voir l’Apôtre Paul placer l’arme de la prière à la fin de sa liste d’écrivant l’armement du chrétien dans Ephésiens 6.18 « Faites en tout temps par l’Esprittoutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. »
Pour lui comme pour Pierre, la prière était en quelque sorte comme un aboutissement de la vie chrétienne par le fait que la prière est précisément ce qui définit un véritable chrétien, une véritable chrétienne. Car seul un chrétien véritable peut réellement prier au sens biblique du terme c’est-à-dire prier par l’ESPRIT.
Il y a une grande différence entre le fait de lancer des flèches au hasard, à l’aveuglette ou sans but précis et viser une cible bien déterminée. C’est ainsi que l’intercession prend tout son sens puisqu’elle vient du grec « entugchano » (en-toong-khan’-o) qui  veut dire : frapper le but en lançant une flèche et le mot « tugchano » a sa racine en « tikto » qui signifie enfanter ou porter du fruit…!
Les seuls versets du Nouveau Testament qui parlent d’intercession sont:
Romains 8.26-27 « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons  pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit  lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit,  parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. »
Romains 8.34  « Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il  est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! »
L’intercession a donc lieu dans les lieux célestes, c’est pourquoi  un peuple attaché à la terre ne peut pas intercéder.
Les intercesseurs sont ceux qui prennent de la hauteur par l’Esprit et qui ont compris qu’ils sont assis en Christ dans les lieux célestes, dans un lieu de révélation, où ils ont accès à la salle du trône pour communiquer directement avec Dieu.
Nos sujets de prières avant d’être écrit dans nos cœurs doivent en premier lieu être écrits dans le cœur de Dieu.
Intercéder c’est tirer des flèches dans la cible que Dieu nous a montrée en étant assis en Christ dans les lieux célestes!
Aussi, je vous invite maintenant à intercéder en étant « nepho » calmes et concentrés en esprit.
Ce soir visons les cibles que Dieu désigne par son Esprit car notre avenir en dépend!
Message du Pasteur Xavier LAVIE lors de la rencontre de prières des églises de Marseille du 14 Avril 2015  à la Ciotat.

vendredi 10 avril 2015

HARMONIE, HARMONIE, HARMONIE...?






L’harmonie consiste à mettre chaque chose dans une position correcte relativement aux autres choses. 
L'harmonie réclame l'ordre qui n'est jamais le fruit du hasard!
Qui peut croire qu'en jetant en l'air une centaine de tiges colorées, elles retomberont au sol dans l'ordre précis des couleurs de l'arc en ciel en tenant compte des nuances et des dégradés...? Personne...?!

Beaucoup parlent d'harmonie en termes de facteurs aléatoires et donc ne l'obtiennent jamais réellement. Ainsi, en se basant sur le hasard ou en pensant que le temps jouera un rôle arrangeur, on cultive de la dysharmonie...!

D'autres pensent qu'ils sont suffisants pour créer l'harmonie,..., ainsi, ils se composent leur propre équipe formée de gens qui leur ressemblent mais dans ce cas précis on ne parle plus d'harmonie mais d'uniformité.
Et, rien n'est pire que l'uniformité...!

L'harmonie qui est une des composantes de l'unité, nécessite une mise en ordre qui consiste souvent à définir ou redéfinir les rôles et les fonctions de chacun, à attribuer des positions et donc à déplacer les différentes composantes pour les replacer là où elles doivent être, assurant ainsi un maximum d'efficacité et d'épanouissement à l'individu comme au groupe.

Qui peut réellement produire l'harmonie dans les structures humaines que sont l'église, le couple, la famille, les associations chrétiennes, les œuvres missionnaires...?
Un comité, un bureau organisateur, un leader brillant.....?


Seul le Saint Esprit, notre grand D.R.H (directeur des ressources humaines) est en mesure d'assembler les différentes composantes de l'humanité pour former un tout cohérent à l'image d'un corps. Il nivellera les individualités trop fortes poussées par l'orgueil, mettra la compassion et l'amour pour éviter les frictions et répandra l'humilité dans l'ensemble pour assurer une parfaite cohésion.

Nos alliages charnels sont trop souvent les sources des plus grandes catastrophes!
Les privilèges accordés, les amitiés qui forcent le compromis, les petits arrangements en famille, et les intérêts partagés ne forment pas un corps solide pour glorifier Dieu mais n'est que la conception d'une bombe à retardement qui tôt où tard explosera laissant sur le carreau tous ceux et celles qui s'y sont associés.

Laissons le Saint Esprit diriger les choses, accueillons ceux qu'il nous envoie. Acceptons les différences et oublions nos intérêts et nos petites recettes.


Écoutons le Saint Esprit, obéissons-lui et vive l'harmonie....!

Xavier LAVIE

dimanche 5 avril 2015

l 'Eglise devient-elle une démagogie en dérive...?



La démagogie vient du mot grec "demos" qui veut dire "le peuple" et "ago" qui signifie: "conduire". 
La démagogie dans ces racines étymologiques grecques c'est "éduquer et conduire le peuple".
Jusque-là tout va bien....pas de raison de crier au loup....!

Mais aujourd'hui la démagogie est perçue avec une connotation très péjorative....!
La démagogie est une notion politique et rhétorique désignant par exemple l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs, notamment en utilisant un discours flatteur ou appelant aux passions.

Là, cela commence un peu plus à sentir le roussi....!
Mais, rien de très nouveau dans le cadre particulier de la politique....

Comme il n'y a pas de démagogie sans démagogue, essayons de le caractériser.
Ce qui caractérise réellement le démagogue c'est son discours...!
En effet, il s'adresse aux pulsions et aux frustrations du peuple.
A ce stade précis, s'adresser aux pulsions ou aux frustrations rejoint de près certaines prédications qui tendent vers les problématiques humaines.
Seulement, là où le caractère démagogique dérive dans la prédication comme en politique c'est lorsqu'il a recourt à la satisfaction immédiate des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien.

L'apôtre Paul qui confrontait à son époque la démagogie des judaïsants déclara dans Galates 4:17 "Le zèle qu’ils ont pour vous n’est pas pur, mais ils veulent vous détacher de nous, afin que vous soyez zélés pour eux."
Aujourd'hui, les judaïsants sont rares,...., mais il y a bien d'autres courants de pensées au sein du christianisme dont les dispensateurs rivalisent de zèle pour attirer à eux ceux qui recherchent l'émotion, la satisfaction instantanée, le plaisir des sens et le bien-être à n'importe quel prix....!

L'apôtre Paul de rajouter aux croyants de Galatie dans Galates 4:16 "Suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité?"
La vérité devient de plus en plus difficile à maintenir et comme le soulignait déjà Esaïe 59:14 "Et la délivrance s’est retirée, et le salut se tient éloigné; car la vérité trébuche sur la place publique, et la droiture ne peut approcher."



Si l'objectif de la prédication consiste à dire au peuple ce qu'il veut entendre, on risque fort de glisser dans l'aspect le plus pernicieux de la démagogie...et d'altérer ainsi le message libérateur et salutaire de l’Évangile!
L'annonce de l’Évangile consiste à partager ce que Dieu veut dire et cela implique nécessairement une bonne écoute de l'Esprit-Saint et le respect du contenu du message pour en préserver toute l'intégrité.
Sortons donc des argumentations démagogiques qui ne font que de proposer des analyses et des solutions dénaturées malgré les simples évidences auxquelles elle font appel.

Un certain Aristote, philosophe bien connu, considérait que la démagogie, avec l'anarchie, était la perversion de la démocratie. Si l'on sent tient à son analyse, peut-être que le fait d'avoir instauré une certaine forme de démocratie dans l'Eglise laisse apparaître aujourd'hui les ferments d'une décomposition avancée d'un tel système organisationnel. La démocratie pour fonctionner correctement ( et surtout dans l'Eglise) réclame obligatoirement une conduite de pensées et de vie en conformité avec les principes qui la soutiennent. (Une recherche plus poussée sur la démocratie au sein de l'église serait d'ailleurs très intéressante à développer...).

"Conduire le peuple ce n'est pas l'amener à soi, mais aux pieds du Seigneur, là où chacun reçoit ce qui lui est nécessaire."

2 Timothée 4:3-5
 "Car le temps viendra où les gens ne voudront plus écouter le véritable enseignement, mais ils suivront leurs propres désirs et s’entoureront d’une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre. Ils fermeront leurs oreilles à la vérité pour se tourner vers des légendes. Mais toi, garde la tête froide en toute circonstance, supporte la souffrance, travaille activement à la diffusion de la Bonne Nouvelle et remplis ton devoir de serviteur de Dieu."

samedi 4 avril 2015

UNE ARME DE DESTRUCTION MASSIVE...!




Un chrétien qui ne fait pas de progrès dans le domaine de l'humilité témoigne d'une vie spirituellement pauvre et en danger.
L'orgueil est une arme de destruction massive et la réussite spirituelle peut vite devenir un moyen de s'enorgueillir. 
Aussi, Satan est prêt à nous concéder certaines victoires, si en le faisant, il peut parvenir à gagner la guerre.

Alors, ne vous laissez pas impressionner par certains signes favorables comme autant de témoignages en rapport avec votre valeur personnelle.

L'Apôtre Paul disait dans 1 Corinthiens 4.7 "Qui donc en effet te distingue? Qu’as-tu que tu n’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifier comme si tu ne l’avais pas reçu?"
Ce verset est un bon remède au danger de l'orgueil....!

Il est important que chaque jour nous puissions-nous examiner en rapport à l'orgueil car le risque est grand de voir finalement Dieu nous résister (1 Pierre 5:5).
Réalisons que sa grâce est pour les humbles et qu'elle est la seule source de bénédictions.

Jésus mesurait très bien le danger de monter en orgueil après avoir obtenu des résultats positifs dans l'exercice de la foi et pour recadrer les choses et protéger ainsi nos âmes, il dira dans Luc 10.20 "Cependant ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux."

L'important n'est pas de voir s'écrire notre nom dans le marbre de la reconnaissance humaine (qui finit toujours dans l'oubli) mais plutôt dans l'éternité du ciel.

La seule chose qui puisse communiquer une véritable joie à nos âmes est le salut en Christ. Les oeuvres aussi puissantes soient-elles, ne doivent jamais prendre l'ascendant sur cette réalité.
On ne compte plus ceux et celles qui dans la réussite ont finalement abandonné l'auteur de toutes les bénédictions en lui retirant la gloire qui lui est due en l'attribuant à leur propre personne en manque de reconnaissances.
Soyez prudent car votre réussite peut vite devenir un synonyme d'échec...!

Pasteur Xavier LAVIE