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dimanche 26 juin 2016

Cohésion




 Matthieu 18-19-20 "En vérité je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux."

Introduction
Dans ces temps de confusion politique, sociale et religieuse, où les gens sont de plus en plus individualistes et méfiants, nous entendons souvent parler de cohésion sociale.

Mais savez-vous exactement ce qui se cache derrière cette expression?
Le terme "cohésion sociale" est en fait à la fois une notion et un concept.
C'est une notion politique désignant une solidarité adaptée à une société individualiste et c'est aussi un concept sociologique employé depuis le début du XXe siècle pour décrire une tentative d'équilibre entre la diversité et l'interdépendance des individus entre eux.

Cette conception d'interdépendance, de cohésion et de solidarité malgré nos différences et nos individualités ne date cependant pas du siècle dernier mais de bien plus longtemps, car l'apôtre Paul a souvent fait une analogie entre les chrétiens et les membres d'un corps humain dont Christ serait la tête.
Dans Colossiens 2.18-19, l'apôtre dit "Qu’aucun homme, sous une apparence d’humilité et par un culte des anges,  ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu’il s’abandonne  à ses visions et qu’il est enflé d’un vain orgueil par ses pensées  charnelles, sans s’attacher au chef, dont tout le corps, solidement assemblé  par des jointures et des liens, tire l’accroissement que Dieu donne."

Ces versets, hormis le fait qu'ils doivent nous mettre en garde contre les faux docteurs et les faux prophètes, nous apprennent aussi que personne ne peut prétendre être attaché à l'Eglise (corps de Christ) et encore moins grandir spirituellement s'il n'est pas solidement attaché à Christ.

Il faut en effet de l'humilité et rechercher la vérité de Christ pour accepter de demeurer en lui, connecté à son Esprit et  être soumis à son autorité de chef de l'Eglise (Tête du corps).

"S'attacher au chef" qu'est Christ c'est bien sûr l'image d'un corps relié à la tête, mais plus que cela, le terme grec "s'attacher" – "krateo" en grec signifie aussi : être tenu sous contrôle du chef, soumis au chef, tenu fermement par le chef pour ne pas se laisser aller et pour être protégé.
Cela en dit long sur les conditions et les conséquences de notre union à Christ!

De plus, en tant que membres de l'Eglise, nous devons non seulement être attachés à la tête qu'est Christ, mais nous devons aussi être solidement assemblés les uns aux autres.

"Solidement assemblés" en grec "Sumbibazo" signifie: fusionnés, joints ensemble comme deux os unis par des ligaments, liés solidement ensemble et assemblés dans son esprit.
(La racine du mot est : "Sun + Basis" = avec le même fondement)

Si Christ est la tête de l'Eglise, chacun de ses membres doivent être reliés à lui et aussi assemblés les uns aux autres !
Imaginez un corps où tous les membres seraient directement reliés à la tête !!!
Etrange non ?

Quel est donc votre fondement ?
Quel doit être notre même fondement, la base même de notre vie si nous voulons que l'Eglise soit active et efficace ?

C'est Christ !
Paul l'a expliqué dans 1 Corinthiens 3.11 "Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé,  savoir Jésus-Christ."

Notre fondement c'est Christ la parole incarnée, le verbe vivant, la pierre angulaire… le chemin, la vérité et la vie pour l'éternité!

Psaumes 119.160 "Le fondement de ta parole est la vérité, et toutes les lois de ta justice  sont éternelles."
Esaïe 28.16  "C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Voici, j’ai mis pour  fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir."

Christ est notre fondement et si nous demeurons en lui, nous recevons sa vie et pouvons grandir en maturité dans sa grâce.
Si nous ne demeurons pas en lui, nous sommes alors charnels au lieu d'être spirituels, remplis d'orgueil et de toutes sortes de péchés au lieu d'être humbles et remplis des fruits de son Esprit.
Si nous ne demeurons pas attachés et assemblés à lui nous ne pouvons pas recevoir sa vie et encore moins grandir en étant transformés de gloire en gloire à son image.
Un corps sans tête ou un membre détaché du reste du corps meurt, il n'y a pas d'autre alternative !

C'est la même idée que Jésus avait illustrée par la parabole de l'arbre :
Jean 15.5-10 "J e suis la vigne, vous êtes les branches. Si quelqu’un reste attaché à moi comme je suis attaché à lui, il donne beaucoup de fruit. En effet, sans moi, vous ne pouvez rien faire. Celui qui ne reste pas attaché à moi, on le jette dehors, comme les branches. Alors les branches deviennent sèches, on les ramasse, on les jette dans le feu, et elles brûlent. si vous restez attachés à moi, et si mes paroles restent en vous, demandez ce que vous voulez, et vous l’aurez. Donnez beaucoup de fruits et soyez ainsi mes disciples, alors vous montrerez la gloire de mon père."
Et dans Luc 3.9, Jésus a dit aussi : "Déjà même la hache est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui  ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu."

Prenons donc garde de bien être attachés à Christ, soumis à son autorité et tenus sous son contrôle et sous sa protection !



1. Solidement assemblés
La première étape et non la moindre consiste donc à demeurer en Christ et à s'attacher à lui de façon à recevoir de lui sa vie qui nous fera porter du bon fruit en abondance.
Mais une fois que nous sommes dans cette configuration, nous ne devons pas oublier que nous ne sommes pas seuls attachés à la tête !
Un corps ne se compose pas d'un seul membre attaché à une tête ou un arbre ne possède pas qu'une seule branche.
Nous ne devons pas nous montrer individualistes ou égocentriques et penser "Chacun pour soi et Dieu pour tous".

Le fonctionnement du corps physique fournit une analogie appropriée de la diversité dans l’unité au sein de l’Église, le corps de Christ.
Pour fonctionner un corps a en effet besoin que ses membres soient tous assemblés solidement les uns aux autres selon la place qui leur est attribuée, mais en plus, ils doivent s'harmoniser dans leurs actions et être en cohésion entre eux.
En principe, un membre connecté à la tête fonctionne naturellement en harmonie avec les autres membres et il est même solidaire des autres !

Ephésiens 4.16 "C’est de Christ, et grâce à tous les liens de son assistance, que tout le  corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son  accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et  s’édifie lui-même dans l'amour."

1 Corinthiens 12.14 à 22 "Le corps n’est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs  membres. Si le pied disait: Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du  corps, ne serait-il pas du corps pour cela? Et si l’oreille disait: Parce que je ne suis pas un œil, je ne suis pas  du corps, ne serait-elle pas du corps pour cela? Si tout le corps était œil, où serait l’ouïe? S’il était toute ouïe, où serait l’odorat? Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu. Si tous étaient un seul membre, où serait le corps? Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps. L’œil ne peut pas dire à la main: Je n’ai pas besoin de toi; ni la tête  dire aux pieds: Je n’ai pas besoin de vous. Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus  faibles sont nécessaires…"

1 Corinthiens 12.26-27 " Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre  est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa  part."

Le fait que chaque membre soit parfaitement connecté à la tête entraine naturellement et sans efforts particulier une parfaite cohésion du corps.
Il est d'ailleurs plus difficile de désynchroniser nos membres que de les synchroniser.
C'est notamment la raison pour laquelle il est si difficile de se frotter le ventre d'une main et de se taper sur la tête de l'autre. ...

Dans le corps du Christ l'analogie devrait être la même : la cohésion devrait être constamment et naturellement présente sans qu'on ait besoin d'y remédier.

Alors pourquoi devons nous reconnaitre que ce n'est pas le cas ?

Parce que dès qu'un membre se déconnecte de Christ en péchant ou en agissant de manière charnelle, il entraine un déséquilibre de tout le corps et un dysfonctionnement plus ou moins grave.


2. Assemblés pour le meilleur ou pour le pire ?

Définition de la cohésion (du latin "cohaerere" : être attachés ensemble") : Union, solidarité étroite, caractère quasi indestructible du lien qui unit les membres d'un groupe.

Connaissez-vous des synonymes de Cohésion ?
Cohérence = harmonie = unité = connexion = solidarité = homogénéité = ensemble ("Homothumadon" à l'unisson).

Et quels sont les contraires de la cohésion ?
Confusion, contradiction, dispersion, déroute, désunion, incohérence, éparpillement, désordre et même chaos… !

Comprenez-vous maintenant pourquoi Jésus a dit dans sa dernière prière : Jean 17.22-23 " Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un  comme nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient parfaitement un, et que  le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu  m’as aimé." ?

Avant de quitter cette terre, notre Seigneur a prié spécialement pour que tous les croyants puissent être comme un corps sous une tête, animé par leur union avec Christ et le Père en lui, à travers le Saint-Esprit qui demeure en eux.
L'unité qui existe dans la trinité devrait être aussi la nôtre, afin que nous ne soyons plus dans la confusion, que nous ne soyons plus dans la contradiction par rapport à la Parole de Dieu, que nous ne soyons plus dispersés à tous vents de doctrines ou de pensées peu spirituelles, que nous ne vivions pas dans le désordre, et même parfois le chaos !

Dans Luc 5.36, Jésus nous explique à travers une parabole qu'on ne peut associer des anciennes habitudes religieuses ou charnelles à de nouvelles attitudes.
"Que Personne ne déchire d’un habit neuf un morceau pour le mettre à un vieil habit; car, il déchire l’habit neuf,  et le morceau qu’il en a pris n’est pas assorti au vieux."

Pour que la cohésion, se fasse, il faut que les tissus soient de même nature, il faut qu'ils soient compatibles, car on ne peut greffer des membres incompatibles entre eux.
Pour devenir membre du corps, il faut avoir été régénéré, c'est-à-dire être né de nouveau.
Pour être fonctionnel en tant que corps,  il faut demeurer en Christ, être connecté à lui par son Esprit et lui obéir, marchant  d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, nous supportant les uns les  autres avec amour, et nous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. (Ephésiens 4.1-3)


Si nous ne sommes pas à l'unisson avec la tête qu'est Christ, si nous nous entêtons, si nous marchons loin de lui dans la désobéissance et la rébellion, nous ne pouvons plus parler de cohérence dans le corps de Christ , mais plutôt d'une association de malfaiteurs !

Un épisode de la bible, nous relate un tel problème, dans les actes des apôtres 15.1-15           " Un homme nommé Ananias, avec Saphira sa femme, vendit une propriété, et retint une partie du prix, sa femme le sachant; puis il apporta le  reste, et le déposa aux pieds des apôtres. Pierre lui dit: Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point  que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix  du champ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas? Et, après qu’il a été  vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition? Comment as-tu pu mettre  en ton cœur un pareil dessein? Ce n’est pas à des hommes que tu as  menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte  saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s’étant levés, l’enveloppèrent, l’emportèrent, et  l’ensevelirent. Environ trois heures plus tard, sa femme entra, sans savoir ce qui était  arrivé. Pierre lui adressa la parole: Dis-moi, est-ce à un tel prix que vous avez  vendu le champ? Oui, répondit-elle, c’est à ce prix-là. Alors Pierre lui dit: Comment vous êtes-vous accordés pour tenter l’Esprit  du Seigneur? Voici, ceux qui ont enseveli ton mari sont à la porte, et  ils t’emporteront. Au même instant, elle tomba aux pieds de l’apôtre, et expira. Les jeunes  gens, étant entrés, la trouvèrent morte; ils l’emportèrent, et l’ensevelirent  auprès de son mari.
Une grande crainte s’empara de toute l’assemblée et de tous ceux qui  apprirent ces choses."

Cette histoire tragique met en opposition la puissance du Saint Esprit et la folie de ceux qui se nommant chrétiens se sont accordés pour tenter l'Esprit du Seigneur en mentant, en rusant et en faisant de leur argent une idole.
L'attitude d'Ananias et Saphira prouve qu'ils ne connaissaient pas bien le Seigneur, sa toute puissance et son omniscience et qu'ils ne le craignaient pas non plus.

Cet exemple dramatique doit fortement nous exhorter à nous rassembler, non pour devenir pires, mais pour devenir meilleurs !

Car à quoi cela sert-il de vouloir demeurer dans le corps de Christ si c'est pour être en contradiction avec son Esprit et pour y apporter de la confusion ?

Romains 14.13  "Pensez à ne  rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement ou une occasion de chute."

Et Paul ajoute dans Colossiens 3.6-8  que c’est à cause du péché que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.
Si nous voulons échapper au jugement et à la colère "punitive" de Dieu, nous devons renoncer au péché et marcher par l'Esprit, comme des enfants de lumière !

Une autre définition de la cohésion dit que c'est la force d'attraction qui fait se tenir solidement entre elles les molécules d'un corps et en assure la cohérence.

En biologie, nous savons que si une cellule agit contrairement au reste du corps, elle se lèse, se corrompt et finit par devenir cancéreuse !
Si on ne traite pas le problème rapidement le cancer peut gagner tout le reste du corps, voilà pourquoi la solution employée par Dieu a été si radicale pour Ananias et Saphira, comme pour tant d'autres dans la bible !

Voilà aussi pourquoi Jésus a dit dans Matthieu 18.9  "Si ton œil te fait tomber dans le péché, arrache- le et jette-le au loin, car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul œil, que de conserver tes deux yeux et d’être jeté dans le feu de l’enfer."

Conclusion
Dans le Nouveau Testament, le mot grec utilisé pour cohésion est "symphoneo" et il est souvent traduit par "s'accorder".
On le retrouve dans Matthieu 18/19-20,  lorsque Jésus nous exhorte à nous accorder dans la prière si nous voulons être exaucés.
"Je vous dis encore que, si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque, elle leur sera accordée par mon Père qui est dans les cieux. Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu  d’eux."

Il ne suffit pas, en effet, d'être deux ou trois pour prier ensemble et être bénis, il faut s'accorder, c'est à dire être en harmonie, d'un même cœur, d'une même âme et d'un même esprit !
"symphoneo" est un terme musical qui signifie être en harmonie, être en symphonie, sans discordance !
Si nous prions ensemble, nos cœurs et pas seulement nos bouches doivent s'accorder ensemble, à l'unisson avec Christ et le Saint Esprit qui intercèdent pour nous.
Sans connexion avec eux, pas de véritable unité ni de cohérence dans nos prières qui sont alors aux oreilles de Dieu qu'une cacophonie insupportable !

Oui, Jésus dit que si deux ou trois sont assemblés en son nom, il est au milieu d'eux, mais le véritable sens de "assemblés" n'est pas seulement se retrouver dans un même lieu, mais être unis ensemble en son nom, en ayant répondu à sa sainte convocation.
"Ekklesia" église en grec = assemblée ayant répondu à la sainte convocation, à l'appel divin.

D'autre part, les chrétiens s'ils veulent être bénis,  doivent aussi demeurer en cohésion avec la parole de Dieu.
Actes 15.14-15 "Simon [Pierre] a raconté comment Dieu a d’abord jeté les regards sur les nations  pour choisir du milieu d’elles un peuple qui portât son nom. Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes…"

La bible est cohérente de la Genèse à l'Apocalypse parce que c'est la parole inspirée de Dieu.
Ce que les prophètes avaient annoncé s'est accompli en partie lors de la venue de Jésus sur  la terre ou quand le Saint Esprit s'est répandu sur les disciples…
La Parole de Dieu est cohérente, vivante et éternelle.
Même si au premier abord, cette Parole peut parfois nous sembler contradictoire et nous amener dans la confusion, ce n'est qu'un sentiment lié à nos incompréhensions.
Car incontestablement  et invariablement cette Parole est un avec le Père, le fils et le Saint Esprit.
C'est à nous de nous laisser modeler, transformer et même métamorphoser par elle, la laissant nous éclairer, renouveler notre intelligence, purifier notre âme et alimenter notre foi pour nous accorder avec elle et non le contraire.
Nous ne devons jamais tordre les textes pour en faire des prétextes…

S'accorder à cette Parole c'est être en harmonie avec le son de sa voix, c'est être à l'unisson avec Christ (la Parole incarnée) qui lui-même est un avec son Père et avec le Saint Esprit.

C.S Lewis a dit : "Dans le christianisme, Dieu n'est pas une chose statique mais une activité dynamique, vibrante, une vie, quasiment un drame et, si vous ne me jugez pas irrévérencieux, un tourbillon de danse."

Si la réalité suprême est une danse d'amour, de puissance et d'unité entre le Père, le fils et le Saint Esprit, si c'est à cela que ressemble le Dieu qui a créé l'univers, alors cette vérité jaillit et explose d'implications glorieuses qui devraient transformer nos vies.
Si ce monde a été créé par un Dieu trinitaire, alors le sens de la vie consiste en des relations d'amour et de cohésion.

Mais si le Dieu trinitaire connaissait déjà l'amour et l'adoration qui apportent la joie avant la création de notre monde, s'il vivait dans la trinité depuis toujours, dans un amour bien plus pur et plus puissant que toute forme d'amour que nous, les êtres humains, ne pourrions jamais lui donner, alors pourquoi donc nous a-t-il crées?

Il n'y a qu'une réponse : il ne nous a pas créés seulement pour recevoir de l'amour mais pour en donner.
Il nous a créés pour nous inviter à entrer dans sa danse et nous dire : "Si vous me glorifiez, si vous centrez votre vie entière sur moi, si vous me trouvez fondamentalement beau, alors vous entrerez dans cette danse pour laquelle vous avez été créés. Vous n'avez pas été créés simplement pour croire que j'existe ou pour avoir une spiritualité quelconque, pour prier et trouver un peu d'inspiration lorsque la vie est difficile. Vous avez été créés pour centrer toute votre vie sur moi, pour tout rapporter à votre relation avec moi. Pour me servir sans condition. C'est là où vous trouverez la joie."

Tel est le sens de la danse du Dieu trinitaire.

Faites-vous partie de la danse ou en êtes-vous juste un spectateur ?
Êtes-vous entré au cœur de la trinité ou cherchez-vous à vous entourer de personnes qui centrent leurs vies sur vous?

Si la vie est une danse divine, alors il faut y entrer quoi qu'il en coûte.
C'est pour cela que nous avons été créés, pour cette unité divine, pour cette solidarité d'amour parfait, pour cette cohésion harmonieuse, pour cette connexion avec le Christ par le Saint Esprit qui nous unit aussi au Père, pour vivre à l'unisson et avec passion la vie que Dieu nous a donnée loin du chaos de ce monde en déroute, loin du chaos et de la confusion qui sont le lot des fils de la rébellion !


Pasteur xavier LAVIE

samedi 25 juin 2016

Dieu aime le péché, mais il hait le pécheur

   


"DIEU HAIT LE PÉCHÉ, MAIS IL AIME LE PÉCHEUR"
Ainsi s’énonce une formule communément prononcée dans les églises, au sujet de la relation entre Dieu et le pécheur. 
Cette phrase signifie en gros que tous les hommes sont toujours les enfants bien-aimés d’un Père plein d’amour, que l’objet de la haine de Dieu n’est pas quelque chose qui touche l’homme en soi.

Historiquement, c’est une doctrine assez nouvelle et qui semble avoir été rare pendant les premiers 1900 ans après J.C.

Cette doctrine prolifère aujourd’hui partout, sans réactions et sans la moindre critique. 
C’est à peine si quelqu’un ose la remettre en question. 
La Bible enseigne-t-elle vraiment que Dieu hait le péché et qu’il aime le pécheur? 
Nous pouvons diviser la phrase en deux parties et les analyser plus en détail.

D’abord: Dieu hait-il le péché?

Si Dieu peut haïr et punir le péché, celui-ci doit d’abord être personnalisé, il doit avoir une substance.

Romains 8:3 relate quelque chose d’unique: Dieu a condamné le péché dans la chair. 
Le péché fut concrétisé dans le corps de Jésus, en ce sens que Jésus porta sur la croix le péché du monde et, à cause de cela, fut frappé de la condamnation, de la colère de Dieu. 
Il est à noter que Dieu frappa de malédiction un corps de substitution, le corps de Jésus, et non pas quelque chose d’insaisissable, d’abstrait.

On peut parfois voir une certaine "personnification" du péché dans la Bible. 
La première fois dans Genèse 4:7, où il est écrit que le péché se couche à la porte. 
 Nous voyons cependant dans ce chapitre, que ce n’est pas le péché lui-même qui fut condamné, mais le pécheur Caïn.

Dans Romains 6:12-14, les chrétiens sont exhortés à ne pas laisser le péché régner dans le corps mortel, à ne pas obéir à ses convoitises, à ne pas livrer les membres au péché. 
Dans Romains 7, Paul parle entre autres du péché qui était en lui. Mais là aussi, ce n’est pas le péché lui-même, mais toujours l’homme qui se voit puni. Voir par exemple Romains 6:16, 23, 7:13.

Pour ce qui est des catégories de péchés comme par exemple le meurtre, le vol, le mensonge, la fornication, la pratique de l’homosexualité – nous ne voyons pas que la Bible leur donne un corps, ou qu’ils deviennent des "personnes" tenues pour responsables et qui sont finalement punies. 
Il est impossible de punir quelque chose qui n'a pas d’individualité consciente. Dieu peut haïr des hommes, voir par exemple Lévitique 20:23, Deutéronome 23:18, 25:16, Psaumes 5:6-7, 11:5, Osée 9:15, mais nulle part dans la Bible on ne voit que Dieu hait le péché. 
La raison est que le péché, qui n’a pas de corps, ne peut pas être jugé et puni.

Quelques versets semblent dire le contraire :

Romains 1:18 parle de la colère de Dieu... contre toute impiété et toute injustice. 
Mais le péché n’est pas séparé de l’homme, selon la teneur du texte. 
Le texte dit: contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. Tout le chapitre montre ensuite que Dieu ne châtie pas un péché impersonnel, mais l’homme (v 24, 26, 28, 32).

Romains 3:25, Psaumes 89:33, Psaumes 99:8, Malachie 2:16, Apocalypse 2:6 parlent de péchés qui sont impunis, de Dieu qui punit les transgressions et les mauvaises actions, de Dieu qui venge, de Dieu qui hait le divorce, de Jésus qui hait les actions des faux docteurs.

Mais dans des versets comme ceux-la, il s’agit également d’hommes qui ont péché et qui sont tenus pour responsables, qui sont mis en garde et qui sont punis. 
Il ne s’agit pas d’une entité abstraite de péché, séparée de l’homme.

Aucun juge de ce monde ne dirait à un assassin: "je hais le meurtre, je le déclare coupable et je le condamne à mort. Toi par contre, tu es un homme libre, car je t’aime." 
Un tel juge serait démis de ses fonctions, car il serait dépourvu d'équité et de sens de justice.

Dieu n’est pas un tel juge.

Si vraiment Dieu haïssait le péché, mais pas le pécheur, il n’aurait pas chassé Adam et Ève du jardin d’Éden, il n’aurait chassé que le serpent et l’esprit du péché.

Dieu n’aurait pas maudit et chassé Caïn, seulement l’esprit du péché qui était en lui.

Dieu n’aurait pas condamné les hommes du temps de Noé par le déluge, il se serait contenté de noyer de façon mystérieuse la violence et le mal qui régnaient en ce temps-là.

Dieu n’aurait pas exterminé une génération entière dans le désert, seulement l’esprit de rébellion du peuple.

Ananias et Saphira (Actes 5) n’auraient pas été condamnés à mort, seulement leur mensonge.

Les jugements des derniers temps, décrits dans l’Apocalypse, ne concerneraient pas les hommes, mais seulement l’esprit du péché.

L’ensemble du discours de la Bible met en évidence que la haine de Dieu et sa colère concernent bel et bien l'homme qui vit dans le péché. Le pécheur et le péché sont indissociables. 
C’est toujours l'homme qui est tenu pour responsable et qui est puni pour les péchés qu’il a commis. 
Ce serait impossible si la doctrine "Dieu hait le péché mais aime le pécheur" était vraie. 
Dieu ne pourrait alors jamais condamner des hommes constamment, comme il le fait de la Genèse à l’Apocalypse, s’il en était ainsi qu’il aimait le pécheur et qu’il haïssait le péché.

Une vérité fondamentale de la Bible est que l’homme est responsable de sa vie. 
S’il vit dans le péché, il sera jugé et puni. 
Mais aujourd’hui, de manière incompréhensible et irrationnelle, on a fait du péché un "sauveur" au secours de l’homme. 
Lorsque l’homme vit dans le péché et le mal, on lui fait savoir que c’est le péché que Dieu hait, pas lui. 
La vie perd alors de sa gravité, la colère de Dieu frappe le péché devenu médiateur au lieu du pécheur, l’homme n’a désormais plus besoin de craindre Dieu. Ce n'est pas cela que la Bible enseigne.


Nous allons voir maintenant la seconde partie de l’expression "Dieu hait le péché, mais aime le pécheur".

Dieu aime-t-il le pécheur non converti?

L’Ancien Testament contient très peu de passages qui peuvent être compris dans ce sens. 

En voici deux :

Deutéronome 10:18 Dieu aime l’étranger

Le verset dit que Dieu donne à l’étranger "la nourriture et le vêtement". Il s’agit d’amour pratique pour la survie de base. Cela ne concerne pas l’amour divin qui sauve des païens mal embouchés et cruels, mais de bonté indispensable à la survie de gens qui avaient choisi de vivre parmi le peuple élu de Dieu.

Psaumes 145:9 L'Éternel est bon envers tous

Ce verset peut être vu en parallèle avec Luc 6:35. Mais il est probable qu’avec "tous", David pensait à tout le peuple de Dieu, ce que les versets 18-20 suggèrent indirectement, en disant entre autres: Il détruit tous les méchants.

Le Nouveau Testament renferme aussi très peu de versets qui peuvent laisser entendre que Dieu aime tous les pécheurs non convertis:

1) Jean 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique...

La seconde partie du verset dit que celui qui ne croit pas, il périt. Le verset 18 dit que l'homme qui ne croit pas est déjà jugé et le verset 36 termine en disant qu'en dehors de la foi, l'homme demeure sous la colère de Dieu.

L’évangéliste Jean ne voyait là pas de contradiction. 
Il commence à écrire sur l’amour de Dieu pour le monde, par le fait qu’il a donné son Fils. 
Quelques versets plus loin, il écrit sur la colère de Dieu envers ceux qui ne croient pas. 
Cela montre que c’est seulement en Jésus-Christ que l’homme bénéficie de l’amour de Dieu. 
Hors du Christ il n’y a que ténèbres, condamnation et colère. 

À remarquer également qu’il est écrit a aimé (au passé) et non pas aime (au présent). Les mots a aimé sont accordés à a donné son Fils unique. Dans la vie et la mort de Jésus, Dieu a une fois pour toutes révélé son amour. Cet amour, nous le rencontrons en Jésus-Christ.

On ne peut pas dire que Dieu aima d’abord le monde, et que plus tard, il envoya le Christ. 
L’amour de Dieu pour le monde ne peut jamais se séparer du Christ. 
Dieu aimait en Christ avant la création du monde (Éphésiens 1:4) et ce n’est qu’en Christ qu’un homme bénéficie de cet amour – par la foi.


2) Romains 5:8  "Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous."

Par ces paroles, l’apôtre Paul s’adresse à l’assemblée de Rome. 
Les mots pour nous renvoient à l'élection, aux élus. 
Devant tous les élus, Dieu prouve (au présent) sans cesse son amour par la mort du Christ. 
L’épître est écrite aux chrétiens qui ont déjà reçu l’amour de Dieu dans leur cœur, v 5.

Les mots lorsque nous étions encore des pécheurs montrent que l’amour de Dieu était une réalité objective, même quand nous étions encore pécheurs. 
C’est dans la mort du Christ, dans la réconciliation, que l’amour de Dieu se voit sans cesse prouvé. 
Un pécheur ne peut cependant, ni voir, ni vivre cet amour. 
Au contraire, la mort de Jésus et la croix sont de la folie pour un pécheur, 1 Corinthiens 1:18. Paul, par exemple, brûlait de haine pour le Christ et ses disciples avant sa conversion, Actes 9:1.  
Mais maintenant, après sa conversion, Paul peut voir dans la mort du Christ la preuve de l’amour de Dieu. Désormais, il a aussi part à cet amour. 
Tant qu’il était pécheur, l’amour de Dieu n’était pas une réalité dans sa vie et il ne pouvait pas en être autrement, puisque c’est seulement au travers de la foi que l’amour de Dieu devient une réalité dans la vie. Sans cela, le pécheur reste sous la colère de Dieu, Romains 1:18, 26, 28, 32, 2:2, 8, Éphésiens 2:3.

Dans le chapitre 5 de l'épître aux Romains, la colère apparaît dans plusieurs passages. 
Le premier verset parle de la paix avec Dieu. 
Il se s’agit pas là d’un sentiment de paix, mais d’un état objectif, d’une situation de paix entre Dieu et l’homme. 
Le premier verset dit qu'en Christ, Dieu ne nous est plus hostile. 
Le verset 9 dit que c’est seulement en Christ que nous sommes sauvés du jugement. 
Une phrase seulement sépare donc l’amour de Dieu de la colère de Dieu. 
Le verset 10 dit que nous étions ennemis. 
En d’autres mots, la colère de Dieu était sur nous, et l’homme de son côté détestait Dieu. 
Mais dans et par la mort de Jésus eut lieu la réconciliation avec Dieu.

Ce qui conduit l’homme de la colère de Dieu à l’amour de Dieu, ce sont les mots Christ est mort pour nous et nous sommes justifiés par son sang, sauvés par lui de la colère. 
Pour l’élu, l’amour de Dieu est sans cesse prouvé et révélé par ces paroles. 
Et tout pécheur qui se repent prend part à cette réalité – l’amour de Dieu.


3) 1 Jean 4:19 "Nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier."

Dans le verset 10, l’amour de Dieu est lié á la réconciliation et au Christ. 
Les versets 15-16 disent que c’est en Christ que apprenons à connaître l’amour de Dieu. Les mots a aimé (au passé) renvoient à l’œuvre de réconciliation de Jésus-Christ.


4) Éphésiens 2:4-6 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses.

C’est écrit a aimé (au passé), non pas "aime" (au présent). 
Cela renvoie à quelque chose que Dieu a fait en Christ: il nous a rendu à la vie avec Christ, 2:5. 
L’épître est écrite à l’intention des chrétiens, des élus, 1:4-5. 
Celui qui n’est pas rendu vivant avec Christ est toujours un enfant de la colère, 2:3.


5) Tite 3:4 Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés…

Les mots ont été manifestés (au passé) sont en rapport à Jésus-Christ, le Sauveur, v 6. 
C’est en Christ que l’homme peut voir et rencontrer la manifestation de l’amour de Dieu

Ces versets sont à peu près tout ce qu’il y a dans le Nouveau Testament, pouvant laisser croire que Dieu aime des pécheurs non convertis. 
Il est également important de noter que tous ces versets sont écrits à l’intention de l’assemblée chrétienne, pas aux pécheurs non convertis (voir à ce propos 2 Thessaloniciens 2:13, 16 et Apocalypse 1:5).

Nous avons vu que c’est en Jésus-Christ et par lui, que Dieu a aimé le monde. 
Les versets cités du Nouveau Testament associent l’amour de Dieu à la réconciliation et au Christ. 
C’est par lui et seulement par lui qu’un homme peut rencontrer l’amour de Dieu. 
Ces versets traitent de ce qu'il y a de plus central dans la Bible – le mystère de la réconciliation. 
Le genre humain n’était pas digne d’être aimé, mais digne d’être condamné et puni pour l’éternité. 
Mais survient l’inexplicable, l’énigme entre toutes, l’amour et la grâce de Dieu se voient révélés au pécheur au travers de la mort de Jésus et de sa résurrection.

Pour que l’homme puisse bénéficier de la réconciliation et de ses fruits, parmi lesquels l’amour de Dieu est le plus précieux, la foi est indispensable. 
Sans foi l’homme est toujours sous la colère de Dieu. 
Le noyau central en théologie évangélique est: Seule la foi en Jésus-Christ nous évite la colère de Dieu et nous permet Sa grâce et Son amour.

Pour ce qui est de Jésus, il arrive une fois dans les évangiles où il dit ouvertement que le Père aime certains hommes, Jean 16:27 (comparez à 17:23), et cet amour du Père s’adresse uniquement aux disciples. 
Il y a deux raisons pour lesquelles le Père aime les disciples:
1) Parce que les disciples ont aimé Jésus. 
2) Parce que les disciples ont cru que Jésus est venu du Père. 
Jean 16:27 ne concerne donc que les croyants. 
Jésus ne dit jamais que le Père aime des pécheurs non convertis ou quelque chose de semblable. 
Dans Jean 14:21, 23 Jésus pose les conditions de l’amour de Dieu: celui qui m'aime sera aimé de mon Père… Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera…

Un verset de la Bible, qui a un ton positif au sujet de Dieu et des pécheurs non convertis, est l’unique verset Luc 6:35: Dieu est bon envers les ingrats et les méchants. 
Voir aussi Matthieu 5:45, Actes 14:17 et Proverbes 29:13. 
Là, il s’agit de bonté en général. 
Une bonté qui se traduit, par exemple, par le fait que le soleil brille sur les croyants et les non croyants, que la pluie tombe sur les champs des bons et des méchants. 
Une bonté de Dieu signifiant que nous avons la nourriture et la boisson, que nous pouvons respirer, voir, entendre, parler, rire, chanter, bref, que nous pouvons fonctionner en tant qu’êtres humains. 
De ce point de vue, nous bénéficions tous de la bonté de Dieu.  
Il est vrai que le pécheur ne mérite pas tout cela, mais à cause de la bonté de Dieu, même le pécheur le plus endurci profite de la bonté de Dieu (Psaume 73).

Cependant, même si Dieu permet à des pécheurs de bénéficier de bonnes choses, ceux-ci n’ont pas de part dans l’amour qui sauve, dans cet amour qui s'épanche du cœur aimant de Dieu. 
En effet, il n’existe que dans Jésus-Christ. 
Dieu est toujours en colère contre les pécheurs non convertis et il le sera éternellement s’ils ne se convertissent pas. 
Donc: Dieu manifeste de la bonté envers tous les hommes de différentes manières chaque jour. 
Mais Dieu n’aime que les élus croyants. 
Eux seulement bénéficient de l’amour de Dieu. 
Eux seulement ont l’amour de Dieu répandu dans leur cœur.

L’amour de Dieu pour l’homme est une relation intime. 
Les Écritures disent que c’est seulement Jésus qui peut conduire l’homme dans une relation avec Dieu, le Père (Jean 14:6, Matthieu 11:27, Ephèsiens 2:18, 1 Timothée 2:5). 
C’est une relation où abonde l’amour de Dieu. Un pécheur non converti n’a pas de part dans cette relation d’amour et ne peut pas en avoir, puisque c’est seulement la foi en Jésus-Christ qui peut établir une telle relation d'amour. 
L'apôtre Paul écrit à l'assemblée de Rome que rien "ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur." Romains 8:38:39. 
 Tout le propos de l'épître, en particulier le chapitre 8, montre clairement que ces paroles sont adressées à l'intention de ceux qui ne sont pas condamnés (v 1), de ceux qui vivent selon l'Esprit (v 4, 9), de ceux qui ont Christ en eux (v 10), de ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu (v 14), de ceux qui sont cohéritiers de Christ (v 17), de ceux qui aiment Dieu (v 28), de ceux qui sont semblables à l'image de son Fils (v 29), de ceux qui sont appelés et déclarés justifiés et glorifiés (v 30), de ceux qui sont les élus de Dieu (v 33).

Jésus, quant à lui, aimait toujours les disciples qu’il avait choisis, Jean 13:1, et aussi d’autres personnes qui croyaient en lui, Jean 11:5. 
Une seule fois, il est écrit que Jésus aima un homme qui n’était probablement pas un disciple, Marc 10:21. C’était un homme pieux, d’une situation élevée, qui avait obéi depuis son enfance aux commandements de Dieu. Cependant, il choisit la richesse plutôt que l’amour de Jésus.

Quand on pense à la religion "Dieu aime tous les hommes" qui aujourd’hui imbibe tout, on serait tenté de croire que dans presque toutes les page de la Bible, il est dit quelque chose indiquant que Dieu aime tous les pécheurs non convertis. 
En effet, de nos jours, il est presque impossible d’écouter un prêche sans entendre que Dieu aime tout le monde. 
Mais en réalité, il existe très peu de textes bibliques qui semblent suggérer une telle doctrine. 
Et quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que ces versets infirment cette doctrine.

Mais il en est peut-être quand même ainsi, diront certains, en rappelant la parabole du fils prodigue. 
Mais là, nous voyons que c’est seulement à partir du moment où le fils se confesse pécheur et qu’il prend le chemin du retour vers la maison, qu’il reçoit de l’amour de son père. 
Luc 15:20 montre que le père se prend de compassion pour le fils lorsque celui-ci retourne chez lui. 
Cette parabole n’est pas non plus un argument pour dire que Dieu aime les pécheurs. 
Elle enseigne avant tout que quiconque se détourne du péché et retourne à Dieu, il a part à l’amour de Dieu.

La doctrine "Dieu hait le péché mais aime le pécheur" a des conséquences fâcheuses. 
Fatalement, elle implique entre autres dans son prolongement que:
1) Le Dieu qui punit se voit occulté, ainsi que la colère de Dieu sur le pécheur non converti. 
2) L’enfer devient inconcevable et révoltant. 
3) La doctrine biblique de la réconciliation se trouve réduite au profit de la fausse doctrine dite de la "réconciliation subjective". 
4) Il n’est plus besoin d’enseigner sur la nécessité de se convertir. 
5) Des termes comme péché, sainteté, piété, crainte de Dieu et justification perdent leur véritable signification et doivent être interprétés d’une autre manière.


Au temps du prophète Malachie, l’opinion du peuple était que quiconque fait le mal est bon aux yeux de l'Éternel, et c'est en lui qu'il prend plaisir… (2 :17). 
Face à cette hérésie, le Seigneur répond par la voie de son prophète, aux chapitres 3-4. 
Aujourd’hui, cette hérésie est reconnue comme vérité. 
Le message correspondant actuel est de déclarer que Dieu aime tout le monde, même ceux qui pratiquent le mal. 
Mais la Bible affirme le contraire. Ils sont les enfants de la colère. (Éphésiens 2:3)