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lundi 27 mars 2017

La prière est le meilleur moyen de se préparer l'avenir




1 Pierre 4.7 « La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier. »
L’épître de Pierre s’adresse aux élus qui vivaient en étrangers dans la dispersion au milieu des provinces d’Asie.
Le but de son épître (qui était probablement une lettre circulaire) était d’encourager les chrétiens confrontés à la persécution grandissante au sein de l’empire et qui allait prendre une ampleur considérable à la suite du grand incendie de Rome en 64.
Néron que l’on soupçonnait d’être l’auteur de cette catastrophe, afin de reconstruire sa ville et des palais à son goût, accusa les chrétiens pour apaiser les rumeurs grandissantes. Sur ordre de l’empereur Néron, environ 200 chrétiens furent livrés aux bêtes dans les arènes et mis à mort. Certains furent transformés en torches vivantes ! La tradition chrétienne rattacha la mort en martyr de l’apôtre Pierre à cette même période.
Suétone (vers 121) mentionna cette persécution au milieu d’une liste de mesures prises par Néron écrivant: « on livra aux supplices les chrétiens, sorte de gens adonnés à une superstition nouvelle et dangereuse. »
Fort des informations du contexte historique dans lequel l’apôtre se trouvait à la rédaction de son épître, il n’est pas étonnant d’y lire « La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier. »
Nous découvrons dans les épîtres combien les apôtres remplissaient leur mission qui consistait à encourager les croyants à persévérer dans la prière. Ils ne prêchaient pas un message édulcoré mais en phase avec la réalité dans laquelle ils se trouvaient.
Pierre écrira dans 1 Pierre 4.1 « Ainsi donc, puisque le Christ a souffert dans son corps, armez-vous aussi de la même pensée. En effet, celui qui a souffert dans son corps a rompu avec le péché afin de ne plus vivre, le temps qui lui reste à passer dans son corps, selon les passions humaines, mais selon la volonté de Dieu. »
L’église s’avançait en direction de jours sombres et difficiles et les serviteurs de Dieu ressentaient sur leurs épaules le poids d’une réalité qui prenait place.
Il fallait préparer l’église à ce qui arrivait et recentrer impérativement les chrétiens sur les bonnes préoccupations.
C’est pourquoi l’apôtre Pierre annonçant une fin toute proche, qui n’était pas directement une annonce eschatologique comme nous pourrions le penser, mais plutôt une prophétie pour préparer ses contemporains aux événements qui arrivaient.
Cependant, à nous qui arrivons à la consommation des siècles et qui ressentons à notre tour le poids d’une réalité qui prend place, il est bon d’observer quelle fut l’attitude des chrétiens tandis que la persécution planait sur leur vie.
Réunir les églises, les chrétiens pour la prière, comme nous le faisons ce soir, est sans conteste une bonne chose.
Qui peut dire que prier n’est pas bon….ou que prier est inutile? Personne….!
Qui peut dire que la prière unie n’est pas nécessaire..?
AT Pierson « Il n’y a jamais eu un réveil spirituel dans un pays ou d’une localité qui n’a pas commencé par une prière unie. »
Mais pour cela, il faut que la prière soit un moyen concret et puissant de nous préparer à l’avenir en donnant du sens à notre présent.
La prière n’a pas comme objectif de jeter un regard nostalgique en arrière à la recherche des bonnes choses du passé comme si tout était mieux avant.
Si tant est qu’elle regarde vers le passé, ce n’est que pour s’imprégner de l’attitude et de l’exemple de nos aînés qui l’utilisaient comme une arme puissante qu’il convient d’apprendre à manier avant même de combattre, afin de pouvoir affronter notre quotidien et l’avenir qui se présente à nous.
Car, lorsque les combats font rage, il n’est plus temps d’apprendre à utiliser son arme mais plutôt de restituer le fruit, la technique, le savoir-faire et les savoir-être découlant des longs apprentissages que nécessite l’art du combat spirituel.
A ce propos, la parabole des vierges folles et des vierges sages de Matthieu 25, qui à mon sens, définit l’état d’Israël face à la venue du Messie, est là aussi pour nous rappeler combien nous devons toujours être prêts et ne pas attendre le dernier moment pour réagir.
A ce titre la prière est le meilleur moyen de préparer l’avenir. De se préparer aussi à l’avenir.
C’est précisément ce que visait l’Apôtre Pierre dans le verset qui nous intéresse ce soir.
Gardons présent à l’esprit que la prière n’est pas juste une pratique ou pire une attitude à avoir quand plus rien ne va. Tant de problèmes auraient pu être évités si la prière n’avait pas été négligée.
Devant la nécessité de prier lorsque l’on est chrétien, nous enseignons biens souvent les rudiments de la prière en termes techniques et en définissant les différentes composantes de la prière ou plus exactement ce qu’elle doit contenir, renfermer.
Nous sommes d’ailleurs devenus des experts du contenu de la prière…!
Et, nous pouvons sans beaucoup de mal, définir l’ensemble les points précis que doit contenir une prière, une prière Pentecôtiste qui plus est.
Mais mon objectif n’est donc pas de rajouter à notre savoir-faire en matière de contenu dans la prière.
Aussi, vous devinez que le choix du verset de 1 Pierre 4.7, nous attire plus à nous focaliser sur la dimension du contour de la prière que de la définition de ce qu’est la prière.
Ou, pour être plus précis sur le « prieur » ou la « prieuse » (si vous me permettez l’utilisation de ces termes…).
Car c’est bien à celui qui prie, que l’apôtre Pierre s’adresse, dans son épître.
L’apôtre parle d’une certaine disponibilité pour prier comme le traduit la version de la Bible du Semeur.
D’autres versions comme celle de Louis Segond traduit par « vaquer à la prière » et le terme grec utilisé pour « vaquer » est « nepho ».
Ce mot ne parle pas d’une disponibilité en matière de temps, d’une occupation, mais d’une disponibilité de cœur en ce sens que la prière réclame, au-delà de la foi et des besoins, que celui qui prie réponde à des critères précis.
Ce mot  « nepho » (à mon sens mal traduit par Louis Segond) signifie: être sobre (c’est à dire mesuré & modéré), être calme et concentré en esprit.
Il parle aussi d’impartialité (sans parti-pris) et de circonspection (qui est une retenue prudente dans ses paroles ou dans ses actions).
Pierre enseigne les croyants, non seulement sur la nécessité qu’il y a à prier, mais plus encore, l’importance qu’il y a à s’occuper du cœur de celui qui prie.
Pour Pierre, l’instrument de la prière revêt donc une importance capitale.
 AW PINK  « La prière n’est pas tant un acte qu’une attitude – une attitude de dépendance, de dépendance à Dieu. »
Pour Pierre, la prière n’est pas un exutoire destiné à relâcher les pressions générées par nos craintes, nos peurs, ou par l’urgence de nos besoins.
La prière n’est pas une thérapie mais l’expression de notre véritable spiritualité, d’une conduite de l’Esprit, du résultat de l’action de Dieu en nous.
La prière n’est pas non plus la recherche d’une orientation partiale poussée par nos sentiments de favoritismes. Selon l’apôtre Pierre, elle doit s’exercer dans la retenue: comme l’archer qui retient son souffle pour viser juste et atteindre le cœur de sa cible.
Si pour beaucoup, la prière peut signifier lâcher la bride, pour l’apôtre c’est précisément le contraire : pour lui la prière réclame le contrôle de soi, de la maitrise.
Tout cela nous parle aussi de confiance en Dieu, de foi et du fait de ne pas céder à la panique, à la pression, à la précipitation.
Pierre enseigne donc la sobriété, la mesure et la modération comme des prérequis à la prière.
Et, tout cela réclame, bien évidemment, un certain contrôle dont le but est d’éviter d’un côté les débordements charnels qui parfois s’expriment dans la prière et de l’autre d’orienter le prieur et ses prières dans la bonne direction. (Tel l’archer, l’arc, la flèche et la cible qui doivent être alignés).
Vous est-il arrivé de prier sans viser la bonne cible…?
Vous est-il arrivé de prier sans y mettre votre cœur…?
Vous est-il arrivé de prier sans avoir des buts clairs…?
 Comment pourrions-nous espérer l’exaucement si l’ensemble de ces choses ne sont pas réunies… si l’alignement n’est pas correct…?  
Si nous vous me permettez de poursuivre un peu plus loin dans cette pensée, nous pouvons découvrir que Louis Segond traduit le verset de 1 Pierre 4.7 par:
« Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière. »
 Si l’on devait redonner au texte, les sens grec des mots utilisés par son auteur, on écrirait:
« Soyez donc « sophroneo » = sain d’esprit ou dans votre bon sens, dans une réelle maîtrise de vous-même et une juste évaluation en vue de limiter vos passions, pour  « nepho » à la prière »  (être sobre = mesuré & modéré), calme et concentré, impartiale (sans parti-pris) et de circonspect (qui est une retenue prudente dans ses paroles ou dans ses actions).
En ces sens, la version Parole Vivante nous place dans une meilleure exégèse du texte lorsqu’elle dit « Soyez donc raisonnables: menez une vie ordonnée et sobre dans la maîtrise de soi, la vigilance et le recueillement nécessaires à la prière. »
Trop vaquent à la prière comme à une occupation découlant de la vie chrétienne, une pratique à faire, une réunion à assister, un commandement auquel nous devons répondre sans même prendre le temps de considérer l’état du cœur du prieur.
Aussi, il y a parfois des déséquilibres entre la vie de celui qui prie et ses propres prières.
 EM Bounds « Notre prière pour être forte, doit être étayée par une vie sainte. La vie de foi perfectionne la prière de la foi. »
Pouvons-nous réaliser et accepter que ce qui entrave le plus nos prières c’est nous-même..?!
 Charles Spurgeon « Négliger la prière est le lieu de naissance de tous les maux. »
On accuse parfois la flèche, souvent la cible mais rarement l’archer…!
La prière n’est pas le moyen d’obtenir ce que l’on veut mais ce que Dieu veut…!
Jacques 4.3 « Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions. »
Jacques nous dit clairement que nous devons voir dans la prière visant la satisfaction de nos passions quelque chose qui déplait profondément à Dieu car si tout est aligné (l’Archer, l’arc, la flèche et la cible) c’est uniquement pour viser un but charnel: car dans ces prières, la cible n’est pas la bonne…!
L’archer regarde toujours la cible avant de se positionner et il aligne tout le reste (lui-même, son arc et sa flèche.) sur sa cible.
Si votre cible n’est pas bonne, vous ne serez pas correctement aligné.
Et, si vous n’êtes pas correctement aligné, vous n’atteindrez jamais la cible de Dieu.
Dietrich Bonhoeffer « Si nous voulons prier correctement, peut-être est-il est nécessaire que nous prions contrairement à notre propre cœur. Ce n’est pas ce que nous voulons prier qui est important, mais ce que Dieu veut que nous priions. La richesse de la Parole de Dieu doit déterminer notre prière, pas la pauvreté de notre cœur. »
En préparant ce partage je me documentais sur les exigences requises pour un archer:
  • La maîtrise de soi
  • La résistance au stress
  • La concentration
  • La régularité associée à la précision (persévérance = précision)
  • La volonté
  • L’équilibre physique et mental
  • La rigueur (discipline)
  • L’esprit d’équipe (dans l’antiquité les archers tiraient ensemble)
  • La capacité d’adaptation (à l’environnement, aux intempéries…)
  • La préparation du matériel qui doit toujours être réglé et entretenu
 Voyez-vous les analogies qui existent avec la prière dans nos vies…?
Si nous relisons notre verset de 1 Pierre 4.7″
« La fin de toutes choses est proche. Menez donc une vie équilibrée et ne vous laissez pas distraire, afin d’être disponibles pour prier. »
 Nous comprenons mieux comment nous devons nous disposer maintenant pour prier ou quels progrès ou entrainement nous devons effectuer pour devenir des prieurs qui atteignent la cible.
Nous devons-nous préparer à l’avenir et pour cela la prière est indispensable.
Dans les combats antiques les archers devaient atteindre le plus de cibles possibles pour éliminer le plus d’assaillants avant qu’ils ne s’approchent et entre dans un combat corps à corps.
Les archers détruisaient l’ennemi alors qu’il était encore au loin…!
 Pouvons-nous nous tourner, nous aligner et tirer des flèches de victoires vers notre avenir…? Vers les cibles que Dieu nous désigne..?!
 Ainsi, il n’est pas étonnant de voir l’Apôtre Paul placer l’arme de la prière à la fin de sa liste d’écrivant l’armement du chrétien dans Ephésiens 6.18 « Faites en tout temps par l’Esprittoutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance, et priez pour tous les saints. »
Pour lui comme pour Pierre, la prière était en quelque sorte comme un aboutissement de la vie chrétienne par le fait que la prière est précisément ce qui définit un véritable chrétien, une véritable chrétienne. Car seul un chrétien véritable peut réellement prier au sens biblique du terme c’est-à-dire prier par l’ESPRIT.
Il y a une grande différence entre le fait de lancer des flèches au hasard, à l’aveuglette ou sans but précis et viser une cible bien déterminée. C’est ainsi que l’intercession prend tout son sens puisqu’elle vient du grec « entugchano » (en-toong-khan’-o) qui  veut dire : frapper le but en lançant une flèche et le mot « tugchano » a sa racine en « tikto » qui signifie enfanter ou porter du fruit…!
Les seuls versets du Nouveau Testament qui parlent d’intercession sont:
Romains 8.26-27 « De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons  pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit  lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit,  parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. »
Romains 8.34  « Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il  est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous! »
L’intercession a donc lieu dans les lieux célestes, c’est pourquoi  un peuple attaché à la terre ne peut pas intercéder.
Les intercesseurs sont ceux qui prennent de la hauteur par l’Esprit et qui ont compris qu’ils sont assis en Christ dans les lieux célestes, dans un lieu de révélation, où ils ont accès à la salle du trône pour communiquer directement avec Dieu.
Nos sujets de prières avant d’être écrit dans nos cœurs doivent en premier lieu être écrits dans le cœur de Dieu.
Intercéder c’est tirer des flèches dans la cible que Dieu nous a montrée en étant assis en Christ dans les lieux célestes!
Aussi, je vous invite maintenant à intercéder en étant « nepho » calmes et concentrés en esprit.
Ce soir visons les cibles que Dieu désigne par son Esprit car notre avenir en dépend!
PASTEUR Xavier LAVIE

lundi 20 mars 2017

Le contrat de confiance



Psaumes 62/2: "Oui, c’est en Dieu que mon âme se confie; de lui vient mon salut.
Oui, c’est lui qui est mon rocher et mon salut; ma haute retraite: je ne chancellerai guère.
Jusqu’à quand vous jetterez-vous sur un homme, chercherez-vous tous à l’abattre, comme une muraille qui penche, comme une clôture qu’on renverse?
Ils conspirent pour le précipiter de son poste élevé; ils prennent plaisir au mensonge; ils bénissent de leur bouche, et ils maudissent dans leur cœur. -Pause.
Oui, mon âme, confie-toi en Dieu! Car de lui vient mon espérance.
Oui, c’est lui qui est mon rocher et mon salut; ma haute retraite: je ne chancellerai pas.
Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu.
En tout temps, peuples, confiez-vous en lui, répandez vos cœurs en sa présence! Dieu est notre refuge. -Pause.
Oui, vanité, les fils de l’homme! Mensonge, les fils de l’homme! Dans une balance ils monteraient tous ensemble, plus légers qu’un souffle.
Ne vous confiez pas dans la violence, et ne mettez pas un vain espoir dans la rapine; quand les richesses s’accroissent, n’y attachez pas votre cœur.
Dieu a parlé une fois; deux fois j’ai entendu ceci: C’est que la force est à Dieu.
A toi aussi, Seigneur! La bonté; car tu rends à chacun selon ses œuvres."


1. Introduction:
En 1968, une entreprise française de magasins spécialisés dans la vente d'électroménager, de matériels informatiques et audiovisuels ouvrit ses portes.
Le succès de cette enseigne se fit grâce à une stratégie de communication qui débuta dès 1973 et dont le but était la promotion d'un service après-vente dont le slogan fétiche s'intitula:

«Le contrat de confiance».

Les trois frères qui fondèrent ces magasins comprirent très vite que la confiance était la base essentielle pour  développer un bon réseau de clientèle dont les trois hommes espéraient la fidélisation.

Il ne restait plus qu'à établir ce contrat de confiance,…, quelle idée géniale…!

Ces trois hommes avaient un temps d'avance sur les autres car de nos jours, le principal défi à relever par une entreprise est de surpasser les attentes de ses clients tout en établissant une relation forte et durable avec eux. Tout cela permet de bâtir une relation de confiance avec les clients afin de les fidéliser mais aussi de les inciter à recommander et promouvoir la marque autour d’eux.

Il est évident qu'en matière de relation humaine, la confiance est le carburant de nos relations aux autres. Elle est une source de motivation, d’engagement, de bien être et de plaisir.
Comme chacun sait la confiance ne se décrète pas mais se construit, elle se gagne petit à petit par le biais de renforcements positifs, d’engagements et de paroles tenus.
Mais lorsque la confiance est entachée, la relation s'en retrouve instantanément ébranlée…

Quand on recherche l'étymologie latine du mot confiance, on trouve: "CON FIDERE" qui signifie littéralement "avec foi".
La confiance c'est la foi en action!
Avec une telle définition, la confiance se doit d'être la caractéristique principale des chrétiens et plus généralement de l'Eglise.

A réalisant que des entreprises, dont l'unique but est de faire du profit, travaillent sur la notion de confiance c'est-à-dire de la foi accordée, n'est-il pas logique de penser que dans l'Eglise la confiance devrait atteindre son paroxysme…?

L'Eglise est par définition le terrain dans lequel la foi se développe, elle porte en elle la notion de confiance comme aucune autre organisation au monde ne peut le faire.

Alors, en y réfléchissant bien, je me posais la question pour savoir si nous avions un contrat de confiance clairement établi entre nous et le Seigneur…?
Ne pensez-vous pas que la confiance n'est pas ce qui nous manque le plus dans notre vie chrétienne...?    

Ce que vous vivez au quotidien est-il à la mesure
de la foi que la Bible réclame…?!

Le roi David l'avait bien réalisé et il déclara: "Oui, c’est en Dieu que mon âme se confie" et il donna une injonction à son âme en ces mots: "Oui, mon âme, confie-toi en Dieu!"

Réalisons-nous que le manque de confiance en Dieu nous a fait passer à coté de nombreuses bénédictions? 

Le manque de confiance entraîne la précipitation, les mauvaises décisions, la désobéissance et finalement nous fait chuter…
Quelle triste réalité entoure celui ou celle qui vit sans faire pleinement confiance à Dieu.
Celui-là prend en main son destin, s'affaire inutilement et porte l'inquiétude quotidiennement.
Ses entreprises finissent toujours par échouer et ses efforts se soldent par des déceptions qui à  force de répétitions érodent son tempérament sans parler de l'état de sa communion avec Dieu…!      

Le Proverbe 28/26 dit que: "Celui qui a confiance dans son propre cœur est un insensé…" 

L'insensé n'est-il pas celui qui avance sans même savoir où il va…?
L'insensé a perdu la raison, la sagesse n'est plus en lui et ses pas le conduisent vers la ruine.

En qui vous confiez-vous…? 
Faites vous partie de ceux qui n'ont confiance qu'en eux même…?

Alors il est temps pour vous d'établir ou de rétablir votre confiance en Dieu!

Récemment, je parcourais le vieux recueil de chant des "Ailes de la Foi" de ma grand-mère paternelle qui était chrétienne et qui par sa confiance en Dieu avait reçu le salut de sa famille.

En tournant les pages de ce vieux livre, tomba un petit feuillet intitulé: "Confiance"

Il commençait par ces mots:
"Dieu ne peut te laisser voir toujours ton chemin; marcher, mais par la foi, tel est l'ordre divin. 
Dieu ne peut de ta route enlever chaque pierre; tu lâcherais bientôt sa tendre main de Père."   

Merveilleuses paroles qui nous donnent à comprendre que la confiance avec Dieu dépasse quelque peu les notions que nous en avons communément…


2. La confiance aveugle.
Parler de confiance aveugle en relation avec Dieu est plus que logique.
L'auteur de l'épître aux hébreux disait dans Hébreux 11/1(PVV): "Et qu’est-ce que la foi? C’est une ferme confiance dans la réalisation de ce qu’on espère, c’est une manière de le posséder déjà par avance. Croire, c’est être absolument certain de la réalité de ce qu’on ne voit pas."   
   
Un chrétien est par définition un aveugle confiant qui avance en s'appuyant sur Dieu.
Doute-t-il…? 
Sa progression sera stoppée!

Abandonne-t-il la main de Dieu? 
C'est alors pour lui la chute assurée!

Trop de gens pensent à tord que Dieu passe son temps à enlever les moindres obstacles sur notre route. De toute évidence, il n'est pas celui qui les sème le long de notre chemin mais il n'est pas non plus celui qui nous garantit une progression sans obstacles…

L'adversité n'est-elle pas un moyen que Dieu utilise pour nous rapprocher de lui ? 
Si nous avions la garantie d'une vie sans difficulté en quoi aurions-nous besoin de faire des efforts pour entretenir une relation saine avec Dieu ?

Notons que si la reconnaissance est le sentiment que nous devons avoir envers Dieu en ce qui concerne le temps écoulé; la confiance en Dieu est sans aucun doute le sentiment qui doit dominer en nous en ce qui concerne l’avenir car nous n'ignorons pas que de grands dangers menacent le croyant à chaque étape de sa route.

Le psaume 91 nous parle de l’oiseleur, du lion, de l’aspic, du dragon...
N'est-ce pas Satan lui-même qui se tient en embuscade à chaque carrefour de notre vie? 

La peste qui marche dans les ténèbres n'est-t-elle pas la description du péché qui est autrement plus grave que la maladie? 

La flèche qui vole de jour ne suggère-t-elle pas une mauvaise pensée qui jaillit à l’improviste d’une image de la rue, d’une lecture ou d’une conversation douteuse.
Les frayeurs de la nuit ne sont-elles pas les inquiétudes qui nous empêchent de goûter au sommeil paisible.

Crions avec le psalmiste: 
Psaume 91/2: "Je dis à l’Eternel: mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie!"
La suite du petit feuillet dit: 
"Dieu ne peut t'épargner ni les pleurs, ni la croix, ni le joug qui t'oppresse et t'irrite parfois. Il faut pour vivre au ciel passer par le calvaire. Il faut que la douleur nous guide vers le Père."


3. La confiance dans la souffrance.
Combien le chemin de la croix est dur pour notre chair.
Lorsque la souffrance nous tiraille, lorsqu'elle anéantit en nous nos moindres forces nous serions en droit de réclamer à Dieu la délivrance en priant: "Que cette heure s'éloigne de moi!" 
Mais combien sont disposés réellement à poursuivre leur prière en disant: "Père toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux."   
   
Telles furent les paroles du Christ dans le jardin de Gethsémané.

Ainsi, garder confiance quand la souffrance nous assaille n'est pas humain…!
Garder la foi quand l'injustice nous frappe, quand on est maltraité, quand on se sent repoussé, quand on est victime de violence est d'une dimension surhumaine…

Tout cela relève du divin, d'une action de Dieu en nous lorsqu'il trouve un cœur disposé à supporter afin d'obtenir d'avantage qu'en faisant l'économie de la croix.

Car faire l'économie de la croix, c'est véritablement passer à coté du meilleur pour notre vie spirituelle.

Le christ n'a-t-il pas défini notre bonheur en disant dans Matthieu 5/11-12: "Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous."

La confiance dans la souffrance, c'est aussi savoir garder le silence tandis qu'au fond de nous les cris retentissent.
Notre sauveur n'est-il pas resté muet comme une brebis devant ceux qui la tondent, comme un agneau que l'on mène à la boucherie ?

En réalité, la douleur est le chemin sur lequel marche tous les hommes, c'est sur ce chemin que le Christ est venu nous rejoindre.
Il a marché comme un homme de douleur, habitué à la souffrance et ses pas nous ont laissé des empreintes indélébiles qu'il nous faut suivre afin d'arriver jusqu'au Père.

Ne cherchez pas un autre chemin, il n'en existe aucun…!

Le petit feuillet se poursuit ainsi…
"Souvent à la nacelle, il faut un vent d'orage pour que les matelots pointent droit au rivage. 
Souvent, à la brebis, il faut prendre un agneau pour qu'elle entre au bercail avec tout le troupeau."


4. L'utilité d'une confiance éprouvée.
Lorsque notre confiance, ou notre foi, sont ainsi sollicitées, il nous faut rassurer notre cœur et donner à nos âmes l'apaisement qu'ils réclament.
Plongés dans les ténèbres nous prenons mieux conscience de la lumière qui nous éclaire.
Ainsi, ce qui parait à première vue (pour ne pas dire aux yeux de notre chair) une épreuve illégitime devient pour celui ou celle qui regarde avec les yeux de Dieu, un moyen formidable d'aller plus loin.
C'est souvent après s'être débattu, voir même parfois révolté contre Dieu qu'un apaisement salutaire vient nous laisser entrevoir la destination vers laquelle Dieu nous attirait.

L'apôtre Jacques a écrit dans son épître:
Jacques 1/12(PVV): "Heureux celui qui tient bon dans l’épreuve et la supporte patiemment, car une fois qu’il aura fait ses preuves, sa couronne de vainqueur sera la vie éternelle promise par Dieu à ceux qui l’aiment."

Dans ma première Bible est notée cette parole: "Repousse loin de toi l'erreur de te croire à jamais vainqueur. Ton œuvre sera terminée quand la couronne que Dieu nous donne sur ton front  sera déposée"

Je ne pense pas que vous avez actuellement une couronne sur vos têtes...!

C'est donc que chacun de nous est encore en chemin…
Es-tu actuellement dans le vent d'orage ?
Ton agneau, ce que tu aimes, t'a-t-il été pris ?

Lorsque sur les chemins du monde le pèlerin s'égare, Dieu a un plan de salut pour le ramener dans la voie sainte.
Seulement, ce plan d'urgence n'est-il pas des plus éprouvants pour celui qui avançait comme un insouciant…?  

L'amour de Dieu n'est point faiblesse, il ne baisse pas les yeux incapable de changer les choses. Il attend souvent patiemment un regain de foi qui nous hisserait hors du bourbier. Mais quand la glaise collante nous plaque dans le quotidien d'une vie charnelle, Dieu sort de sa patience armé d'une solution extrême et adaptée à notre situation et dans son amour, il n'hésite pas à opérer, tel le chirurgien qui ampute une jambe pour éviter à la gangrène de monter.    

Où es-tu actuellement ?
Sur le sentier de la justice ou dans les prairies de la nonchalance?


Et le petit feuillet de continuer…
"Ainsi, dans son amour, Dieu permet la fournaise, il l'attise parfois plutôt que ne l'apaise. Mais le Dieu Tout-Puissant a dit que pour les siens le feu ne brulerait jamais leurs liens."

5. La confiance est plus forte que tout.
Si la confiance éprouvée est d'une grande nécessité, elle permet dans chaque épreuve à celui qui la traverse de sortir plus que vainqueur.
N'oublions pas que pour vaincre le monde, il n'y a que la foi! C'est-à-dire une confiance en Dieu à chaque instant. L'apôtre Jean nous le dit dans 1 Jean 5/4: "la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi".

Quelle différence la fournaise révèle-t-elle réellement…?
Elle marque la limite entre celui qui vit sa foi et celui vit sans foi…! 

Lorsque nous parcourons le récit de la fournaise où furent jetés les compagnons de Daniel, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, pour n'avoir pas accepté de se prosterner devant la statue de Nébucadnetsar, nous découvrons ce que la confiance en Dieu peut produire de plus exceptionnelle.

Daniel 3/19: "Nebucadnetsar fut rempli de fureur, et il changea de visage en tournant ses regards contre Schadrac, Méschac et Abed-Nego. Il reprit la parole et ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’il ne convenait de la chauffer. Puis il commanda à quelques-uns des plus vigoureux soldats de son armée de lier Schadrac, Méschac et Abed-Nego, et de les jeter dans la fournaise ardente. Ces hommes furent liés vêtus de leurs caleçons, de leurs tuniques, de leurs manteaux et de leurs autres vêtements, et jetés au milieu de la fournaise ardente. Comme l’ordre du roi était sévère, et que la fournaise était extraordinairement chauffée, la flamme tua les hommes qui y avaient jeté Schadrac, Méschac et Abed-Nego. Et ces trois hommes, Schadrac, Méschac et Abed-Nego, tombèrent liés au milieu de la fournaise ardente. Alors le roi Nebucadnetsar fut effrayé, et se leva précipitamment. Il prit la parole, et dit à ses conseillers: N’avons-nous pas jeté au milieu du feu trois hommes liés? Ils répondirent au roi: Certainement, ô roi! Il reprit et dit: Eh bien, je vois quatre hommes sans liens, qui marchent au milieu du feu, et qui n’ont point de mal; et la figure du quatrième ressemble à celle d’un fils des dieux. Ensuite Nebucadnetsar s’approcha de l’entrée de la fournaise ardente, et prenant la parole, il dit: Schadrac, Méschac et Abed-Nego, serviteurs du Dieu suprême, sortez et venez! Et Schadrac, Méschac et Abed-Nego sortirent du milieu du feu. Les satrapes, les intendants, les gouverneurs, et les conseillers du roi s’assemblèrent; ils virent que le feu n’avait eu aucun pouvoir sur le corps de ces hommes, que leurs cheveux n’avaient pas été brûlés, que leurs caleçons n’étaient point endommagés, et que l’odeur du feu ne les avait pas atteints. Nebucadnetsar prit la parole et dit: Béni soit le Dieu de Schadrac, de Méschac et d’Abed-Nego, lequel a envoyé son ange et délivré ses serviteurs qui ont eu confiance en lui, et qui ont violé l’ordre du roi et livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer aucun autre dieu que leur Dieu! Voici maintenant l’ordre que je donne: tout homme, à quelque peuple, nation ou langue qu’il appartienne, qui parlera mal du Dieu de Schadrac, de Méschac et d’Abed-Nego, sera mis en pièces, et sa maison sera réduite en un tas d’immondices, parce qu’il n’y a aucun autre dieu qui puisse délivrer comme lui."

Refuser la fournaise ou tenter de la contourner par un compromis c'est faire le deuil de la bénédiction qui nous attend non seulement à l'intérieur de cette fournaise, mais c'est aussi se priver du résultat qu'elle fait rejaillir dans la vie de celui qui l'a traversée.

Qu'est ce que ma confiance en Dieu peut me permettre de faire…? 

Tout !,…, car tout est possible à celui qui croit.  

Ma confiance doit me permettre de marcher sur l'eau si Dieu m'y invite; elle doit me faire traverser la mer à pieds secs si Dieu l'ouvre; elle doit me convaincre d'offrir mon enfant si Dieu me le demande; elle doit me faire tourner autour d'une muraille imprenable avec des trompettes si Dieu me promet de les faire tomber; elle doit me faire traverser la fournaise si c'est le prix à payer pour vivre hors du compromis; elle doit me faire monter sur la croix si c'est le moyen que Dieu a choisi pour sauver le pécheur!

Mais dites-moi ce que la confiance en Dieu produit à chaque fois…?
Un résultat des plus étonnants, car au-delà d'un caleçon non endommagé, ce qui est en soit un miracle,…, Dieu a manifesté sa gloire, en sortant vivants ces trois hommes qui témoignèrent ainsi à tous de la supériorité de Dieu sur tout autre chose.      

Cela m'amène à vous lire la suite du petit feuillet… 
"En Dieu qui te conduit, met donc ta confiance. Chante, si tu le peux un hymne d'espérance. Peut-être, en t'écoutant, un cœur, auprès de toi, triste et désespéré, retrouvera la foi."


6. La confiance est l'essence même de notre témoignage.
Quel plus merveilleux exemple de foi peut trouver que celui d'un frère ou d'une sœur qui dans l'épreuve ou l'adversité continue de chanter.

Quand tout autour de lui semble défaite et échec, il maintient fermement sont espérance par des chants de victoire. Il ne laisse pas les complaintes envahir son cœur mais il entonne assez fort pour que son adversaire entende le chant de celui qui garde confiance.

Désirez-vous plonger le diable dans le plus grand désarroi ?
Alors chantez quand tout va mal!
Criez la gloire du Tout-Puissant à qui peut l'entendre.
Car il y a plus de victoires remportées par le chant dans la bible que par l'épée.

Ce n'est pas pour rien qu'Israël montait au combat avec la tribu de Juda en avant. Juda, la tribu de la louange était le gage de la victoire. Et, sans combattre Israël regardait des ses yeux, Dieu lui accorder la victoire.

Si vous commencez par étudier les circonstances dans lesquelles étaient plongés ceux et celles qui ont composé les plus beaux chants de victoire, vous verrez aussi l'adversité qui les entourait à cet instant précis.
Ces mêmes chants ont été les instruments pour le salut des milliers d'âmes…


Le petit feuillet se termine par ces ultimes mots…
"Qu'importe si ta voix hésite, pleure ou tremble. Dieu permet de chanter et pleurer tout ensemble. Marchons les yeux fixés sur le but constamment, dans la joie ou les pleurs, mais toujours en chantant."   


7. La confiance nous amène au but.
La confiance, c'est ce qui nous mène au but final.
Sans la foi, il est impossible d'entrer au ciel. Sans elle vous pourrez tout au plus traverser la vie, mais jamais vous ne pourrez forcer l'éternité de Dieu.

Le petit feuillet nous dit "marchons", car ainsi, il permet même aux plus faibles au milieu de nous, de poursuivre les efforts, car n'oublions pas, que c'est aussi par la persévérance que nous sauverons nos âmes.

Mais, l'auteur aux Hébreux, dit qu'il y a une course à mener, si nous voulons que notre foi atteigne la perfection. Il n'y a pas à flâner sur le chemin de la foi.

Le repos pour le croyant est céleste et pas terrestre…
Il ne faut jamais mettre notre confiance en veille, elle doit toujours être allumée, prête à  fonctionner car le moindre évènement peut ainsi se frayer une brèche jusqu'à notre cœur et nous blesser mortellement.

Entendez-vous les chants qui viennent du passé…?
Ceux des témoins qui ont traversé l'adversité et qui dans le ciel, autour du trône de l'agneau continuent de crier les louanges au Dieu de toute éternité.

Hébreux 12/1-2: "Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, qui suscite la foi et la mène à la perfection; en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu."


8. Conclusion.
Sans confiance, nous savons que la relation ne peut être que partielle, car placée sous le sceau du doute et de la suspicion. Personne ne peut rien recevoir lorsqu'il est envahi par ce type de pensées.
Essayer de vivre la vie spirituelle sans confiance, c'est nier la quintessence même de notre relation à Dieu.

Ne pas faire confiance à Dieu c'est perdre les bénéfices qui s'attachent à la vie par la foi.
Aussi vous pouvez perdre tout ici bas et vous aurez la joie avec le temps de voir qu'en fait vous n'avez rien perdu. Mais, si vous perdez la foi, même si vous conservez le reste en réalité vous avez déjà tout perdu.
Avez-vous signé "le contrat de confiance"?
C'est encore le moment de le faire maintenant!

Ephésiens 3/12:"en lui nous avons, par la foi en lui, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance."
PASTEUR Xavier LAVIE

LE PACIFICATEUR



Genèse 49/10: " Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Schilo, et que les peuples lui obéissent."

1. Introduction:
Un seul verset biblique parle du "Schilo", ce terme hébreu traduit par pacificateur représente pourtant le Christ dans l'un de ses aspects. Jésus signifie "L'Eternel est salut", le Christ veut dire "le oint", et Emmanuel "Dieu est avec nous", mais l'un des autres noms moins connu de notre Seigneur est aussi "Schilo", le pacificateur: le prince de la paix comme l'a aussi décrit Esaïe 9/6: "Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix."

Jésus Christ, le "Schilo", réalise en lui les deux types les plus glorieux de la royauté théocratique: celui du conquérant et celui du pacificateur.  
A travers lui, la paix du peuple de Dieu est toujours assurée par le triomphe qu'il a remporté sur ses ennemis.

Mais savez-vous réellement ce qu'est un pacificateur et quel est son rôle?

Le pacificateur est celui qui rétablit la paix, apaise et calme toutes sortes de tentions.

En cela notre Seigneur Jésus, notre "Schilo", notre prince de la paix a le rôle absolu:
- Il tient ce rôle au sein même de nos combats.
- Il tient ce rôle d'une autre façon, quand il nous accorde des trêves, entre chacune de nos batailles.
- Il aura ce rôle définitif lorsqu'il régnera sur la terre et que toutes les nations lui obéiront.

En attendant que tout cela arrive, les enfants de Dieu sont engagés dans une guerre spirituelle permanente contre l'ennemi de leur âme. C'est pourquoi, comme la tribu de Juda, nous devons conserver le sceptre et le bâton souverain que notre Roi nous a confiés.

Le sceptre est le symbole de l'autorité et le bâton souverain représente le législateur, celui qui grave et inscrit la loi.
L'autorité de Christ et sa loi (c'est-à-dire ses commandements) doivent accompagner notre marche. Elles ne doivent pas s'éloigner de nos pieds, le temps que nous sommes dans la bataille, le temps que le pacificateur n'est pas venu et que les peuples des nations ne lui obéissent pas encore. 
C'est ce que dit Genèse 49/10 pour le peuple de Juda et cela nous concerne aussi.
 " Le sceptre ne s’éloignera point de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne le Schilo, et que les peuples lui obéissent."

Après sa résurrection, avant de quitter cette terre, Jésus-Christ nous a revêtus de son autorité royale et il a inscrit sa loi dans nos cœurs, notre conscience nous en rend témoignage.
Il a fait de nous " une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis…" comme l'annonce l'apôtre Pierre dans 1 Pierre 2/9.

Il nous a donnés procuration sur son nom afin que nous ayons son autorité et sa puissance.
Jean 15/16: "Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne."

Par le saint Esprit, il nous a revêtus de sa puissance pour que nous accomplissions sa volonté.
Actes 1/8: "Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre."

2. Schilo au sein des combats.
Le livre de l’Apocalypse nous montre que dans les derniers temps, Satan apparaîtra dans sa colère et fera la guerre à  l'Eglise.
Apocalypse 12/17: "Et le dragon fut irrité contre la femme, et il s’en alla faire la guerre au reste de sa postérité, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui retiennent le témoignage de Jésus."

Nous, l’église de Jésus Christ, parlons souvent de combat spirituel… 
Mais le combat décrit dans l’Apocalypse est une attaque mondiale que Satan lancera contre le corps du Christ, l'Eglise. 
C'est pourquoi chaque croyant doit réaliser qu'il est enrôlé dans la grande armée du Seigneur. 

Des événements catastrophiques se suivent sans relâche partout dans le monde, que ce soit dans les domaines économiques, climatiques ou politiques. Des insurrections voient le jour, des révoltes se multiplient, la violence se répand, le péché s'infiltre insidieusement pour corrompre toutes les valeurs morales…sans épargner l'Eglise! 

Bref le pouvoir des ténèbres enveloppe la terre et s'acharne à détruire l'œuvre que Dieu veut accomplir! 

L'ennemi s'infiltre dans chaque brèche et tente d'établir son pouvoir absolu sur ce monde dont il est le prince. Il sait que les temps sont courts et que sa fin approche, c'est pourquoi, il tente d'épuiser les enfants de Dieu en précipitant ses assauts et en récidivant inlassablement. 
La guerre fait rage, nous ne pouvons ni le nier ni vivre comme si notre ennemi n'existait pas.

Nous savons quels temps nous vivons et nous devons nous accrocher à notre "Schilo", le chef de notre armée, le conquérant pacificateur.

Dieu ne souhaite pas que ses enfants serrent les dents en faisant semblant que tout va bien, alors qu'ils sont en proie aux offensives destructrices de l'ennemi.

Les soldats ne vont pas à la guerre avec un masque souriant sur leur visage! 
S'ils se griment c'est seulement pour se camoufler, non pour faire semblant que la paix règne.

En plein combat, un soldat ne sourit pas, il veille, il se défend et mène des offensives dangereuses. S'il est en danger, il appelle à l'aide ses alliés et s'il est blessé il lance un SOS à l'infirmerie. 

Aucun soldat ne tenterait de survivre seul contre ses ennemis, la fleur au fusil et un masque souriant sur le visage.

Nous devons prendre cette guerre au sérieux!
1 Corinthiens 10/12: " Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber!"

Certains présomptueux ont fini par disparaître de nos rangs alors qu'ils se croyaient si forts!
L'arrogance, la suffisance, les faux semblants et la négligence sont autant de brèches dont l'ennemi  se sert pour détruire les enfants de Dieu! Attention!!!

Aucun de nous n'est tout puissant,…, c'est pourquoi nous avons besoin les uns des autres pour nous exhorter et nous protéger tout en comptant sur notre Seigneur dont la présence nous assure la victoire.
Psaumes 24/8: "Qui est ce roi de gloire? L’Eternel fort et puissant, L’Eternel puissant dans les combats."

Christ est notre chef, mais nous sommes son corps, son armée qui doit être solidaire et unifiée en lui.

La plupart d'entre nous ne se sentent pourtant pas une âme guerrière, ni des aptitudes militaires. Nous préférons tous la paix à la guerre et préférerions tous éviter les combats, les luttes et la guerre spirituelle.  

On prie souvent pour une issue rapide à la bataille parce qu'on déteste souffrir, mais nous n'avons pourtant pas le choix. 
Deux royaumes sont en guerre sur cette terre, celui des ténèbres et celui de la lumière de Dieu. Nous ne pouvons pas être neutres dans ce combat, car nous appartenons à l'armée du Roi des rois. 

En ce moment même, le corps du Christ est au milieu du combat qui fait rage. L'enfer se ligue contre l'Eglise par toutes sortes de moyens plus ou moins sournois.
Hélas, beaucoup de croyants sont dans le retrait, cherchant à échapper complètement à la bataille, préférant rester à l'infirmerie le plus longtemps possible pour échapper à la lutte, ils tentent de se faire réformer, ou désertent le camp du Seigneur pour marcher sur un terrain plus facile.

Combien, en cherchant la facilité et la paix se sont éloignés de Jésus Christ et se sont perdus à jamais?

En plus de vingt ans de vie chrétienne, j'ai tellement vu de chrétiens se perdre, et mourir spirituellement parce qu'ils se sont fait piéger dans les embuscades tendues par l'ennemi!

Croyez moi, plus le temps passe et plus nous voyons des croyants tomber. C'est malheureusement le triste constat que peut faire l'Eglise…! 
Tous ceux qui ont cloché depuis des années des deux pieds, tous ceux qui ont vécu dans le compromis, la légèreté spirituelle ou la rébellion, ne peuvent plus tenir debout face à l'ennemi. 
Toute brèche dans votre vie est un moyen pour Satan de s'infiltrer et de vous anéantir.

Faites attention, veillez!!!

Si vous ne construisez pas votre vie sur le roc et si vous n'appliquez pas la parole de Dieu dans ses moindres détails, rien ne vous protégera des traits enflammés de l'ennemi. 
Les vents contraires vont s'abattre sur vous et votre ruine sera grande!

La puissance et la gloire du "Schilo", le prince de paix, ne se trouve pas à l'arrière mais au plus fort du combat. 

Il fut avec David contre Goliath, avec Gédéon contre les Madianites et avec les israélites pour abattre les murs de Jéricho.

Dieu ne sert pas de soldats aguerris et d'une élite entraînée, Dieu se sert simplement de ses enfants pour se glorifier à travers leurs faiblesses. 

Le principal ce n'est pas que vous soyez entraîné au combat et que vous vous sentiez fort, l'essentiel c'est que vous obéissiez à l’Éternel des armées et que vous ayez la foi en sa toute puissance.

Philippiens 4/6-7: "Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ."

La paix humaine ne se trouve pas sur le front, au plus fort du combat…! Sur le front beaucoup perdent leur paix humaine et naturelle…! Mais la paix de Dieu s'y trouve forcément! 

Néanmoins une question se pose: 
Pourquoi Dieu ne nous extrait-il pas de la guerre aussi vite qu'on le voudrait?

Tout simplement parce qu'il a besoin de nous pour repousser l'ennemi!

Si les chrétiens déclarent forfait ou désertent l'armée de l’Éternel, qui triomphera?

Dieu veut nous fortifier et nous enseigner sa sagesse en tant que soldat de son armée. 
Il veut nous apprendre à combattre le bon combat de la foi et nous aguerrir. 
Psaume 144/1-2: "Béni soit l’Eternel, mon rocher, qui exerce mes mains au combat, mes doigts à la bataille, mon bienfaiteur et ma forteresse, ma haute retraite et mon libérateur, mon bouclier, celui qui est mon refuge."

Comment s'exercer et se fortifier si on se cache loin des combats? 
Comment expérimenter que Dieu est notre bouclier, notre refuge et notre forteresse, si nous refusons de monter au front et à l'offensive?

Dieu ne tient pas à avoir derrière lui une armée de lâches, mais un peuple courageux.  
Il ne souhaite pas avoir des peureux ou des poltrons pour soldats mais une troupe dynamique et remplie du Saint Esprit.

En attendant, la délivrance de Dieu, le "Schilo", celui qui nous assure le calme et la paix au sein même de nos combats, nous aidera à glorifier Dieu et à le louer en dépit de tout ce qu'on subit. 

Il nous remplira d'espérance et de foi pour nous pousser à aller plus loin et dépasser nos propres limites.

Si nous murmurons sans cesse et que nous nous laissons sombrer dans l'amertume et la rancœur, nous serons loin de remporter le combat, et encore moins la guerre!
Esaïe 30/15: "C'est dans le calme et la confiance que sera votre force…" 

Le "Schilo", votre pacificateur, est celui qui peut vous donner le calme et la confiance, avant même que n'arrive une trêve, au sein même des combats les plus terribles.


Qui a déjà expérimenté cette paix qui surpasse toute compréhension, au cœur de la tourmente?


3. Le Schilo nous accorde des trêves.
Vous devez réaliser que les chrétiens plus faibles que vous, attendent de vous un exemple, un modèle et un encouragement par votre attitude de paix et de foi au sein des combats.

Le temps que vous serrez les dents en faisant semblant que tout va bien, Dieu n'agira pas.

Le temps que vous ignorerez votre problème, en tournant le dos à l'ennemi, les circonstances ne changeront pas.

Le temps que vous combattrez par vos propres moyens sans vous servir des armes que Dieu a mises entre vos mains, vous perdrez la bataille.

Abandonnez-vous totalement entre les mains de Dieu, confessez vos faiblesses et appuyez vous sur l’Éternel des armées.

Si l'ennemi lutte contre vous à l'extérieur et vous fait la guerre à l'âme à l'intérieur, comment vous en sortirez-vous tout seul?

Psaumes 94/18-19: "Quand je dis: Mon pied chancelle! Ta bonté, ô Éternel! Me sert d’appui. Quand les pensées s’agitent en foule au-dedans de moi, tes consolations réjouissent mon âme."
La bonté de l’Éternel est notre appui!

Dieu veille sur son armée et il ne permettra pas que ses enfants soient éprouvés au-delà de leurs forces. Il sait reconnaître nos limites car il sonde nos cœurs et nos reins et mieux que quiconque, il sait que nous avons besoin de trêves pour reprendre notre souffle et nos forces.

David, le roi guerrier a dit au Psaumes 46/9: "C'est lui qui a fait cesser mes combats."

La trêve est une suspension temporaire des combats entre deux adversaires. 
Cela ne veut pas dire que la guerre est terminée et que nous sommes définitivement tranquilles, à l'abri du danger et victorieux! 

Non cela signifie qu'il y un arrêt momentané des hostilités, grâce au "Schilo", le prince de paix qui combat pour nous et nous tient en retraite dans sa présence protectrice.

Ecclésiaste 3/8, nous dit qu'il y a un temps pour tout sous le soleil,  "un temps pour la guerre, et un temps pour la paix."

Ce serait épuisant et dangereux pour nous de n'avoir jamais de répits, au sein de nos combats.
C'est pourquoi Dieu dans sa miséricorde sait gérer ses troupes, il sait ce que nous pouvons supporter, ce que nous devons endurer pour nous perfectionner, ce que nous devons subir pour être brisé dans nos résistances, notre orgueil ou nos désobéissances. 
Il est le meilleur entraîneur d'hommes qui soit, parce qu'il nous connait parfaitement et sait ce qu'il veut faire de chacun de nous.

Que fait le soldat lors d'une trêve?
Il se repose mais ne se relâche pas complètement, il se restaure pour reprendre des forces, il se fait soigner, il se motive et s'entraîne toujours, car ce qu'on néglige, on finit toujours par le perdre! Il faut donc que le soldat se montre vigilent et qu'il se tienne prêt à repartir au front à l'appel de son commandant.

La trêve peut avoir lieu entre une victoire passée et un combat à venir, c'est pourquoi il ne faut jamais s'endormir sur ses lauriers et croire que la guerre est gagnée! 

Cette expression est bien adaptée à notre contexte car vous savez que le laurier servait à tresser des couronnes destinées aux héros et aux vainqueurs. Il représentait l'immortalité acquise par la victoire, mais aussi les qualités nécessaires à cette victoire: la sagesse et l'héroïsme. 
Ainsi s'endormir ou se reposer sur ses lauriers signifiait se contenter de ses premiers succès et de la couronne de lauriers qui va implicitement avec. C'est arrêter là ses efforts en prenant le risque de perdre les combats qui vont suivre. 

Attention de ne pas nous contenter d’une première réussite…!

Nous pouvons remporter une multitude de combats grâce à Dieu, mais nous n'aurons de repos que lorsque nous serons entrés dans l'Eternité.

Hébreux 4/10: "Car celui qui entre dans le repos de Dieu se repose de ses œuvres, comme Dieu s’est reposé des siennes."

Le temps que nous ne sommes pas rentrés dans ce repos, la guerre n'est pas terminée.

Si nous perdons la guerre en nous laissant achever par l'ennemi de notre âme, nous ne connaîtrons jamais le repos de Dieu. 

Chacun apprécie les temps de trêve qui nous font échapper à la peur et au stress. Combien il est appréciable de trouver un havre de paix au cœur des combats, un lieu de recueillement, d'isolement serein, de tranquillité et de sécurité loin des bruits de guerre et des conflits.
Mais attention, si le "Schilo", le prince de paix vous accorde une trêve, ce n'est pas pour y demeurer indéfiniment, ni pour devenir léthargique et rebelle à l'Esprit de Dieu qui vous rappellera bientôt à redescendre dans la vallée pour reprendre le combat.
Les moments de quiétude et de contemplation sur les hauteurs sont faits pour vous fortifier non pour que vous y demeuriez.

Si vous ne restez pas sur vos gardes, la négligence, l'indolence et la paresse spirituelle vous entraîneront dans un sommeil profond et comateux qui vous fera perdre la bataille.


4. Conclusion: Le Schilo et son œuvre finale!
Un chrétien qui court après la paix humaine et la sécurité à tous prix et qui s'accroche plus à son salut qu'à son sauveur, finira tôt ou tard par s'éloigner du "Schilo" et par perdre sa vie.
Pourquoi?
Parce que Jésus Christ a dit dans Luc 9/24: "Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera."

N'oublions jamais que seuls les vainqueurs entreront dans le ciel de gloire pour profiter de tous les bienfaits de Dieu.
Apocalypse 2/7: "A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu."
Apocalypse 2/11: "Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort."
Apocalypse 2/17:  "A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit."
Apocalypse 2/26: "A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations."
Apocalypse 3/5: "Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges."
Apocalypse 3/12: "Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau."

A la fin des temps viendra le "Schilo" pour accomplir sa tâche ultime sur la terre: vaincre l'ennemi et apporter la paix à toutes les nations qui lui obéiront, en attendant nous ne devons pas nous relâcher, l'âme lassée.

Ce sont les violents qui s'emparent du royaume des cieux, comme l'a dit Jésus dans Matthieu 11/12. 
Les "violents" cela ne signifient pas ceux qui combattent par la chair et qui se mettent en colère; mais ceux qui sont forts grâce à Christ et remplis de la puissance du saint Esprit!

Désirez-vous vous emparer du royaume des cieux et connaître la paix pour l'éternité?

Si vous le désirez, prenez des forces spirituelles en étant remplis du Saint Esprit, en priant et en vous nourrissant des paroles de Dieu!

Ne laissez pas l'ennemi prendre du terrain dans votre vie, résistez lui au contraire avec toutes les armes de Dieu. 
Colmatez toutes les brèches et veillez sur votre cœur plus que toute autre chose, car c'est là que le Seigneur y a placé ses trésors.
Ne vous laissez pas piller ce que Dieu vous a donné, veillez, priez et combattez le bon combat de la foi jusqu'au bout!

Si vous voulez connaître la paix éternelle, si vous voulez connaître le lieu de repos parfait où il n'y aura plus de souffrances ni de tristesse, vous devez vaincre l'ennemi qui combat contre vous et tente de vous éloigner à jamais du but que vous désirez atteindre.

Mon appel pour vous est celui que Paul a adressé à Timothée:
1 Timothée 6/12: "Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé." 

C'est en combattant le bon combat de la foi que nous sommes assurés de voir le "Schilo", le prince de paix, face à face. 

Car lorsque nous le verrons nous pourrons profiter à jamais de sa paix et nous pourrons dire comme l'apôtre Paul: 
2 Timothée 4/7-8: (PVV)"J’ai combattu jusqu'au bout le bon combat. J’ai achevé ma course. Je suis resté fidèle à ma foi. La couronne de la victoire, c’est-à-dire la justice parfaite et éternelle, est déjà préparée pour moi, il ne me reste plus qu’à la recevoir. Le Seigneur, le juste Juge, me la remettra au jour du jugement. Ce n’est pas à moi seul qu’il la donnera, mais à tous ceux qui auront porté dans leur coeur l’attente joyeuse de sa venue."
 
PASTEUR Xavier LAVIE