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jeudi 21 mai 2015

Une porte, un chemin , une destinée






Matthieu 7/13 &14: "Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent." 

Introduction:
Vous arrive-t-il de vous sentir parfois à l'étroit?
A l'étroit dans votre vie? 

Dans votre marche de manœuvre? 
Dans vos pensées? 
Dans vos capacités? 
Dans vos perspectives d'avenir?
Est-ce que ces derniers temps vous avez eu l'impression que ça coinçait quelque part?


Ne vous étonnez pas! Vous êtes passé par la porte étroite et vous marchez sur le chemin resserré.
Comment vous sentez-vous dans un costume bien taillé ou une robe ajustée alors que vous portez constamment des vêtements de sport et des baskets?  Mal bien sûr! 
Etriqué, manquant de liberté et éprouvant de la gène...

Lorsque Jésus est monté sur la montagne pour annoncer son fameux sermon, la foule était devant lui attentive à ses paroles. Toutes ces personnes étaient comme les brebis d'un troupeau éparpillé et sans berger qu'il fallait rassembler.
Alors, Jésus commença à les regrouper puis au travers de son message à délimiter l'espace de son enclos.

Que devait ressentir ces brebis qui avaient l'habitude de vivre sans berger, sans contrainte apparente, sans limite?
Son message répondait-il à leurs attentes?
A l'époque chacun attendait un libérateur, un homme qui allait briser le joug des romains, ils n'attendaient pas un sauveur spirituel qui allait les remettre en cause mais ils espéraient après  un héros national du style de Moïse qui avait libéré le peuple hébreu de l'esclavage des égyptiens. 
Jésus au lieu de satisfaire leur attente leur annonça qu'il leur fallait passer au travers d'une porte étroite et suivre un chemin resserré.

1) Un message qui nous remet en question
On peut être déçu par le message de l'évangile dès l'instant où l'on n'est pas prêt à accepter une remise en question personnelle. Le message du Christ qui annonce de ne pas juger mais de pardonner ses ennemis et de les aimer était à l'opposé de ce que certains pouvaient espérer.
Le but ou l'état de plénitude que l'évangile annonce est attirant à bien des égards mais beaucoup refusent le fait de devoir passer par la porte étroite pour y parvenir.
Qui veut être sauvé?
Qui veut aller au paradis?
Qui veut être béni?
Tout le monde....!

Mais qui veut passer par la porte étroite?

2) Apprêtez-vous à vous sentir à l'étroit...
Beaucoup de personnes veulent du changement mais ne sont aucunement prêtes à changer.
Beaucoup attendent des autres, mais peu s'impliquent réellement. Beaucoup ont des exigences, mais peu se plient à leurs obligations...  
Vouloir obtenir ce qu'il y a de meilleur sans aucun effort est une tentation forte et charnelle.
Mais c'est aussi une utopie, un manque certain de réalisme... 
La vie chrétienne nous conduit à nous sentir souvent à l'étroit dès l'instant que l'on n'a pas pleinement réalisé que vivre cette vie réclame bien des renoncements, des sacrifices et des limitations. Et là pour beaucoup ça coince!!!
Jésus a dit dans Jean 10/1: " En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand."
Depuis toujours, une foule de gens cherche un passage au travers de religions et des croyances, une autre porte plus facile pour avoir la vie éternelle. Le Christ les appelle voleur et brigand...Comment appelez-vous quelqu'un qui entre chez vous sans passer par la porte et sans votre autorisation?
Jean 14/6: "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi."    
Il n'y a pas trente six chemins et autant de portes pour atteindre le ciel!
Christ est non seulement la seule porte, mais il est aussi l'unique chemin qui nous y conduit!

3) Une porte à franchir
Luc 13/24: "Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas."Entrer dans le ciel n'est pas donné à tout le monde, mais uniquement à ceux et celles qui parviennent premièrement à passer par la porte.
Il y a une notion d'effort pour parvenir à franchir cette porte et cet effort n'est pas de parvenir à y faire passer tout ce que vous avez et tout ce que vous êtes. Au contraire, franchir cette porte consiste à délaisser, abandonner, renoncer, se décharger! 
Dans les villes anciennes, la nuit, on fermait par sécurité la porte principale. Si quelqu'un souhaitait entrer dans la ville, il devait entrer par une porte secondaire, une porte étroite devant laquelle il fallait se décharger pour espérer pouvoir la franchir.
Les voyageurs étaient alors contraints de délester leur chameau pour entrer dans la ville. 
Refuser de le faire en empêchait l'accès ou pire vous retrouviez l'animal bloqué dans l'entrée!
Cette situation nous renvoie au passage de Matthieu 19/24 où Jésus pour illustrer le fait de rentrer dans le ciel utilise comme exemple ce verset :"Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu."
Dans ce verset, Jésus site une des raisons qui peut empêcher une personne d'entrer dans le royaume des cieux. Mais bien d'autres choses comme le fait de se confier en ses richesses peuvent nous en bloquer l'entrée!
1 Corinthiens 6/9: "Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu."
Sentez-vous que parfois ça coince?
Que ça bloque?

Quelle est la chose qui te bloque, qui te retient?
Quelle passion, quelle pratique, quelle affection de la chair fait obstacle?
Sur la croix Jésus a non seulement ouvert la porte de l'accès au ciel par le pardon de nos péchés mais il nous a aussi donné la possibilité d'en être délivré.
Rien ne peut faire obstacle au franchissement de cette porte à une personne qui reconnaît l'œuvre du sacrifice de Jésus à la croix.


4) Un chemin à parcourir
Mais la vie chrétienne nous conduit à expérimenter que parfois après avoir passé la porte ça coince encore!
Le chemin qui commence juste après la porte est non seulement étroit mais il est resserré. 
Combien de croyants ont réussi à passer la porte pour se retrouver plus loin bloqués sur le chemin de la foi?  
L'apôtre Paul a déclaré dans Galates 5/7: " Vous couriez bien: qui vous a arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la vérité?"
Le chemin de la vie spirituelle va en se rétrécissant, il réclame à celui qui le parcourt de faire des choix.
2 Timothée 2/4: "Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé"  

Quel fardeau t'empêche maintenant d'avancer?
De quoi refuses-tu de te débarrasser?

Pose-toi simplement la question: Ai-je quelque chose à abandonner, à délaisser? 
Dont je dois être guéri?

Le chemin de la foi est trop difficile pour celui porte des fardeaux et il est trop escarpé pour celui dont le caractère n'est pas entièrement renouvelé. Seules, les brebis en bonne santé peuvent espérer sortir dans les pâturages... Les autres restent dans la bergerie pour être soignées.


Mathieu 11/28&29: "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez le repos pour vos âmes." 

Suivre le chemin de Dieu avec ses propres forces est impossible! 
Un jour ou l'autre vous vous bloquerez!
Seuls ceux qui dépendent entièrement du Seigneur peuvent espérer parvenir jusqu'au bout...!
Si vous sentez que les choses se resserrent c'est une évidence à laquelle vous faites bien de prêter attention. 
Pour éviter toutes situations de blocage: laissez-vous faire par le Seigneur, acceptez ses conseils, suivez ses directions et ne lui résistez pas. 
Il sait mieux que vous ce qui vous convient et ce dont vous avez réellement besoin.
Faites lui confiance au plus haut point, renouvelez lui constamment votre confiance par vos prières et assurez-le de votre collaboration dans la formation de votre propre vie.
Attendez-vous à ce que votre caractère vous bloque dans bien des situations mettant aussi en évidence des souffrances qui ont marqué votre vie et qui continuent à influer sur vous.
Il est presque impossible de traverser une vie chrétienne sans connaître un jour ou l'autre un de ces blocages...

Plutôt que de vous poser la question de savoir ce que Dieu fait ou ne fait pas, regardez ce qui en vous a permis cette situation?

Une pensée, une parole, une action peuvent nous stopper dans notre progression. 
Si le découragement vous envahit et vous pousse à laisser tomber, pensez à votre destinée.
Le chemin n'est qu'une étape vers la destinée éternelle, un passage obligé et incontournable.

5) Une destination à atteindre
Si le passage de la porte et le fait de parcourir le chemin vous semble difficile, que la pression paraît insoutenable; regardez vers la destination vers laquelle ils vous conduisent.
Peut-être cela vous motivera à poursuivre vos efforts!
Sinon, vous pouvez toujours penser à ceux qui ont choisi la porte large et le chemin spacieux... Mais, avant que la convoitise vous pousse à les envier, regardez quelle est leur destination.


Psaumes 73/2 à 26: " Toutefois, mon pied allait fléchir, Mes pas étaient sur le point de glisser; Car je portais envie aux insensés, En voyant le bonheur des méchants. Rien ne les tourmente jusqu’à leur mort, Et leur corps est chargé d’embonpoint; Ils n’ont aucune part aux souffrances humaines, Ils ne sont point frappés comme le reste des hommes. Aussi l’orgueil leur sert de collier, La violence est le vêtement qui les enveloppe; L’iniquité sort de leurs entrailles, Les pensées de leur cœur se font jour. Ils raillent, et parlent méchamment d’opprimer; Ils profèrent des discours hautains, Ils élèvent leur bouche jusqu’aux cieux, Et leur langue se promène sur la terre. Voilà pourquoi son peuple se tourne de leur côté, Il avale l’eau abondamment, Et il dit: Comment Dieu saurait-il, Comment le Très-Haut connaîtrait-il?
Ainsi sont les méchants: Toujours heureux, ils accroissent leurs richesses. C’est donc en vain que j’ai purifié mon cœur, Et que j’ai lavé mes mains dans l’innocence: Chaque jour je suis frappé, Tous les matins mon châtiment est là. Si je disais: Je veux parler comme eux, Voici, je trahirais la race de tes enfants.
Quand j’ai réfléchi là-dessus pour m’éclairer, La difficulté fut grande à mes yeux, Jusqu’à ce que j’aie pénétré dans les sanctuaires de Dieu, Et que j’aie pris garde au sort final des méchants. Oui, tu les places sur des voies glissantes, Tu les fais tomber et les mets en ruines. Eh quoi! en un instant les voilà détruits! Ils sont enlevés, exterminés par une fin soudaine!
Comme un songe au réveil, Seigneur, à ton réveil, tu repousses leur image. Lorsque mon cœur s’aigrissait, Et que je me sentais percé dans les entrailles, J’étais stupide et sans intelligence, J’étais à ton égard comme les bêtes. Cependant je suis toujours avec toi, Tu m’as saisi la main droite; Tu me conduiras par ton conseil, Puis tu me recevras dans la gloire.

Quel autre ai-je au ciel que toi! Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi.
Ma chair et mon cœur peuvent se consumer: Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage.
Car voici, ceux qui s’éloignent de toi périssent; Tu réduis au silence tous ceux qui te sont infidèles.
Pour moi, m’approcher de Dieu, c’est mon bien: Je place mon refuge dans le Seigneur, l’Eternel, Afin de raconter toutes les œuvres."


Pasteur Xavier LAVIE

mercredi 13 mai 2015

Le seul ANTIDOTE contre la toxine du péché.



Nombre 21.4-9 "En cours de route, le peuple se découragea. Ils se mirent à parler contre Dieu et contre Moïse en disant: 
- Pourquoi nous avez-vous fait sortir d’Egypte pour nous faire mourir dans le désert? Car il n’y a ni pain ni eau, et nous sommes dégoûtés de cette nourriture de misère!
Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents venimeux qui les mordirent, et il mourut beaucoup de gens d’Israël. Le peuple vint trouver Moïse en disant:
- Nous avons péché lorsque nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Maintenant, veuille implorer l’Eternel pour qu’il nous débarrasse de ces serpents! Moïse pria donc pour le peuple.
L’Eternel lui répondit:
- Fais-toi un serpent en métal et fixe-le en haut d’une perche. Celui qui aura été mordu et qui fixera son regard sur ce serpent aura la vie sauve.
Moïse façonna un serpent de bronze et le fixa au haut d’une perche. Dès lors, si quelqu'un était mordu par un serpent, et qu’il levait les yeux vers le serpent de bronze, il avait la vie sauve. "


Introduction:
En Février 2014,  Europe1 titrait une information qui venait de tomber sur les tabloïds des journaux en ces termes:
"Un pasteur du Kentucky était convaincu que les croyants ne pouvaient être atteints par une morsure de serpent... Il est mort."

Le pasteur Jamie Coot d'une église du Kentucky avait déjà été condamné à un an de liberté surveillée en 2013 pour avoir transporté des serpents venimeux dans le Tennessee.
A la rechercher d'une nouvelle démonstration sensationnelle et ne sachant plus comment se faire remarquer, ce pasteur organisait lors de ses célébrations des manipulations de serpents venimeux pour attester le verset de Marc 16.17 "Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru:…. ils saisiront des serpents; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal..."

Oubliant sans doute les breuvages mortels dans son garage,…, Jamie Coots, pasteur du Kentucky, issu d’une famille de manieurs de serpents depuis trois générations, a effectué son dernier culte, puisqu'il est mort des suites d’une morsure.

Il faudra peut être que l'on puisse essayer nous aussi cette pratique dimanche prochain? 
Je ne sais pas ce que vous en pensez…?


Sincèrement, je reste consterné face à une telle idiotie et devant des pratiques aussi déraisonnables, qu'inutiles et dangereuses.
Le journal a même communiqué qu'il y a 125 églises aux USA qui pratiquent encore la manipulation de serpents venimeux lors de leurs cultes. Quelle folie…!

En réfléchissant à ce drame (qu'il avait un peu cherché qu'en même…), j'imagine que ce pasteur ou ses diacres avaient sans doute oublié l'antidote pour éradiquer le venin! Dommage!
Quel drame inutile et quelle souffrance que de ne pas parvenir à l'antidote avant que le poison mortel ait fait son œuvre.

1. Les attitudes qui attirent le serpent. 
Dans notre texte d'introduction tiré du livre des Nombres, nous découvrons l'épisode dramatique des serpents venimeux.

Ce passage de l'Ecriture est encore d'actualité aujourd'hui et il demeure une source d'enseignements pour les chrétiens que nous sommes.

L'apôtre Paul soulignera d'ailleurs l'intérêt de ce passage du livre des Nombres lorsque dans
1 Corinthiens 10.9-11, il déclare: "Ne tentons point le Seigneur, comme le tentèrent quelques-uns d’entre eux, qui périrent par les serpents. Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’entre eux, qui périrent par l’exterminateur. Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles."   

La traduction de la Bible du Semeur apporte quelques variantes intéressantes à ce passage.
Trad. Semeur "N’essayons pas de forcer la main au Christ, comme le firent certains d’entre eux qui, pour cela, périrent sous la morsure des serpents. Ne vous plaignez pas de votre sort, comme certains d’entre eux, qui tombèrent sous les coups de l’ange exterminateur. Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d’exemples. Ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin."

Que pouvons-nous donc tirer de ce passage de 1 Corinthiens 10.9-11 …? 

L'évidence apparaît d'elle-même dans le texte; elle nous enseigne clairement que de forcer la main du Christ (ou de le tenter) et se plaindre de son sort entraîne alors le jugement de Dieu sur son peuple.
C'est dire à Dieu qu'il fait mal les choses, qu'il ne sait pas s'y prendre.

Comme l'apôtre Paul nous y invite, nous devons tirer des instructions de cet épisode historique du peuple d'Israël, et nous poser deux questions essentielles:

1) N'avons-nous jamais essayé de forcer la main du Seigneur…?
2) Ne nous sommes nous jamais plaints de notre sort…?

Il y a au travers de ces deux questions de quoi réfléchir dans le but d'effectuer les modifications ou les changements qui s'imposent à nos vies.
Nous ne sommes pas à l'abri de mauvaises réactions ou de manifester des sentiments d'insatisfaction à l'égard de Dieu.
Vouloir forcer la main de Dieu et ne pas être en accord avec sa volonté peut vite nous atteindre. Nul ne peut garantir de ne jamais être dans une telle ligne de pensée, dans un tel comportement de cœur.    

Dans notre récit, les enfants d'Israël traversaient un moment très difficile.
Et, ils se laissèrent aller à une "campagne de mécontentement".

Il est dit dans Nombres 21.4-5 LSG qu' "En cours de route, le peuple se découragea. Ils se mirent à parler contre Dieu et contre Moïse"

Vous arrive-t-il de vous décourager…?
Dans ces moments là qui est selon vous l'auteur ou la cause de vos découragements…? 

Mais, d'autres traductions du même passage viennent enrichir notre compréhension du texte biblique et nous révèlent d'autres dispositions du cœur du peuple.

Colombe: "Le peuple s’impatienta en route, parla contre Dieu et contre Moïse"
Septante: "mais dans ce voyage le peuple défaillit, il injuria Dieu et Moïse"
Saci: "Et le peuple commençant à s’ennuyer du chemin et de la fatigue, parla contre Dieu et contre Moïse"
Martin: "et le cœur manqua au peuple par le chemin. Le peuple donc parla contre Dieu, et contre Moïse"
Chouraqui: "En route, l’être du peuple se rétrécit. Le peuple parle contre Elohîms et contre Moshè"

En résumant ces différentes traductions, nous pouvons dire que le peuple d'Israël perdit courage, s'impatienta, défaillit, s'ennuya, manqua de cœur, et que son être s'était rétréci. 
Il y a dans cette énumération toutes les raisons qui nous font forcer la main de Dieu et nous plaindre de notre sort.


  • Combien de chrétiens perdent courage, abandonnent espoir et  regardent derrière eux avec nostalgie…? Combien sont retournés Egypte, parce qu'ils ressentaient un manque..?   
  • Combien s'impatientent voulant que les choses aillent plus vite mais ne se rendent pas compte que c'est précisément eux qui ralentissent l'exaucement de la volonté de Dieu dans leur propre vie par leurs propres comportements ou façons de voir les choses…? 
  • Il y a ceux qui défaillent et qui manifestent de la faiblesse par toutes sortes d'attitudes à l'opposé de ce que Dieu veut et qui reprennent en main leur vie qu'ils avaient confiée auparavant au Seigneur.
  • Et, il y a aussi ceux qui s'ennuient et qui aimeraient plus de nouveautés, les instables de la foi qui se droguent au changement et qui croient que l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Ceux qui ont du mal à vivre dans la constance qui pourtant est une garantie contre les nombreuses fluctuations spirituelles. 
  • Enfin la traduction Martin parle de tous ceux qui manquent de cœur et la Chouraqui de ceux qui ont leur être rétréci. Pour eux la vision de Dieu ne pénètre pas car leur capacité à recevoir par la foi est beaucoup trop petite en raison d'un cœur beaucoup trop plein de mauvaises choses.   
  • Êtes-vous un dépourvu de cœur ou un rétréci de l'Être…?       


Assurément, le manque de courage, l'impatience, la faiblesse, l'ennui, le manque de cœur, et le rétrécissement de l'être sont les causes principales qui animent une personne qui se plaint de Dieu et de ses serviteurs.  

On aurait pu penser que le peuple d'Israël avait appris la leçon, après l'expérience amère de Myriam qui fut frappée de lèpre. Mais non, ils murmurèrent amèrement contre Dieu et contre Moïse, oubliant les éclatantes bénédictions passées et les grâces ainsi que les délivrances que Dieu leur avait accordées.

Combien nous pouvons perdre rapidement de vue la fidélité et la bonté de Dieu, et devenir les victimes d'un découragement et d'une dépression que nous nous infligeons nous-mêmes…!
Après 40 ans de traversée du désert, où Dieu avait pourvu miraculeusement à leur besoin, le peuple d'Israël se découragea au même endroit où leurs pères avaient gémis dans le passé.
Là, ils gémissaient tout à nouveau.

Nombres 21.5 "Pourquoi nous avez-vous fait sortir d’Egypte pour nous faire mourir dans le désert? Car il n’y a ni pain ni eau, et nous sommes dégoûtés de cette nourriture de misère!" 

La manne que Dieu avait envoyée chaque matin, ne manqua pas, mais elle était méprisée.
Le peuple qualifia la manne de nourriture de misère…
Le rocher qui avait été frappé pour donner de l'eau les suivait, mais on avait oublié de lui parler.

N'est-ce pas là une image de celui ou de celle qui néglige la Parole de Dieu symbolisée par la manne et la prière qui consiste à parler au rocher ? 

Perdre conscience de ces ressources, c'est sombrer dans le découragement et les plaintes, c'est s'exposer aux attaques de Satan, aux morsures du serpent.
Triste état de celui ou de celle qui a mis de côté la Parole de Dieu et la prière dans sa vie.

Quelqu'un a dit que la Parole de Dieu et la prière sont respectivement la nourriture et la respiration du chrétien.
C'est une vérité que nous devons considérer ou reconsidérer car sans elles, on ne peut vivre.
Elles font partie des armes de Dieu décrites en Ephésiens 6 et "avec lequel nous pourrons éteindre tous les traits enflammés du malin."


2. Quand Dieu laisse aller.
Nombres 21.6, nous dit qu' "Alors l’Eternel envoya (shalach: laissa aller) contre le peuple des serpents venimeux (ou brûlants) qui les mordirent, et il mourut beaucoup de gens d’Israël." 

Ces serpents brûlants, qui mordaient les israélites, ne sont-ils pas des traits enflammés du malin…?

Au cours, de ce voyage plein d'embûches dans le désert, Dieu avait constamment préservé et protégé son peuple de tous les éléments naturels dangereux.
Parmi ceux-ci figuraient les serpents qui vivaient et pullulaient dans le désert.

Plusieurs s'entendent pour dire qu'il s'agit probablement du céraste qui est une race de vipère cornue.
Cette espèce se cache dans le sable du désert et sa morsure cause de vives inflammations et une sensation de soif ardente.
Ce n'est sans doute pas un hasard, si les israélites se plaignant de manquer d'eau, furent mordus par des serpents dont le venin créé une forte sensation de soif…!

La morsure du serpent crée toujours la soif dans le cœur.
Quand l'adversaire répand sa toxine dans nos cœurs, la première manifestation ressentie est cette soif (désir de s'abreuver aux sources du monde, sensation de desséchement). Ensuite viennent la paralysie (ne plus se déplacer à l'église) et enfin l'étouffement (ne plus prier, communion coupée).

Quand Israël lança sa "campagne de mécontentement" le Seigneur enleva donc sa main protectrice, et les serpents venimeux envahirent leur campement.
Beaucoup périrent suite à ces morsures distillant un venin mortel.
Il y eut aussitôt une grande consternation et de grands cris d'angoisse.

La morsure des serpents amena Israël à sentir et à confesser ses péchés.
Nombres 21.7 "Le peuple vint trouver Moïse en disant: Nous avons péché lorsque nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Maintenant, veuille implorer l’Eternel pour qu’il nous débarrasse de ces serpents!"

Alors Moïse intercéda.
Une fois encore, il consulta l'Eternel, et reçut du Seigneur le moyen d'arrêter cette tragédie que le peuple s'était lui-même attirée.
Ce qu'il faut retirer de ce passage c'est que dès l'instant qu'il y a confession du péché, Dieu répond par sa grâce et ordonne un remède, un antidote, son antidote!

Proverbes 28:13 "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde."

Cet antidote est le même dans toute la Bible, il est présent dans l'Ancien Testament mais aussi dans le Nouveau. C'est la puissante réponse de Dieu à la morsure du Serpent.
C'est le seul moyen efficace pour guérir et se rétablir…!


3. Un seul antidote.
Dans Nombres 21.8, l’Eternel dit à Moïse: "Fais-toi un serpent en métal et fixe-le en haut d’une perche. Celui qui aura été mordu et qui fixera son regard sur ce serpent aura la vie sauve."

Moïse fabriqua donc un serpent d'airain sur une perche de bois. Il le dressa au milieu de l'assemblée victime du venin mortel des serpents et tous ceux qui avaient été piqués, en levant les yeux vers le serpent d'airain, étaient miraculeusement sauvés, restaurés et guéris.

Mais qui peut croire que de regarder simplement un serpent de bronze sur un bâton est suffisant pour guérir d'une morsure mortelle? 
Ce que Dieu avait demandé à Moïse de réaliser était la représentation du serpent vaincu et transpercé.
Il représentait l’ennemi réduit à l’impuissance et qui était élevé bien haut afin que tous puissent le voir.
Il était exposé à la vue de chacun et personne ne pouvait dire: "je ne peux pas, il n'est pas à la portée de ma vue" tout comme aujourd'hui personne ne peut dire qu'il ne peut pas croire, prétextant que la foi est hors de sa portée.

Les Juifs étaient bien conscients que ce n’était pas le serpent d’airain qui les guérissait des morsures brûlantes: mais en le regardant, ils tournaient en réalité leur regard vers Dieu, le seul qui soit capable de les sauver. L'antidote par excellence!

Notons que le peuple demanda uniquement l’éloignement des serpents comme parfois nous voudrions juste que Dieu éloigne simplement le mal de nous. Le mette hors de portée.
Mais Dieu fit plus que d'éloigner le mal, il accorda à son peuple la délivrance d'une autre façon que ce qu'ils pensaient ou demandait.

Dieu exigea de chacun une participation active afin de témoigner de sa confiance en lui.
Pour cela chacun devait diriger un regard suppliant et confiant vers ce signe de pardon et de délivrance afin que la vie lui soit préservée.
Ce miracle devint l’emblème le plus parfait, de toute l’histoire juive, avec celui de la Pâques pour illustrer l’œuvre de la rédemption future.
Effectivement, on retrouve dans ce récit du livre des Nombres une image prophétique et messianique qui est contenue dans l’évangile.
Dans  Jean 3.14-15, nous lisons  "et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle." 

La clef de la compréhension de ce texte vétérotestamentaire nous est donnée dans ce passage de Jean  3où nous découvrons cette magnifique image de Jésus qui a été élevé, non pas sur une perche, mais sur la croix.

Il n'est pas le serpent d'airain, mais il meurt à notre place afin de nous communiquer la substance salvatrice qui rendra inefficace le poison mortel.

Si le serpent nous parle du péché produit par Satan, Jésus-Christ, sur la croix "a été fait péché pour nous" comme le déclara Paul dans 2 Corinthiens 5.21 "Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu."

Ainsi en mourant sur la croix, Paul dit dans Colossiens 2.15, que Christ "a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix." 
Sur la croix, nous voyons la longue agonie du Christ portant nos péchés et mourant afin de nous communiquer la vie éternelle.

C'est pourquoi à la question de Nicodème, qui demanda à Jésus comment un homme peut-il naître afin d'échapper à la mort éternelle, Jésus répondit qu'il fallait que le Fils de l'homme soit élevé comme Moïse éleva le serpent dans le désert afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle.

Jean 3.16 "Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle."

Un seul regard vers le serpent d'airain était nécessaire et suffisant pour que l'israélite mordu mortellement soit guéri et vive.

"Levez vos têtes…Car il vaut mieux attraper un torticolis à regarder vers le haut et être sauvé, que de mourir bossu à viser trop bas!"

C'est en regardant à Jésus, par la foi que le pécheur est sauvé.
Chacun devait regarder le serpent et personne ne pouvait le faire à votre place.
Ainsi, ce n'est pas parce qu'on est né dans une famille chrétienne, ou parce qu'on fréquente une église que l'on est sauvé.

"La foi est personnelle, le salut est personnel."

Comme Dieu a dit: "quiconque aura été mordu, et regardera le serpent d'airain, vivra"  il nous dit aujourd'hui: "Quiconque croit au Fils de Dieu a la vie éternelle" 

Le Seigneur peut nous soulager de toutes nos détresses et de tous les dangers qui nous assaillent, ce qu’aucun homme ne serait jamais capable de faire!
Personne ne peut nous empêcher de regarder vers Christ et personne ne peut éloigner de nous le résultat de la croix.
La grandeur de notre Sauveur crucifié est telle, qu’aucune chose ici-bas ne peut la surpasser; alors tournons-nous sans tarder vers le Seigneur, en toute sérénité et simplicité, et crions-lui:
"Sauve-nous, nous périssons"!

Ne laissons pas le venin du "Serpent ancien" se diffuser lentement dans nos cœurs car son issue c'est la mort éternelle. Son poison enflamme les passions humaines, pousse les âmes à commettre le péché, dont la conséquence finale n’est que la destruction.
Avez-vous dirigé le regard de la foi vers le Sauveur souffrant et mourant pour vous, élevé sur la croix ? Si non, vous n'avez aucune excuse.

Personne ne peut être indifférent à la gratuité du salut de Christ, quand on voit quel prix il a dû payer pour nous !

L'Apôtre Paul a dit dans Ephésiens 1.7 "En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des péchés, selon la richesse de sa grâce"

4. Une question de substance.
Christ est le seul antidote pour sauver votre vie et combattre la toxine du péché dans votre être intérieur. Un antidote est une substance pouvant guérir une personne qui est victime d'un empoisonnement en neutralisant la toxine qui a été libérée dans son organisme.

Le mot "substance" en grec se dit "hupostasis".
Nous retrouvons ce mot dans plusieurs versets de la Bible notamment dans l'épître aux Hébreux (1.3) où il est écrit que "Le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne  (la substance: le fondement / hupostasis), et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts." 

Le sens du mot "substance" ou "hupostasis" désigne ce qui subsiste par soi-même, indépendamment de tout autre chose.
Le mot "hupostasis" a donné « hypostase » qui en français désigne une substance fondamentale, un principe premier.

Notre "hypostase", notre principe premier, notre substance, notre antidote: c'est le Seigneur c'est-à-dire celui qui est au commencement et qui vit de toute éternité!

Il est la base de toute chose, le fondement sur lequel nous devons nous reposer, la base ferme et solide, inébranlable, immuable et sûre.

On peut résumer de la manière suivante les bénédictions divines obtenues grâce au serpent d'airain dans l'Ancien Testament:
Les Israélites reçurent le pardon de l'horrible péché qu'ils avaient commis contre Dieu et contre Moïse.
Ils furent sauvés d'une mort physique certaine.
Ils furent guéris des effets mortels de ces morsures de serpents et il y a là clairement un type de guérison divine.

Une fois que le venin du serpent pénètre dans le sang, la victime doit faire face à une mort lente et atroce.
Mais Dieu, dans sa grande miséricorde, offrit le pardon et la guérison à tous ceux qui acceptaient la solution qu'il leur proposait.

Cette histoire du serpent d'airain révèle clairement quelles sont les deux bénédictions qui sont contenues dans la rédemption, dans l'antidote.

Les effets de cet antidote sont doubles:
1. le salut de l'âme par le pardon des péchés
2. la guérison du corps 

Ces deux bénédictions constituent le fondement de notre rédemption.
Elles sont certainement les deux bénédictions fondamentales de la nouvelle alliance.
Car lorsque le Seigneur Jésus fut élevé sur la croix, sa mort expiatoire nous a acquis ces deux bénédictions rédemptrices: le pardon de tous nos péchés, et la guérison de toutes nos maladies.

1 Pierre 2.24 "Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris" 

Il est celui décrit par David au Psaumes 103 "qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies"

5. Conclusion:

Illustration:
Une famille qui désirait émigrer en Australie se prépara à ce long voyage.
Parmi leurs bagages, ils prirent une bonne provision de biscottes et du fromage.
Chaque fois que les passagers se dirigeaient vers la salle de restaurant, cette famille ouvrait ses provisions et prenait son maigre repas.

Ils étaient convaincus qu'ils ne pouvaient pas se permettre de payer le prix des repas.
Après quelques jours, leur jeune fils se plaignit amèrement de la monotonie des biscottes et du fromage.
Ses parents finirent par lui permettre d'aller au restaurant pour s'enquérir du prix de la nourriture et une heure plus tard, il retourna après avoir ingurgité un somptueux repas.

Ses parents se fâchèrent contre lui, et lui demandèrent comment il avait obtenu l'argent pour payer toute cette nourriture. Le garçon répliqua: "Mais je n'ai rien payé pour mon déjeuner! Tout était inclus dans le prix de notre ticket!"

Ses parents comprirent alors que leur billet pour l'Australie comprenait le prix de tous les repas !
Malheureusement, il y a ainsi beaucoup de chrétiens qui ont besoin de réaliser que la guérison divine est comprise dans le "billet de leur rédemption"!

Quand Jésus a racheté notre âme du péché, il a aussi guéri notre corps de ses maladies.
La guérison divine n'est pas une option! 
Elle est l'une des bénédictions majeures de notre salut! 
Elle est comprise dans l'œuvre expiatoire de notre Seigneur Jésus-Christ!

Que devons nous faire pour être guérit? La même chose que pour être sauvé…
Regarder vers la croix où Christ a payé pour nous et recevoir l'antidote divin.
Recevons le salut et la guérison pour nos vies qu'elle soit corporelle, morale ou spirituelle!

 Pasteur Xavier LAVIE

lundi 11 mai 2015

Je n ai pas la bonne foi....!



Ce que tu ne comprends pas de Dieu nécessite la même foi que pour ce que tu comprends.
La foi pour croire dans l'incompréhensible et la foi pour croire le compréhensible est la même.

Il n'y a qu'un type de foi...!

De fait, il semble évident que nous avons plus de facilités à croire le compréhensible grâce à nos facultés d'intelligence et à la satisfaction de notre rationalisation ; mais la foi doit agir d'une façon identique dans les deux cas.

En matière de spiritualité, ce qui nous apparaît comme compréhensible et ce qui est incompréhensible sont tout autant inatteignables le temps que la foi n'est pas exercée.
La compréhension que nous avons de la spiritualité n'induira jamais l'économie de la foi.
Tout en matière de spiritualité nécessite la foi (Hébreux 11.6  "Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable"). 

De la même façon, la foi pour croire et la foi pour faire ne doivent pas être détachée l'une de l'autre comme s'il existait deux réservoir de foi ou deux types de foi dans lesquels nous puisons selon ce qui se présente à nous.

Ainsi, les excuses du style : "je n'ai pas la bonne foi" ou "je manque de foi" ne peuvent réellement être retenues ou validées. 

Luc 17.6  "Et le Seigneur dit: Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore: Déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait."

Dans ce verset de Luc 17.6, Jésus nous aide à comprendre que ce n'est pas la quantité de foi qui compte mais la qualité de la foi. Il ne définit pas non plus un type de foi particulier pour des circonstances particulières...!

Avec la foi que nous avons, nous pouvons croire, recevoir et agir.

Ainsi rien ne sert de prier "augmente-nous la foi" si l'on n’exerce pas déjà celle que nous avons en notre possession ; cette foi qui rend tout possible dès l'instant où nous la mettons en notre Dieu qui peut tout.

Xavier LAVIE

samedi 9 mai 2015

Tolérance et post modernisme



TOLÉRANCE .... ET .... POSTMODERNISME.
La tolérance n'est pas un don spirituel; c'est la marque distinctive du postmodernisme; et, malheureusement, elle a imprégné la fibre même du christianisme. Chez les chrétiens, la tolérance caractérise tous ceux et toutes celles qui n'ont pas de véritables convictions bibliques pour gouverner et diriger leurs actions, ni une profonde écoute de la volonté de Dieu révélée par son Esprit Saint. 
Le monde postmoderne qui prône que chacun peut vivre vie selon sa propre raison, ne peut tolérer le dogme, la norme ou la vérité de la Parole de Dieu. Il professe donc une tolérance à géométrie variable....!

Dans cette vision du monde, la Bible est rejetée car elle est analysée plutôt comme un carcan qui entraverait le développement de la société, au lieu d'un guide pour l'empêcher de dévier, lui assurer l'unité, ainsi que sa cohésion en lui donnant des buts légitimes et communs. Une société dans laquelle chacun à sa propre raison se promène en réalité au bord du gouffre et prend le risque de la dislocation ! 

L'idéologie véhiculée par le postmodernisme est les prémices de l'effondrement du modernisme. Et, si l'on regarde dès le départ des Lumières, nous voyons que le virus du péché et de l'orgueil inoculé en Eden s'est alors opposé et attaqué à Dieu en espérant s'émanciper de sa tutelle, croyant ainsi trouver la liberté en dépit de ce que la Bible annonce. Prônant la nécessaire séparation de la foi et de la raison, tout cela a produit une schizophrénie intellectuelle qui aujourd'hui encore contribue à morceler notre société. C'est aussi, il faut l'avouer tristement, en réaction à la désastreuse gouvernance de l'Eglise pendant des siècles, qu'une telle philosophie a vue le jour, en mettant Dieu dans le même sac que l'Eglise censée le représenter.    

En regardant devant nous et autour de nous, force est de constater que le processus de la pensée moderne ira à son comble, comme l'annonce la Bible selon la prescience de Dieu dans Romains 1.21-22  "puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous" 

Ainsi, la tolérance des Lumière qui se voulait assurer le vivre ensemble s'est évertuée à vouloir effacer les différences qui sont une richesse pour des frères mais une cause d’affrontements pour des ennemis. De fait, plus que d'effacer les différences les fossés se sont creusés. Il aurait été meilleur de maintenir la fraternité et pour cela il n'aurait jamais fallut écarter les valeurs fraternelles qui sont portées et assurées par le message du Christ. Il n'existe aucune force d'unité plus forte que celle qui est portée par la foi chrétienne et une opposition plus puissante que le message de la croix en face de la réalité du péché.     

Que nous reste-il à faire...? 
Être sage au milieu d'un monde en folie est plus que jamais l'actualité et la mission des chrétiens. C'est cela être le sel de la terre (Matthieu 5:13). 
Aussi, ne perdons pas notre saveur en nous imprégnant des goûts frelatés de notre environnement dans l'idée de mieux s'en accommoder mais communiquons la véritable fraternité qui est plus élevée que la simple tolérance et dispensons la saveur de l’Évangile du Christ afin de redonner du goût à un monde de plus en plus fade et insipide pour ne pas dire amer ou acide. 
Pasteur Xavier LAVIE


La tolérance n'est pas un don spirituel; c'est la marque distinctive du postmodernisme; et, malheureusement, elle a imprégné la fibre même du christianisme.
Chez les chrétiens, la tolérance caractérise tous ceux et toutes celles qui n'ont pas de véritables convictions bibliques pour gouverner et diriger leurs actions, ni une profonde écoute de la volonté de Dieu révélée par son Esprit Saint. 
Le monde postmoderne qui prône que chacun peut vivre vie selon sa propre raison, ne peut tolérer le dogme, la norme ou la vérité de la Parole de Dieu.
Il professe donc une tolérance à géométrie variable....!
Dans cette vision du monde, la Bible est rejetée car elle est analysée plutôt comme un carcan qui entraverait le développement de la société, au lieu d'un guide pour l'empêcher de dévier, lui assurer l'unité, ainsi que sa cohésion en lui donnant des buts légitimes et communs.
Une société dans laquelle chacun à sa propre raison se promène en réalité au bord du gouffre et prend le risque de la dislocation ! 
L'idéologie véhiculée par le postmodernisme est les prémices de l'effondrement du modernisme.
Et, si l'on regarde dès le départ des Lumières, nous voyons que le virus du péché et de l'orgueil inoculé en Eden s'est alors opposé et attaqué à Dieu en espérant s'émanciper de sa tutelle, croyant ainsi trouver la liberté en dépit de ce que la Bible annonce.
Prônant la nécessaire séparation de la foi et de la raison, tout cela a produit une schizophrénie intellectuelle qui aujourd'hui encore contribue à morceler notre société.
C'est aussi, il faut l'avouer tristement, en réaction à la désastreuse gouvernance de l'Eglise pendant des siècles, qu'une telle philosophie a vue le jour, en mettant Dieu dans le même sac que l'Eglise censée le représenter. 
En regardant devant nous et autour de nous, force est de constater que le processus de la pensée moderne ira à son comble, comme l'annonce la Bible selon la prescience de Dieu dans Romains 1.21-22 "puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous" 

Ainsi, la tolérance des Lumières qui se voulait assurer le vivre ensemble s'est évertuée à vouloir effacer les différences qui sont une richesse pour des frères mais une cause d’affrontements pour des ennemis.
De fait, plus que d'effacer les différences les fossés se sont creusés.
Il aurait été meilleur de maintenir la fraternité et pour cela il n'aurait jamais fallut écarter les valeurs fraternelles qui sont portées et assurées par le message du Christ.
Il n'existe aucune force d'unité plus forte que celle qui est portée par la foi chrétienne et une opposition plus puissante que le message de la croix en face de la réalité du péché.

Que nous reste-il à faire...? 
Être sage au milieu d'un monde en folie est plus que jamais l'actualité et la mission des chrétiens. C'est cela être le sel de la terre (Matthieu 5:13). 
Aussi, ne perdons pas notre saveur en nous imprégnant des goûts frelatés de notre environnement dans l'idée de mieux s'en accommoder mais communiquons la véritable fraternité qui est plus élevée que la simple tolérance et dispensons la saveur de l’Évangile du Christ afin de redonner du goût à un monde de plus en plus fade et insipide pour ne pas dire amer ou acide. 

Pasteur Xavier LAVIE

mercredi 6 mai 2015

Cherchez l'Eternel



Osée 10.12
Nous passons tous du temps à chercher l’Éternel, mais pour vraiment y réussir, nous devons apprendre à fixer le regard sur Jésus.
La raison en est simple: nous finissons par ressembler à ce que nous scrutons. 
Si notre attention se braque sur le sensuel et le matériel, nous prendrons en peu de temps cette direction. Je vous supplie de ne pas vous asseoir devant votre téléviseur ou de vous livrer à des distractions qui permettent à des idées malsaines de s’ancrer dans votre esprit, jour après jour.
Vous pouvez croire qu’il s’agit là d’activités sans conséquence, mais elles vous influencent subtilement et à votre grand détriment.

Si, au contraire, nous concentrons notre attention et notre affection sur Jésus, nous en viendrons à lui ressembler. Les croyants peuvent penser à lui quand ils prient, quand ils étudient l’Écriture et quand ils méditent les vérités de la parole de Dieu.
Il nous faut aller plus loin, cependant, au point où nous écoutons Dieu et nous lui ouvrons notre cœur. Si nous sommes ouverts et transparents avec lui, il nous parlera et nous transformera, un peu comme s’il était question d’un processus d’osmose spirituelle.
Lorsque nous aurons appris à agir ainsi, nous découvrirons que notre soif pour les choses du monde s’estompera. Nos souhaits ne disparaîtront pas; ils seront plutôt canalisés ailleurs. Nous constaterons que nous avons une faim croissante de Dieu et le désir de le connaître intimement. Notre joie débordera également et rien ne pourra nous l’enlever. Pourquoi? Quand on commence à chercher l’Éternel, il devient notre tout.
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Les secrets de Zoé

jeudi 30 avril 2015

La foi qui ne recule pas



"La foi en Christ nous permet de voir des opportunités dans chaque difficulté plutôt que la difficulté dans chaque opportunité. La facilité n'est pas toujours la voie à emprunter lorsque l'on souhaite accomplir la volonté de Dieu.

Aussi, il faut s'armer du courage que nous communique le Saint Esprit pour voir dans l'adversité des moyens d'épanouissement personnel et des raisons de progresser dans sa foi.

Ceux qui ne regardent qu'aux difficultés avant de prendre leur décision sont déjà forfaits! Evaluer les difficultés, qui peuvent résulter d'un engagement spirituel à la suite d'une direction donnée par Dieu, est toujours possible, à condition de placer à coté de chacune d'elle, la foi dans celui qui nous fait traverser tous les déserts et toutes les tempêtes victorieusement.

De fait, un chrétien qui avancerait dans la direction de la volonté de Dieu et reculerait devant les difficultés témoignerait d'un manque de confiance dans le Seigneur bien plus qu'un manque de confiance en lui-même.

Réalisons que la foi sans la confiance est vide de substance et qu'analyser nos circonstances sans y adjoindre la foi est le meilleur moyen de régresser spirituellement.

Veillons donc à marcher par la foi en affermissant chacun de nos pas par une relation au Seigneur qui nous fait triompher de toutes nos craintes."

Pasteur Xavier LAVIE

mardi 28 avril 2015

Citations







"Le Psalmiste croyait en un Dieu personnel, et ne savait rien du panthéisme moderne qui n'est rien de plus que l'athéisme portant une feuille de vigne." Charles H. Spurgeon


 Il existe trois niveaux de foi:
1. la petite qui dit "Dieu peut le faire"
2. la grande qui dit "Dieu le fera"
3. et la parfaite qui dit "Dieu l'a déjà fait".

La sainteté consiste en trois choses: -
1. Se séparer du péché.
2. Se donner entièrement à Dieu
3. Être transformé en l'image du Christ.
C'est en vain que nous parlons de la dernière, à moins que nous ayons expérimenté les deux premières.
LAVIE Xavier

 " Dans le désert du Sinaï, des observateurs des oiseaux ont remarqué que les aigles ont une manière toute particulière d’apprendre à voler à leurs aiglons. Lorsque les petits sont prêts à se lancer pour la première fois, les aigles sortent en portant les aiglons posés sur leurs ailes. Quand les petits se lancent, les parents continuent à planer en dessinant de larges cercles ; lorsque les aiglons sont fatigués, ils peuvent se reposer  sur les ailes des parents ; ils recommenceront la tentative autant de fois qu’il faudra, jusqu’à ce qu’ils soient capables de voler de leurs propres ailes... "

 "Tous les diables et tous les tentateurs sur terre ne pourraient pas nous blesser, s'il n'y avait pas de corruption dans nos propres natures." Charles H. Spurgeon

 "L’amour de Dieu et l’obéissance de l’homme correspondent l’un à l’autre, comme la clé avec la serrure."
Andrew Murray

"Dieu amène les hommes dans les eaux profondes, non les noyer, mais pour les purifier." James H. Aughey

"Le salut humain exige la divulgation divine des vérités dépassant la raison." Thomas d'Aquin

 "Soyez sourds aux querelleurs, aveugles aux moqueurs et muets aux curieux." James H. Aughey

Tirée du Blog les Secrets de Zoé

lundi 27 avril 2015

Nourrir les brebis ou amuser les boucs ?



Un mal s'est introduit parmi les croyants chrétiens, si grossier et si incongru, que les plus "myopes" spirituels ne peuvent manquer de le voir.
Au cours des dernières années, il s'est répandu fort rapidement comme du levain qui agit jusqu'à ce que toute la pâte soit levée.
Rarement Satan a proposé aux assemblées quelque chose d'aussi rusé : II les a amenées à admettre la nécessité de présenter aux gens des distractions afin de les gagner. Le témoignage de l'Eglise n'a cessé de perdre de son Influence.
Les puritains parlaient encore droitement. On est alors devenu indifférent, et l'on n'a plus ressenti tragiquement les influences mondaines, qui ne tardèrent pas à être tolérées en marge par les assemblées.
Aujourd'hui, elles sont officialisées par cet argument : l'on peut ainsi atteindre les grandes masses.
Voici une première réponse : Nulle part l'on ne trouve dans l’Écriture qu'il faille, comme mission d'une assemblée chrétienne, présenter des distractions aux gens.


Si cela était du domaine des œuvres spirituelles, Christ ne l'aurait-Il pas mentionné? II a recommandé :
Marc 16.15 "Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création."
C'est clair, n'est-ce pas? Et tout aussi clair eût été ceci, qu'il aurait ajouté: "...et offrez des distractions à ceux qui n'accueillent pas l’Évangile avec beaucoup d'intérêt". Mais nous ne trouvons pas de tels mots. II semble bien qu'il n'y pensait nullement.
Prenons un autre passage biblique:
Éphésiens 4.11-12 "Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, 12 pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ,"
Où placer là les amuseurs? L'Esprit Saint ne les mentionne pas.
Les prophètes furent-­ils persécutés pour avoir fait rire les auditeurs?
Ne serait-ce pas plutôt parce qu'ils refusaient de le faire?
Deuxièmement : Offrir des distractions est en opposition directe à la doctrine et à la vie de Christ et de tous ses apôtres.
Quelle était la position de l'Eglise vis-à-vis du monde?
"Vous êtes le sel..." (Matthieu 5.13), et non pas ceux qui sucent une tétine!
Le sel est rejeté, il n'est pas absorbé pour le plaisir. Brève et sèche, cette déclaration "...laisse les morts ensevelir leurs morts" (Matthieu 8.22).
Jésus le pensait avec une sainte solennité!
Si Jésus-Christ avait introduit davantage d'éléments gais et agréables dans ses prédications, il n'aurait pas perdu de sa popularité (dans le cas exposé en Jean 6, 60-69). Je ne vois nulle part qu'il ait dit : "Cours après eux, Pierre, et dis-leur qu'à partir de demain, nous présenterons un nouveau genre de religion, attrayant avec de brèves prédications. Nous offrirons au peuple une soirée agréable. Dis-leur que les gens s'y sentiront certainement très bien. Vite, Pierre, nous devons absolument attirer du monde!"
Jésus éprouvait de la compassion pour les pécheurs; il soupire et pleure sur eux, mais il n'essaya jamais de les distraire.
C'est en vain que l'on chercherait dans les épîtres néo-testamentaires une trace d'un Évangile distrayant.
Le message biblique est: "Sortez du monde, restez en dehors, et tenez-vous purs de ses oeuvres!"
Les premiers chrétiens avaient une confiance illimitée dans l'évangile; ils ne se servaient d'aucune autre arme. Après que Pierre et Jean eurent été emprisonnés pour avoir prêché publiquement, une assemblée se réunit pour prier (Actes 4).
La prière formulée ne fut pas: "Seigneur, fais que tes serviteurs puissent montrer à ces gens, par des distractions inoffensives et bien mûries, quel peuple joyeux nous, chrétiens, nous sommes."
Ils ne se laissaient pas dissuader de prêcher Christ. Ils n'avaient pas de temps à consacrer à l'organisation de distractions. Dispersés par des persécutions, ils allèrent partout pour prêcher l’Évangile. Le monde en fut remué.
Là réside la différence avec nous, chrétiens d'aujourd'hui.
"Oh Seigneur, purifie l'Assemblée de toute la pourriture et de toute l'absurdité dont le diable l'a chargée, et ramène-nous aux méthodes apostoliques!"
Finalement, l'"amusement chrétien" rate le vrai but.
Il provoque des ravages chez les nouveaux convertis.
Que les insouciants et les moqueurs, qui remercient Dieu de ce que l'Eglise les a rencontrés à mi-chemin, se lèvent et rendent témoignage. Que ceux qui portent de lourds fardeaux prennent la parole, eux qui auraient trouvé la paix lors d'un concert "chrétien". Qu'ils se lèvent, les alcooliques à qui une pièce de théâtre "chrétienne" aurait donné une impulsion décisive vers leur conversion!
Personne ne se lèvera! L'évangélisation au moyen de la distraction n'a amené personne à se convertir.
Ce dont nous avons besoin aujourd'hui est une étude, faite avec foi, de la Parole de Dieu, allant de pair avec une vie spirituelle sérieuse, où un élément découle de l'autre comme le fruit procède de la racine.
II nous faut un enseignement biblique, qui touchera notre intelligence et nos cœurs d'une manière telle que nous en deviendrons ardents pour le Seigneur.
Charles Spurgeon

Qu'y a t-il de commun entre la lumière et les ténèbres? Puisque Christ est la lumière du monde ceux qui le suivent ne marchent pas dans les ténèbres. Il est clair que vivre dans le clair-obscur est une impasse et une erreur fatale! Le laxisme de notre époque n'aime pas la radicalité de l’Évangile, mais ce n'est pas l’Évangile qui se trompe! 
1 Jean 2:15 N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui

Tire du blog les secrets de  Zoe