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dimanche 10 mars 2019

Les méditations de Léonagria et Nymphéa 5



Psaumes 29
Psaume de David.
Fils de Dieu (sous entendu les anges) rendez à l’Éternel (Celui qui est), 
rendez à l’Éternel gloire et honneur
Rendez à l’Éternel gloire pour son nom
Prosternez vous devant l’Éternel avec des ornements sacrés
La voix de l’Éternel sur les eaux, le Dieu de gloire tonne ; L’Éternel est sur les grandes eaux.
La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est majestueuse.
La voix de l’Éternel brise les cèdres ; l’Éternel brise les cèdres du Liban,
il les fait bondir comme les veaux ; 
et le Liban et le Sirion (un des noms de l'Hermon) comme de jeunes buffles.
La voix de l’Éternel fait jaillir des flammes de feu.
La voix de l’Éternel fait trembler le désert ;  l’Éternel fait trembler le désert de Kades.
La voix de l’Éternel fait trembler les biches ; elle dépouille les forêts.
Dans son palais (le ciel où les anges sont) tout s'écrie : Gloire !
L’Éternel était sur son trône lors du déluge ; l’Éternel sur son trône règne éternellement.
L’Éternel donne force, puissance et protection à son peuple ;  l’Éternel bénit son peuple et lui donne sa paix, sa faveur et son salut."
Alors que les Psaumes 8, 19 et 104 dé­crivent les grandes œuvres de Dieu dans leur cours ré­gu­lier et pai­sible. Le Psaume 29 nous fait en­tendre dans l’o­rage la voix même de l’Éter­nel ébran­lant toute la créa­tion, et, de cette ma­ni­fes­ta­tion de puis­sance, si ef­frayante pour l’homme étran­ger à Dieu, il tire, pour le peuple de l’Éter­nel, un en­cou­ra­ge­ment et un gage de sé­cu­rité.
Dans les deux versets de l’introduction (versets 1 et 2), comme dans les deux versets de la conclusion (versets 10 et 11), le nom de l’Éternel est répété quatre fois avec une solennité particulière. 
Dans le corps du psaume (versets 3 à 9), la voix de l’Éternel est mentionnée à sept reprises, et chaque fois comme produisant des effets plus saisissants. 
C’est sans doute avec raison que l’on a rapproché de cette description la vision de l’Apocalypse où les menaces de Dieu sont représentées sous la forme de sept tonnerres. 
Cette force divine, que les anges contemplent avec étonnement (verset 1), qui éclate dans l’orage, qui a détruit et détruira les méchants comme lors du déluge (verset 10), l’Éternel la met au service de son peuple, pour lui assurer la paix.
Ce chant d’un orage accompagné de tonnerre s’entend dans la grande salle du ciel, et les anges sont sommés de se joindre à la louange et à l’adoration de l’Éternel. 
Les versets 3-9, cœur du poème, décrivent le passage de la tempête, depuis les eaux de la mer de l’ouest, à travers les collines boisées du nord de la Palestine, jusqu’aux déserts de Kadès à l’extrême limite d’Édom. 
Cet événement est décrit non comme une démonstration des forces de la nature, mais comme une symphonie à la louange du Créateur.  
La partie descriptive du Psaume se divise en trois stances égales qui correspondent à la formation, à l’éclatement et au passage de l’orage. 
Mais le phénomène naturel est constamment, et de toute évidence, subordonné aux forces spirituelles.
Elle est suggérée par les répétitions semblables à des murmures éloignés. 
Les eaux en crue qui descendent des collines côtières où la pluie tombe déjà donnent l’impression d’une énergie colossale qui parle de la gloire, de la puissance et de la majesté de Dieu.  
Les branches des grands arbres sont secouées, puis arrachées par les rafales violentes, qui laissent les troncs déchiquetés et brisés. 
Le point culminant de cette grande tempête est décrit de façon à suggérer une puissance déchaînée, pareille à l’action d’un veau ou d’un buffle gambadant avec une folle exubérance. 
Le Mont Hermon semble s’unir aux pics du Liban dans une danse folle, alors que la tempête tourbillonne autour de lui. 
Puis l’orage s’éloigne vers l’est. 
Il y a tant d’arbres déracinés que le feuillage qui reste sur la colline boisée est maintenant insuffisant pour cacher les grosses branches brisées et les troncs abattus. 
 La gloire et l’honneur de l’Éternel ne sont pas révélées par le seul pouvoir sauvage de la nature, mais aussi par la dignité impressionnante de la haute cour des cieux ; là où les anges  s’inclinent dans une sainte adoration. 
En effet, toute action, toute pensée est centrée sur l’Éternel lui-même qui règne éternellement et qui accorde résolument à son peuple, non seulement sa force, mais aussi la bénédiction de la paix (versets 10,11). 
Ce Psaume unit adroitement le naturel et le spirituel tout en accentuant clairement le second aspect. Le premier terme, rendez, est un appel à l’adoration, le dernier, heureux,  sous-entend la volonté de Dieu de bénir. 
Le pouvoir divin suscite le premier et accorde le second, mais la création ne peut pas en donner plus qu’un indice élémentaire, bien que terriblement impressionnant.
  • La voix de l’Éternel est puissante, pleine de force et de pouvoir.
  • La voix de l’Éternel est majestueuse, pleine de magnificence et de gloire.
  • La voix de l’Éternel brise, c'est à dire : rompt, déchire, frappe, coupe comme une épée à double tranchant. Hébreux 4.12 "Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles; et elle discerne les pensées et les intentions du coeur."
  • La voix de l’Éternel fait bondir, sauter, danser
  •  La voix de l’Éternel creuse, taille,  prépare, grave, fait jaillir... Jérémie 23.29  "Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc?"             Jean 7.38 " Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive jailliront de son coeur, comme dit l’Écriture."
  •  La voix de l’Éternel engendre, effraye, fait trembler, transperce... Psaumes 33.9  "Oui, il dit, tout est; il ordonne, tout naît." Jean 6.18 "Quand il sera venu, lui, il confondra le monde en matière de péché, de justice et de jugement" - Elle fait enfanter les biches ou les fait trembler ??? Elle fait trembler le désert de Kades (sacré, consacré) ou le fait enfanter ???
  • La voix de l’Éternel dépouille, découvre, met à nu, écrème.. Hébreux 4.13 "Il n’est rien dans la création qui puisse être caché à Dieu. A ses yeux, tout est à nu, à découvert, et c’est à lui que nous devons tous rendre compte."
La voix de L’Éternel est presque toujours associée à l'écoute, à la compréhension et à l'obéissance dans la bible. Si elle est parfois un murmure doux et léger (1Rois 19.12), elle peut aussi retentir comme les grandes eaux (Ézéchiel 43.2) - Ne nous agitons pas ! Faisons lui confiance et demeurons dans la paix.  
Psaumes 46:10  "Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu: je serai exalté parmi les nations, je serai exalté sur la terre." 
Ésaïe 30.15 "Car ainsi dit le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël: C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvés; dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force. "

La voix c'est Jésus Christ, la parole faite chair !
Hébreux 1:2  Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. 
 
Hébreux 4.7 "Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs."
L’Éternel règne éternellement et donne à son peuple force, puissance et protection.
Il le bénit et lui donne un état de perfection, la sûreté, la santé, la quiétude, la tranquillité, la paix, le contentement  la paix dans ses relations humaines et aussi avec Dieu...
Même si nous traversons le chaos comme Noé, si nous appartenons à Dieu et demeurons dans l'arche, nous n'avons rien à craindre, car Dieu veille et contrôle tout.
Avec les anges, rendons lui gloire, car il est la source de toutes choses, le Dieu immanent et transcendant qui règne sur toutes choses... (voir Psaumes 91)

Disons comme Esaïe 50.4 Que le Seigneur l’Éternel réveille nos oreilles pour que nous écoutions comme des disciples !
Que sa voix retentisse à nos oreilles, qu'elle soit comme une épée pour couper et émonder tout ce qui ne le glorifie pas dans nos vies ! 
Que sa voix nous remplisse aussi de joie pour nous faire sauter d'allégresse et nous donner envie de danser.
Que sa voix creuse nos coeurs pour y faire de la place, qu'elle nous taille comme un morceau de marbre à l'image de Christ, qu'elle grave les pensées de Dieu dans nos âmes, qu'elle fasse aussi jaillir le feu de l'Esprit de nos vies.
Que sa voix nous fasse trembler de crainte respectueuse devant Lui et qu'elle nous fasse engendrer des fruits à sa gloire !
Que sa voix nous dépouille de notre ancienne nature pour que nous revêtions Christ ! Qu'elle nous mette à nu, qu'elle mette à la lumière ce dont nous devons nous débarrasser et qu'elle écrème les scories de nos cœurs éprouvés.
Que sa voix retentisse dans nos cœurs afin que nous puissions lui obéir et recevoir toute la force, la puissance, la protection et la paix dont nous avons besoin chaque jour de nos vies !

Citations :
"Les gens confus écoutent mieux que les gens qui ont des idées arrêtées." Larry Crabb

"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connait le temps qu'il n'a pas souffert." Alfred de Musset

"L'âme humble cherche davantage à glorifier Dieu dans l'affliction plutôt que de chercher à en sortir." S. Charnock

"La déception nourrit l'espoir en la rendant nécessaire." Larry Crabb

dimanche 3 mars 2019

Méditation psaume 119:144/145

Psaumes 119.144 à 152
Depuis presque trois semaines, nous avons décidé d'ouvrir la boite "souvenirs" de notre duo de prière 2016-2017 et d'approfondir la méditation des versets que nous avions lus à l'époque.
Nous avons encore été stupéfaites des progrès que Dieu nous avait fait faire depuis deux ans... Ô combien nous étions alors superficielles dans notre lecture de la bible et sommes nous passées à côté de ce que Dieu voulait nous dire. 
Dieu est fidèle mais nous ne prenons pas garde à ce qu'il nous communique, pourtant au bon moment et de la bonne façon !
Nous avions commencé nos duos le 7 novembre 2016 par le Psaumes 119.145 à 152, je me pose encore la question pourquoi avoir pris seulement ces versets, alors que le verset 144 était tellement essentiel à ce que j'allais vivre à partir de ce 7 novembre et ce pendant plus de 18 mois...
Voyons donc cet extrait à partir du verset 144 (version littérale et amplifiée par tous les aspects du texte hébreu) :
"Tes préceptes (tes témoignages) sont éternellement justes, donne moi à comprendre, à faire preuve de discernement pour que je sorte de la maladie, du découragement et de la faiblesse !!!     
 Je crie à toi de tout mon cœur, de toute mon âme et de tout mon esprit. 
Réponds-moi Éternel afin que je garde tes prescriptions. 
Je crie à toi, secours-moi afin que je garde tes témoignages.
Je vais au devant du crépuscule et je crie à toi,  je compte sur ta parole.
Mes yeux devancent les veilles de la nuit pour méditer tes promesses
Écoute mon cri selon ta grâce, ton amour et ta bienveillance ; sors moi de la maladie, du découragement et de la faiblesse selon ta justice.
 Ils s'approchent ceux qui poursuivent de mauvais desseins éloignés de tes instructions,
Tu es proche Éternel et tes commandements sont la vérité  
Depuis longtemps je connais tes témoignages divins fondés pour toujours."
  Un Psaume particulier
Le Psaume 119 diffère de la plupart des Psaumes en ce qu’il n’est pas un chant spontané, mais plutôt un écrit soigneusement structuré et composé. 
C’est un psaume acrostiche, parce que chacune de ses 22 strophes commence par une lettre de l’alphabet hébreu. 
Les psaumes acrostiches, bien que beaucoup plus difficiles à écrire, étaient ainsi plus artistiques et aussi plus faciles à mémoriser. 
Le Psaume 119 est probablement le plus élégant des psaumes acrostiches, en ce que chacune de ses 22 strophes contient 8 versets et chacun de ces 8 versets commence par la même lettre de l’alphabet. Cela donne un total de 176 (= 22 x 8) versets artistiquement disposés.
L'auteur invoque Dieu de tout son coeur, il crie à lui, espère en lui... 
Il fait de Dieu sa priorité, il met son coeur à nu et ne se donne aucun répit pour trouver Dieu.
Ses motivations ne sont pas essentiellement des requêtes égoïstes et matérielles mais un désir ardent de mettre en pratique la parole de Dieu, de la méditer et de la garder précieusement sur son coeur pour demeurer dans la vérité.
Pour obtenir cette grâce, l'auteur est prêt à donner la dîme de son temps à Dieu, à prier chaque matin avant toute autre chose et à méditer la parole de Dieu chaque soir avant de s'endormir.
La parole de Dieu se décline pour lui de diverses manières et elle est pour lui à la fois comme un garde fou, et un fondement éternel et solide, pleine de vérités inébranlables et de promesses pleines d'espoir.

Dans notre culture, il est difficile d’être ému en pensant au mot loi. 
Nous l’associons habituellement à des règles, cependant, les Juifs utilisaient le mot loi ou torah pour désigner l’ensemble de l’enseignement, de l’instruction ou de la révélation de Dieu — ce qui, bien sûr, inclut les lois ou règles formelles données de Dieu, mais beaucoup plus encore. 
Afin d’en saisir toute l’étendue, l’auteur de ce psaume fait usage de 8 mots différents : loi (singulier, torah), lois (pluriel), parole, statuts (ou témoignages), commandements, décrets, préceptes et promesse.
1. La Parole de Dieu est vérité
Une vraie compréhension de la vérité conduit à la liberté. 
Il aime la Parole de Dieu parce que Dieu l’a utilisée pour élargir son cœur.
En tant que chrétiens, nous pouvons vivre sous le lien de pressions sociales ou religieuses visant à nous soumettre à des règles. 
Nous pouvons être liés par nos propres attentes, mais c’est en comprenant correctement la vérité des Écritures que nous serons libérés et pourrons jouir de notre nouvelle vie en Christ.
2. La Parole de Dieu est parfaite
La technologie et les idées humaines ont toujours besoin de révision, de correction ou de mise à jour. Mais la Parole de Dieu est parfaite et ne peut pas être améliorée.
3. La Parole de Dieu est éternelle
Notre foi repose sur la Parole éternelle et immuable de Dieu, une ancre sûre dans un monde temporaire qui évolue.
4. La parole de Dieu est divine
Le psalmiste n’est pas d’abord un amoureux des livres et des écrits, mais quelqu’un qui aime passionnément son grand Dieu. 
Il est attiré non par l’amour des lois et des commandements, mais parce qu’elles sont celles de Dieu. Il est en relation spéciale avec Dieu, il a appris à écouter sa voix au travers des Écritures, car c’est Dieu qui l’enseigne. 
Les Écritures sont toujours le premier moyen que Dieu utilise pour communiquer avec son peuple.
Tirer profit de la Parole de Dieu
On ne peut pas s’empêcher de remarquer l’enthousiasme de l’auteur au sujet de la révélation écrite de Dieu, et cela doit être contagieux.
Nous devrions apprécier la Parole de Dieu comme ce psalmiste !
Il est si humble devant elle. 
Et nous, l’acceptons-nous humblement et avec révérence ou bien la discutons-nous et essayons-nous d’adapter sa claire signification à ce qui nous plaît ou ne nous plaît pas ?
Il s’attend à ce que Dieu lui parle à travers elle.  
Notre attitude au moment d’ouvrir la Parole de Dieu est-elle la même ?
Il cherche à la comprendre et à lui obéir.  
Nous subissons tous dans notre vie différentes pressions sociales, et nous avons tous nos goûts et nos dégoûts… Nous avons besoin d’un cœur sincère et de l’aide de Dieu pour éviter de tirer de mauvaises conclusions des Écritures.
Il passe du temps avec elle. 
Pour l’auteur, la Parole de Dieu n’est pas juste de la nourriture pour des événements spéciaux.
Il prend ses décisions à sa lumière, il s’efforce d’appliquer les principes de la Parole de Dieu à sa vie de tous les jours. 
Laissez-vous la Parole de Dieu répandre sa lumière sur votre sentier ?
Dans quelle mesure influence-t-elle votre processus de décision ?
Fait-elle la différence dans votre vie de famille et dans votre vie professionnelle ?
S’arrêter et réfléchir
L’un des arts perdus de notre société moderne, affairée et orientée vers les résultats, est celui de la contemplation ou de la méditation. 
Nous faisons tant, nous voyons tant — et nous nous arrêtons si peu pour peser la signification de ce que nous vivons. 
Notre culture est celle d’un peuple superficiel. 
Dans l’Écriture, cet homme de Dieu est appelé à réfléchir et considérer, à peser les choses. 
Dans ce psaume, son auteur s’arrête pour réfléchir sur au moins quatre sujets :
  • Il médite la parole de Dieu.
Méditer veut dire tourner et retourner un verset dans nos pensées, en en soulignant les différents mots, tout en nous demandant : « Qu’est-ce que le Seigneur essaie de me dire ? » 
Si nous ne méditons pas les Écritures, nous n’aurons jamais de changement dans notre mode de vie, ni ne développerons de convictions.
  • Il médite sur ses propres voies.
Avez-vous réfléchi à la manière dont vous dépensez actuellement votre temps et votre argent ? 
Avez-vous considéré la manière dont vous influencez l’atmosphère de votre foyer et de votre église? À moins que vous n’en décidiez autrement, votre vie, comme une rivière, s’écoulera dans le sens de la résistance la plus faible.
  • Il médite sur les œuvres de Dieu 
Nous sommes encouragés et enseignés lorsque nous relevons les œuvres de Dieu dans l’Écriture et dans l’histoire.
Prenons-nous la peine de nous arrêter et de réfléchir sur ce que Dieu fait dans nos vies et autour de nous, dans les circonstances normales et exceptionnelles de notre quotidien ?
  • Il médite sur les voies de Dieu.
C’est en réfléchissant sur l’œuvre de Dieu au travers du temps que nous pourrons commencer à appréhender les voies de Dieu, ses itinéraires habituels. 
Nous ne pourrons jamais pleinement comprendre les voies de Dieu, mais nous pouvons y relever des principes.
La séquence correcte
La plupart des processus naturels se déroulent suivant un ordre ou une suite logique. 
Avant de moissonner, il faut semer. Avant d’enseigner, il faut apprendre. 
Nous trouvons aussi des éléments de progression dans ce psaume.
  • Apprendre : Avons-nous le désir de croître dans la connaissance des Écritures ?
  • Obéir et se réjouir : La joie dans la vie chrétienne n’est pas la satisfaction mentale découlant de nombreuses assertions exactes dans notre esprit. Ce n’est pas non plus la satisfaction de savoir que vous avez raison et de prouver aux autres qu’ils ont tort. Non, la joie vient quand nous sentons le plaisir du Seigneur à nous voir vivre les vérités qui ont passé de notre tête dans notre cœur.
  • Enseigner : Ce n’est que lorsque la vérité de Dieu s’est installée avec bonheur dans notre cœur et a été éprouvée par notre obéissance personnelle que nous sommes en mesure de parler de ses préceptes. Ce n’est pas la connaissance qui attire les autres au Seigneur et à sa Parole, mais la connaissance vécue. Oui, les beautés et les grâces de la loi de Dieu ne sont pas réservées à quelques privilégiés. Nous avons la responsabilité de les partager, de les faire connaître autour de nous.
  • Une relation heureuse
Bien que le thème principal du Psaume 119 soit la Parole de Dieu, il ne serait pas correct de dire qu’il a pour sujet la Parole de Dieu. 
Nous avons vu que ce psaume est beaucoup plus riche, en montrant comment Dieu utilise sa Parole pour changer la vie et la destinée du croyant, et comment le croyant utilise la Parole de Dieu pour progresser dans sa vie et connaître son Seigneur. 
Les Écritures sont la clé d’une relation toujours plus étroite avec Dieu. 
Au sein des épreuves et des difficultés, le psalmiste a appris à ressentir la présence de son Seigneur. 
Le Seigneur ne se révèle qu’à ceux qui choisissent de vraiment le rechercher. 
Aimez-vous être avec le Seigneur ? 
Croissez-vous dans son intimité  ? 
Nous sommes des enfants de Dieu, apprenons à jouir de la communion avec notre Père.
« Heureux ceux qui gardent ses préceptes, qui le cherchent de tout leur cœur. »  
 Sophie et Fémi

Méditation Psaume 27

 
 
 
  Psaume 27 De David
"L’Éternel est ma lumière et mon salut, de qui aurai-je crainte ? 
L’Éternel est la force de ma vie, de qui aurai-je peur ?
Quand les méchants se sont approchés de moi pour dévorer ma chair comme des bêtes sauvages, mes ennemis, mes adversaires se sont épuisés et ont été précipités.
Si une armée campait contre moi, mon cœur ne craindrait pas ; 
si une guerre s’élevait contre moi, j’aurais confiance car j’ai demandé une chose à l’Éternel, 
que je recherche : habiter dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, 
pour contempler la grâce de l’Éternel et admirer  son temple.
Car, au jour du malheur, il me protègera dans sa tente, il me tiendra caché dans le secret de sa tente ; il m’élèvera sur un rocher.
Et déjà, ma tête s'élève au-dessus de mes ennemis qui m'entourent ; et j'offrirai des sacrifices dans sa tente au son des trompettes retentissantes ; je chanterai et je célèbrerai l’Éternel.

Éternel ! écoute ma voix. Je t'appelle. Aie pitié de moi et réponds-moi
Mon cœur dit : Cherchez ma face. Je chercherai ta face, ô Éternel
Ne me cache pas ta face, ne repousse pas ton serviteur avec colère. 
Tu as été mon secours; ne me délaisse pas, et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut!
Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera.
Éternel, enseigne-moi ton chemin et conduis-moi dans la voie droite, à cause de mes ennemis.
Ne me livre pas au désir de mes adversaires, car de faux témoins et des gens qui respirent la violence se sont levés contre moi, .
Si je n’avais pas eu la confiance que je verrais la bonté de l’Éternel dans la terre des vivants…
Attends-toi à l’Éternel ; fortifie-toi, et que ton cœur soit ferme. Oui, attends-toi à l’Éternel."


Ce psaume se divise en deux parties très distinctes.
La première partie exprime une confiance bannissant toute crainte (versets 1 à 6) et la seconde est la supplication d’un homme dans la détresse (versets 7 à 14).
Cet ordre surprend car on comprendrait mieux que l’accent du triomphe se fasse entendre après celui de la supplication, comme résultat de la prière de la foi.
Mais dans la pratique, la vie donne souvent raison au psalmiste.
Des versets 1 à 3, la victoire est certaine, même si le danger est pressenti, car il paraît être encore éloigné, et le croyant, fort de ses expériences passées, ne craint rien.
Puis la foi sereine et joyeuse passe par un moment de crise, lorsqu’elle se trouve face à face avec le danger.
Elle a besoin, pour rester victorieuse, de passer par un temps de supplication dans la prière, où toutes les émotions et les doutes dont dévoilés.

Dans les deux premiers versets, le psalmiste proclame qui est Dieu (Lumière - Salut) et quelles conséquences cela engendre pour lui (Pas de peur - de la Confiance).
Puis, il prie (je demande...) en déclarant son désir ultime de communion éternelle avec Dieu (pour Habiter - Contempler - Admirer) aux versets 4 et 5.
Ensuite il passe par un temps de louange au verset 6. (Ma tête s'élève, je chanterai, je célèbrerai...)

Au verset 7, tout semble avoir basculé.
Le chant joyeux fait place à un cri d’appel.
Le danger est devenu imminent et une prière de supplication pleine d'émotions et de confusion s'élève soudain. (Ne me cache pas... ne me repousse pas... ne m'abandonne pas... ne me livre pas... Ne me laisse pas...)
Ces injonctions négatives ne correspondent pas au caractère de Dieu.
Elles plutôt démontrent la panique et le doute du Psalmiste, qui au verset 13 ne finit même pas sa phrase tellement ces pensées sont horribles.
Enfin au verset 14 arrive la réponse divine démontrant la fidélité et l'amour de Dieu.

Dans ce Psaume on voit aussi un parallèle entre ce qui est divin et ce qui dépend de l'ennemi :
L'Eternel est un abri, un rocher hors d'atteinte, il est lumière, force et salut, soutien, bonté et espérance.
L'ennemi dévore et persécute, il est violent, et se présente tels des adversaires, de faux témoins, ou une armée en guerre...

Ce Psaume présente différentes formes de prières selon les circonstances.
Il nous pousse à amener toutes nos pensées captives à l'obéissance de Jésus Christ. (2 Corinthiens 10.5)
Il faut nous méfier de nos belles déclarations quand tout va bien et rester humbles. (Matthieu 26.35)
Il faut nous méfier de nos émotions aussi quand tout va mal. (Matthieu 14.30)
Nous devons nous fier à la parole de Dieu inébranlable et à notre Dieu qui est fidèle et nous rattrape quand nous sombrons...(Ésaïe 40.8)

Fémi et Sophie

vendredi 21 décembre 2018

Ne crains pas crois seulement



Une crainte active nait du dérèglement de notre façon de croire.
De même que l'obscurité est l'absence de lumière, croire à l'envers équivaut à n'avoir aucune foi.
Qu'arrive-t-il à un individu qui ne met pas sa foi en action, qui ne croit pas correctement, qui laisse son esprit aller à la dérive et qui coopère avec tout ce qui est négatif ?
Semez du blé et vous récolterez du blé, ne semez rien et vous récolterez de l'ivraie.
Si vous alimentez votre foi de paroles et de promesses divines, des bénédictions célestes descendront sur vous, mais si vous vous laissez envahir par le doute et la crainte, le malheur s'abattra sur vous.
Chaque semence produit un fruit selon son espèce.
Mettez le cap de votre foi dans la direction où vous voulez aller et elle vous y conduira.

La crainte et le doute dans la vie de Zacharie.
Luc 1.11-12
Quand Zacharie voit l'ange, il est troublé et saisi de crainte.
L'ange est pourtant venu le visiter pour répondre à sa prière et lui annoncer de merveilleuses et glorieuses promesses.
Zacharie doute des paroles de l'ange.
Luc 1.18
Il doute de la véracité de ses propos et de la possibilité de recevoir la bénédiction qu'il attendait pourtant depuis de nombreuses années.
Il pense être trop vieux pour avoir un fils, il pense à la stérilité de son couple, il pense qu'il est trop tard... peut être pense-t-il que la bénédiction promise par l'ange est trop grande pour lui et qu'il n'en est pas digne.

N'est-ce pas aussi l'attitude que nous avons quelques fois face aux promesses divines ?
De quelles promesses doutons nous et pourquoi?

Malgré les doutes de Zacharie la promesse s'est accomplie au moment voulu et Élisabeth, sa femme est devenue enceinte alors qu'elle était âgée. Comme l'ange l'avait annoncé, elle eut un fils neuf mois plus tard.
Seulement, Zacharie a subi les conséquences de ses doutes et de ses craintes et il est devenu muet jusqu'à ce que son fils naisse et qu'il déclare son nom à ses voisins.

Rempli du Saint Esprit, Zacharie confesse que son fils sera prophète et qu'il marchera devant le Seigneur pour préparer son chemin et annoncer le salut.
Il confesse la promesse faite par les prophètes et faite par l'ange Gabriel.

Zacharie ne se montra pas trop fier pour admettre qu'il avait eu peur et avait douté ; il a reconnu qu'il avait déraillé dans l'exercice de sa foi et n'a pas rejeté la faute de ses malheurs sur Dieu ou sur sa femme. Il a été assez honnête pour comprendre la source de ses malheurs qui étaient ses craintes et ses doutes injustifiés.
En subissant son mutisme, sa foi fut éprouvée afin qu'il ouvre les yeux sur la grandeur de Dieu et sur les dysfonctionnements de son cœur incrédule.
L'épreuve qu'il subit affina sa foi comme l'or au creuset.
Pendant les neuf mois de grossesse de sa femme, il commença à croire vraiment en Dieu et en ses promesses.
Loin d'en vouloir à Dieu ou de se morfondre de son mutisme, la louange commença à prendre place dans son cœur ; il confessa la fidélité, la bonté et la puissance du Dieu qui sauve, qui libère et purifie.

Relisez la prophétie de Zacharie dans Luc 1. 68 à 79.

Croyez vous dans toutes les affirmations de Zacharie ?
Quels sont vos doutes ou vos fausses croyances ?

Repérez-les et confessez-les afin que votre foi soit bien dirigée et qu'elle vous conduise aux bénédictions que Dieu a préparées pour vous !


Publié par Eglise au coeur de la ville

vendredi 14 décembre 2018

Si Dieu sait tout pourquoi prier ?


«Si Dieu sait tout, pourquoi prier?»
Cette question, que nous allons aborder, surgit dans de nombreuses conversations.
Si Dieu a déjà la connaissance de tout ce que nous pouvons lui dire, la prière ne devient-elle pas une pratique vide de sens et dépourvue d’intérêt ?
La question mérite d’être traitée, car être au clair sur cette question est important.
Comme le fait remarquer C.S. Lewis, notre vie de prière en dépend, non seulement sur le plan pratique, mais aussi parce que notre doctrine de Dieu est concernée.

Les deux notions en cause, apparemment contradictoires, sont, d’une part, la nécessité de la prière et, d’autre part, l’omniscience de Dieu.
Selon la logique humaine, l’omniscience divine exclurait d’emblée la nécessité de la prière, et la pratique de la prière serait une manière de contester la connaissance parfaite de Dieu.
Or, une doctrine orthodoxe implique le respect des deux notions.
Conserver les deux doctrines est  donc la seule solution satisfaisante, puisque rejeter une des deux nous mènerait à rejeter Dieu tel qu’il est décrit dans la Bible et à nous tourner vers un «dieu» imparfait, ce qui équivaudrait à de l’idolâtrie.
Du point de vue biblique, la doctrine de l’omniscience de Dieu n’est pas vue comme infirmant la nécessité de la prière.
Jésus lui-même fait ce rapprochement entre la connaissance parfaite de Dieu et l’importance de la prière, lorsqu’il dit: «En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.»





Or, ce qui est frappant dans cet enseignement, c’est que Jésus ne voit pas l’omniscience de Dieu comme opposée à l’acte de la prière.
Bien au contraire, il utilise cette connaissance divine comme argument en faveur de la prière, comme si la prière était justement fondée sur le fait que Dieu en a la prescience.
L’argumentation est donc inversée. Comment comprendre cela ?
Ce n’est possible que si l’on admet que le Christ a une compréhension de l’omniscience de Dieu qui diffère de celle que l’on peut avoir.
Le fait d’opposer la connaissance parfaite de Dieu et la nécessité pour l’homme de prier nécessite de négliger deux éléments importants de la connaissance de Dieu : tout d’abord, elle n’est pas seulement factuelle, elle est aussi personnelle.
Ensuite, les attributs essentiels de Dieu n’ont pas nécessairement les mêmes caractéristiques que la révélation qu’il nous en fait (en d’autres termes, il peut y avoir une différence entre l’«omniscience essentielle» de Dieu et son «omniscience économique»).
 
1. Omniscience factuelle ou personnelle
L’idée que les doctrines de la connaissance parfaite de Dieu et de la nécessité de la prière sont opposées repose nécessairement sur l’opinion que la connaissance qu’a Dieu de la réalité est uniquement factuelle.
Si Dieu sait tout, aucune information ne peut lui être utile.
Cependant, dire que sa connaissance est seulement factuelle équivaut à tomber dans l’erreur de la pensée moderne qui voit en Dieu un être impersonnel.
Or, Dieu est à la fois infini et personnel.
La connaissance de Dieu n’est pas analogue à celle d’un ordinateur, qui accumule des données impersonnelles.
Sa connaissance personnelle parfaite implique sa volonté d’être en communion et en communication avec nous.
Si Dieu n’a pas besoin d’entendre nos prières pour savoir ce que nous voulons lui dire, il n’annule pas la valeur de la prière, car son omniscience ne se limite pas à cette connaissance de faits, elle inclut son désir d'une relation, d'une communication et d'une communion avec nous !

Ainsi, l’omniscience essentielle de Dieu ne peut en aucun cas être changée par notre prière, puisque tout changement impliquerait soit que sa connaissance n’était pas parfaite avant le changement, soit qu’elle l’était et ne l’est plus.
L’attribut divin de l’omniscience ne peut qu’être immuable, sans quoi on ne peut plus parler d’omniscience mais seulement d’une connaissance supérieure à la nôtre.
Toutefois, si notre prière ne peut affecter l’omniscience divine, elle peut apporter des changements à la façon dont cette omniscience est révélée.
Le fait de prier ne donne pas plus de connaissances à Dieu, mais il permet de montrer de façon bien plus évidente que Dieu sait tout.
Ainsi, notre prière ne s’oppose pas à l’idée d’omniscience; au contraire, elle est un facteur de la révélation de celle-ci, puisqu’elle la manifeste d’une manière plus explicite.
Tout comme un prisme ne change pas la lumière mais la rend visible sous une autre forme, la prière ne change pas la connaissance de Dieu mais la met en valeur d’une manière spéciale.

La prière révèle l’omniscience de Dieu en contraste avec notre connaissance limitée; ensuite, elle révèle la connaissance parfaite de Dieu par la découverte a posteriori que nous faisons de l’action de Dieu.
La première raison pour laquelle on peut dire que notre prière manifeste l’omniscience de Dieu est la différence infinie entre notre savoir fini et son omniscience illimitée.
Ainsi, il nous arrive souvent de ne pas avoir une connaissance suffisante d’une situation pour faire des demandes explicites à son sujet, ce qui n’empêche pas Dieu, qui connaît cette situation, d’écouter notre prière et même d’y répondre.
A ce sujet, il est intéressant de rappeler le passage de l’épître aux Romains 8.26 où Paul exprime l’idée que Dieu, par l’Esprit Saint, complète ce qui manque en sagesse à nos prières.

Le second facteur est la prise de conscience a posteriori de l’action de Dieu.
C’est ainsi que nous discernons, après une intervention de Dieu, que sa providence était à l’œuvre déjà avant notre prière, ce qui manifeste la supériorité de la connaissance de Dieu sur la nôtre.
Un des exemples bibliques de cette action de Dieu précédant notre prière est le récit d’Actes 12.3-17. Ce texte montre clairement que l’Eglise, qui priait pour la libération de Pierre, était encore en prière une fois que Pierre a été libéré.
On le voit, Dieu agit pendant – et même parfois avant – que nous n’exprimions une prière, et il a une connaissance parfaite, là où la nôtre est limitée.


Estimer que l’omniscience de Dieu pourrait annuler l’importance de la prière repose sur l’idée que la prière a essentiellement une fonction d’information.
Selon cette conception, la seule conséquence de la prière est une transmission de connaissances.
Or, ce n’est pas là l’unique fonction de la prière, ni même l’unique fonction de quelque communication humaine que ce soit.
Il faut reconnaître que la prière a une multiplicité de fonctions : des fonctions relationnelle (ou d’alliance), pédagogiques,  d’adoration et d’imploration.

1. La fonction relationnelle de la prière
Un exemple humain qui illustre bien cette fonction de la prière est le mariage: lorsqu’on dit à son conjoint qu’on l’aime, il ne s’agit pas uniquement de la transmission d’une information.
Au contraire, l’objectif principal d’une telle déclaration est d’entretenir la relation qui a été créée par l’alliance du mariage.
La parole prononcée, dans cet exemple, renvoie à une réalité relationnelle plus profonde et fortifie cette réalité.
De même, la prière ne consiste pas uniquement dans le fait d’informer Dieu.
Elle vise à entretenir une relation personnelle entre Dieu et nous (en tant que peuple de Dieu ou individuellement), relation qui a été initiée par son alliance.
De même que dans l’analogie du mariage, la parole prononcée dans la prière renvoie à une réalité relationnelle plus profonde et sert à l’alimenter (non pas que l’amour de Dieu ait besoin d’être rendu plus grand; c’est plutôt le côté humain de la relation qui a besoin d’être fortifié).

2. La fonction pédagogique de la prière
Cette seconde fonction de la prière comporte bien une information, mais il ne s’agit pas, comme dans la perspective que nous cherchons à dépasser, d’une information faite de notre part envers Dieu, mais du mouvement inverse.
Dans cette fonction, en effet, Dieu nous fait connaître ce que nous avons besoin de savoir. L’information n’est pas ascendante (de nous vers Dieu) mais descendante (de Dieu vers nous).
Dans ce domaine, l’omniscience de Dieu, loin d’être opposée à la prière, lui donne plus d’importance, puisqu’il s’agit non pas d’une information humaine limitée, mais d’un enseignement donné par la seule personne qui sait tout.
Il faut distinguer deux facettes de cet aspect de la prière: d’un côté, il y a une pédagogie positive, dans laquelle Dieu développe en nous notre connaissance et notre sagesse, et, de l’autre côté, on trouve une pédagogie négative dont l’objectif est de mettre en lumière le péché qui est en nous afin que nous le confessions.
Il est logique qu’en communiquant avec quelqu’un qui a une plus grande connaissance que nous (et à plus forte raison, avec quelqu’un dont la connaissance est parfaite), notre sagesse s’accroisse.

3. La fonction d'adoration
Dans le contexte d’une prière d’adoration, la question de l’omniscience de Dieu ne se pose pas, puisqu’il n’est pas nécessaire d’informer Dieu de sa gloire.
Cette fonction de la prière vise plutôt à déclarer la gloire de Dieu, qui est déjà connue et de Dieu et de nous.
Il n’y a pas ici de place pour une notion d’information, car tous ceux qui sont impliqués dans cette prière (à la fois Dieu et nous) sont déjà informés.
Quel est donc le but de ce type de prière, si ce n’est pas d’informer?
Quelle est la cause d’une prière d’adoration?
Dans la Bible, la cause principale invoquée pour ce type de prière est la nature même et les actes de Dieu. On en trouve de nombreux exemples, parmi lesquels nous n’en relèverons que quelques-uns: «Célébrez l’Eternel, car il est bon, car sa bienveillance dure à toujours!» (Psaumes 118.1)
«Louez l’Eternel, vous toutes les nations, glorifiez-le, vous tous les peuples! Car sa bienveillance pour nous est efficace.» (Psaumes 117.1-2)
 «Louez l’Eternel! Car l’Eternel est bon. Psalmodiez en l’honneur de son nom! Car il est favorable.» (Psaumes 135.3)
 L’important est donc bien d’exprimer une louange à Dieu et non de l’informer, lui communiquer notre reconnaissance, notre admiration et notre amour à son égard.

4. La fonction d’imploration
L’omniscience de Dieu n’annule pas la nécessité de la prière pour l’homme car, même lorsque nous «faisons connaître à Dieu nos demandes», notre objectif n’est pas seulement de l’informer, mais de le prier d’agir. Nos prières appellent Dieu à une action dans le monde matériel.
Ainsi, même si Dieu sait tout – y compris nos besoins – il est important de le prier, car la prière a des effets dans le monde réel.
Le but de notre prière est aussi un appel à l’intervention concrète de Dieu.
En fait, dans la perspective biblique, l’efficacité de la prière n’est pas seulement encourageante pour notre vie de prière – bien plus, elle est essentielle à la prière, puisqu’elle en est une des causes.
Les Psaumes 34.4 et 81, en particulier parlent de l’exaucement par Dieu comme étant au centre de la prière.
L’épître de Jacques 5.17-18 rappelle aussi que «la prière agissante du juste a une grande efficacité.

Nous sommes donc exhortés, en tant que chrétiens à titre individuel et en tant que communauté chrétienne, à la prière, à une prière diversifiée, car la prière a de nombreux buts.


D'après un article de Justin DAUNER

L’Église au cœur de la ville

jeudi 6 septembre 2018

CITATIONS


"Le contraire de la foi n'est pas le doute: le contraire de la foi est la désobéissance." Tony Evans

"Petits pas de petits pieds qui vont pas loin
Petits pas de petite moi qui se perds parfois en chemin
Petite moi de petite histoire dans un parcours de combattant
Petite histoire de petite vie dans la cours des grands
Petite vie que Tu as voulu sauvé par ton sang
Je ne savais pas que je pouvais être l'ami de Quelqu'un de si important
Petits pieds qui se fatiguent d'avancer dans la route
Petit cœur tourmenté par les doutes
C'est en étant faible que tu peux voir qu'Il est fort
Il est et sera toujours ton moyen de transport
Ne t'inquiètes pas petite fille du Grand Roi
Il y a du chemin mais avec Ton père, on fera des exploits"

Enintsoa

"La ligne entre le bien et le mal ne réside pas entre "nous"et "eux", entre l'Occident et le reste, entre la gauche et la droite, entre les riches et les pauvres. Cette ligne fatidique court au milieu de chacun de nous, de chaque société humaine, de chaque individu." NT Wright 

"Vous ne réalisez pas que Dieu est tout ce dont vous avez besoin jusqu'à ce que Dieu soit tout ce que vous avez." Timothy Keller

"Nous ne faisons confiance qu’aux personnes que nous connaissons. Si vous luttez pour faire confiance à Dieu, c’est peut-être parce que vous ne le connaissez pas vraiment." Martha Tennison. 

Le repos n'est pas le résultat qui couronne notre travail, mais la condition pour pouvoir le réaliser.
Lors que l'on considère le repos au sens biblique, nous découvrons qu'il est un prérequis au travail, une condition à remplir, un acquis exigé et non une sorte de récompense finale. Le repos est un état dans lequel Dieu a fait entrer l'homme dès la fondation du monde. Seulement ce repos Édénique a été perdu par le péché et il a fallut la rédemption de Jésus-Christ pour le recouvrer par la grâce. Grâce à Christ, chaque croyant célèbre le sabbat parfait, éternel et il se repose, lui aussi, de ses oeuvres, comme Dieu se repose des siennes, non dans l’oisiveté et l’inaction de la mort, mais dans une activité exempte des stériles agitations de ce monde, calme, puissante comme celle que Dieu ne cesse d’exercer pour la conservation de son oeuvre. Notre société devrait repenser les notions de travail et de repos et s'inscrire dans la logique de Dieu qui juste après avoir créé l'homme le fit entrer dans son repos. C'est loin de l'agitation, de désirs d'accomplissement, de la volonté d'enrichissement et des ambitions matérielles que Dieu appelle son peuple ; il nous confine dans son repos comme dans une sphère au centre de laquelle se développe la relation et non la production. Comprenons que c'est dans le repos de Dieu que l'homme est invité à entrer dès maintenant et non comme une finalité dans laquelle il entrera après sa vie s'il a bien œuvré. Aussi, pourquoi attendre un repos qui est déjà là...?
Entrons dans son repos et jouissons de cette relation épanouissante." Xavier LAVIE






 "Né à Tarse en Cilicie, de la famille de Benjamin il naquit.
Dès son plus jeune âge il entreprit un voyage pour Jérusalem où il étudie.
Formé et éduqué au milieu des Pharisiens, il bénéficia de l'enseignement des plus éminents Rabbins.
Poussé par un fanatisme amer, d'une religion dont-il était fier, il entreprit une inquisition mettant les chrétiens dans les fers.
Craint et respecté parmi les gens de sa génération, il inspirait la terreur chez les croyants victimes de ses persécutions.


Convaincu du bien fondé de ses actions, il approuva le meurtre d'Etienne par la lapidation.
Mais cet homme démesuré dans ses ambitions allait être le témoin d'une illumination.
Sur le chemin de Damas le Seigneur le terrasse, et sans beaucoup d'explications lui dit: "qu'il serait dur de regimber contre les aiguillons."
Quelle plus belle conversion que celle d'un homme sans compassion qui se lève pour servir le Dieu de toutes bénédictions.
Dès lors, il se mit à prêcher, son caractère énergique et la révélation du Seigneur l'y poussait, mais à l'école de Dieu il était, apprenant ses leçons pleines d'humilité.
Son ancienne renommée aurait pu le conduire dans l'impasse
mais c'était sans compter sur l'aide d'un certain Barnabas.
Ensemble ils entreprirent des voyages missionnaires dans lesquels ils développèrent un si beau ministère.
De guérisons en conversions, il fonda des oeuvres, c'était sa mission.
Jamais il ne se relâcha, posant les bases de son apostolat.
Homme de l'Esprit et homme de coeur, il n'en était pas moins un véritable leader.
Mais quel grand écrivain que celui qui nous laissa treize des plus beaux parchemins.
Ouvrant la voix du salut aux païens, nous avons découvert que Dieu nous tendait la main.
Celui dont le nom veut dire: "petit" a prouvé que c'est dans la faiblesse que Dieu nous fortifie.
Il s'appela lui-même l'Avorton ce que chacun de nous étions, mais il nous révéla la grâce du Christ qui prit notre place réalisant à la croix l'objet du plus beau choix, ouvrant le Cœur
du Père aux enfants d'adoptions ce qui offre à chacun de nous la plus profonde consolation. "
Xavier LAVIE

"On ne se sent pas en sécurité
Quand on n’a pas quelque chose sur quoi on peut s’accrocher
Quand on n’a pas quelqu’un sur qui vraiment compter
.
On ne se sent pas en sécurité
Quand les conditions de notre confort ne sont pas respectées
Quand on fait l’exception de ce que les gens normaux veulent imposer
.
On ne se sent pas en sécurité
Quand la maladie et la mort menacent nos proches
Quand les factures et les besoins vident nos poches
.
On ne se sent pas en sécurité
Quand le monde va d’étape en étape et avance plus loin
Et on se tape qu’on est le seul qui est resté sur un même point
.
On ne se sent pas en sécurité
Quand c’est évident qu’on ne peut pas avoir le contrôle
Quand on n’occupe pas une certaine place ou un certain rôle
.
Dans notre nature on s’acharne à courir vers ces choses qui font nos vies
De notre armure on s’incarne à donner une image qu’on est à l’abri
Mais au final ce ne sont que des paramètres variables au fil du temps
Qui peuvent nous procurer une pseudo-sécurité juste pour un moment
L’éloge, l’estime et les mérites qu’on veut se faire dans ce monde
Les pressions, les combats et épreuves qui nous inondent
Ce ne sont que passagères, Seul Jésus fait notre valeur immuable
Quand tu l’as dans ta vie, tu es alimenté d’une source inépuisable
Pour le compte d’être semblable à Lui, différentes situations nous est donné
En Lui, ce n’est pas seulement pour cette vie qu’on est en sécurité
On va surmonter cette vie et on va aussi vaincre la mort
Dans ce grand voyage de la vie, on arrivera à bon port
Il y aura des coups durs qui sont des instruments pour nous offrir des valeurs sures
Il y aura des nuits obscures qui sont les promesses d’un nouveau matin au ciel d’azur
Alors, continue le bon combat en partageant l’Amour inconditionnel de l’Eternel
Vis avec épanouissement dans ce monde en ne t’accrochant que sur ce qui est au ciel
Cherches la volonté de Dieu et vis pour Son royaume
Embellis tes journées par des cantiques et des psaumes
Tu es en sécurité dans les puissantes mains de notre Sauveur
Il n’y absolument aucune raison de vivre encore dans la peur
Que tu tombes ou que tu sois debout, Il te supporte à coup sur
En Lui, même les erreurs feront de toi quelqu’un de mature
Et ne t’inquiètes pas, Il te fera aussi voir des jours meilleurs
Dans Sa Souveraineté, Il sait plus que toi les désirs de ton cœur".
 Enintsoa


Publié par Église au cœur de la ville

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Tu as été pesé sur la balance

 Daniel 5. 23-28 "Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux; les vases de sa maison ont été apportés devant toi, et vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines; tu as loué les dieux d’argent, d’or, d’airain, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient point, qui n’entendent point, et qui ne savent rien, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies. C’est pourquoi il a envoyé cette extrémité de main qui a tracé cette écriture. Voici l’écriture qui a été tracée : Compté, compté, pesé, et divisé. Et voici l’explication de ces mots. Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses."
Introduction
Ce que nous venons de lire sont les paroles du prophète Daniel adressées à Belschatsar, roi régent de Babylone, en 538 ans avant JC.
A cette époque, Babylone était une immense ville qui défiait les armées étrangères par sa beauté et ses forteresses imprenables.
(Ses fameux jardins suspendus sont bien connus comme l’une des sept merveilles du monde !)
Belschatsar, plein de confiance dans la force de ses épaisses murailles et de ses portes d’airain, passait son temps à faire des fêtes, où l’on célébrait les faux dieux et où, pour mieux les honorer, on buvait sans mesure dans les vases sacrés qui avaient été volés dans le temple de l’Éternel, soixante-deux ans auparavant.
Le roi et sa cour, bien que païens, n’étaient pourtant pas ignorants de Dieu et de ses œuvres.
Daniel, qui avait été fait prisonnier en même temps que ses compatriotes juifs, vivait à Babylone depuis plus de soixante ans et s'était illustré en tant que prophète et homme de Dieu remarquable à plusieurs reprises sous le règne de Nebucasnetsar, le grand-père de Belschatsar.
Belschatsar savait que son grand-père avait subi le châtiment de Dieu à cause de son orgueil, mais il n'en a pas tenu compte, trop occupé à festoyer, à s'enivrer et à croire qu'il était à l'abri de tout.
Il faut dire que cela faisait 20 ans que Daniel n'était pas réapparu à la cour et que la jeune génération ne s'était pas vraiment confrontée à ses paroles divinement inspirées et ô combien puissantes !
Cet épisode de la vie de Belschatsar ne fait que confirmer une triste réalité : Les êtres humains ne tirent pas assez d’enseignement des expériences du passé et ne prennent pas assez en compte les mises en  garde et les avertissements de Dieu quant à leur avenir.
Ils ont besoin d’expérimenter par eux-mêmes pour comprendre, et c'est souvent au travers de nombreuses expériences douloureuses que certains plient le genou devant Dieu.
Ainsi, on dit souvent que l’histoire se répète et que les nouvelles générations ne tiennent  pas compte du passé.
L'arrogance et la négligence font que nous retombons très facilement dans les travers et les ambitions de nos pères, et cela à cause de notre nature pécheresse et rebelle.
Nous ne pouvons donc pas jeter la pierre et juger Belschatsar… mais plutôt, nous juger nous-mêmes.
Car dans quel état étions-nous avant d'expérimenter personnellement Dieu dans notre vie ?
Le témoignage de nos aïeux, qu'il soit bon ou mauvais, nous a-t-il suffit à nous repentir et à reconnaitre Dieu dans toutes nos voies ?
Et si nous ne devions plus entendre parler de Dieu pendant 20 ans, dans quel état spirituel et moral serions-nous ?
1. Tu as été pesé dans la balance
Jésus a dit dans l'évangile de Jean 8.15-16 "Vous jugez selon des critères purement humains, d’après les apparences extérieures, moi, je ne juge personne et même si je juge quelqu’un, mon jugement correspond à la vérité, car je ne suis pas seul pour juger: à mes côtés se tient toujours le Père qui m’a envoyé."
Si Belschatsar se réjouissait en pleine insouciance et sans aucune conscience du mal qu'il faisait, c'est qu'il avait complètement repoussé l'idée que c'est Dieu et lui seul qui avait donné à son grand-père cet empire avec sa grandeur, sa gloire et sa magnificence.
Il est pourtant écrit dans Job 34.23-25 "Dieu n’a pas besoin d’observer longtemps, pour qu’un homme entre en jugement avec lui, il brise les grands sans information, et  en met d’autres à leur place parce qu'il connaît leurs œuvres."
Dieu est souverain et cette vérité devrait être gravée dans nos cœurs, si nous ne voulons pas voir le jugement de Dieu s'abattre sur les murs des petits empires que nous avons construits sans lui !
Même s'il n'y avait aucun risque que Belschatsar n'invite Daniel à sa fête, les murs ont crié pour lui, car rien ne peut arrêter la parole de Dieu.
Luc 19.40  "Je vous le dis, s’ils se taisent, les pierres crieront!"
Si Belschatsar avait entièrement fait le déni de l'histoire de son grand-père, et que ceux qui l'entouraient ne pouvaient l'aider à retrouver ses esprits et une conscience pure, une seule personne a pourtant suffi pour remettre Dieu sur le devant de la scène.
Serez-vous cette personne pour rappeler la volonté et les desseins de Dieu à votre génération ?
Serez-vous cette personne fidèle pour témoigner des hauts faits de Dieu par le passé et pour expliquer ce qu'il est en train d'accomplir dans le présent ?
Il faut parfois des circonstances terribles pour ramener les consciences à l'essentiel, et les cœurs à ce qui compte !!!
Sur le mur de la salle de banquet, des doigts humains apparurent et se mirent à écrire.
Imaginez la stupeur des convives !
Bien qu'ils soient tous ivres, ils ne prirent pas cette apparition pour une hallucination collective.
Instantanément le roi pâlit, se mit à défaillir et à trembler de tout son corps.
" MENE, MENE, THEKEL, UPHARSIN!"
Ces inscriptions écrites en araméen et non en chaldéen étaient un mystère pour le roi, autant que pour ses conseillers, qu'ils soient devins, astrologues ou enchanteurs…
C'est alors que la reine, ameutée par ce qui venait d'arriver dans la salle du banquet, arriva et parla de Daniel qui avait autrefois sut interpréter les rêves de Nebucasnetsar.
Sommé de se présenter devant le roi, le vieux prophète ne mâcha pas ses mots et rappela à Belschatsar que quand le cœur de son grand-père s'était enflé d'orgueil et que son esprit s'était endurci, il avait été dépouillé de son trône et de sa gloire.
Daniel lui rappela que celui qui avait été un roi si illustre et puissant, fut chassé du milieu des hommes par Dieu, et réduit à vivre comme un sans abris au milieu des bêtes sauvages et à manger de l'herbe jusqu’à ce qu’il reconnaisse la souveraineté de Dieu ! (Daniel 5.18-21)
Daniel ne jugeait pas le souverain de lui-même, mais parce qu'il était inspiré par Dieu.
Dieu, qui avait envoyé cette vision effroyable au roi, se tenait aux côtés de Daniel, afin qu'il prophétise et annonce ses jugements contre ce roi idolâtre et rebelle.
Cette histoire nous est rapportée afin que nous prenions conscience des jugements divins et du fait que nous sommes bien trop souvent oublieux !
L'apôtre Jacques 1.25, le répète : "Si quelqu’un scrute attentivement la loi parfaite qui nous donne la vraie liberté et s’il l’étudie assidûment, s’il vit avec elle et lui demeure fidèlement attaché, il en arrive ainsi, non à écouter pour oublier, mais à agir ponctuellement d’après ce qu’il aura entendu. Un tel homme trouvera le bonheur en obéissant à la Parole."
Mené, thekel et upharsin étaient des noms de poids utilisés chez les juifs et on aurait pu traduire l'inscription sur le mur par : "Une mine, une mine, un shekel, et une demi-mine."
Il a fallu tout le discernement de Daniel, inspiré de Dieu, pour comprendre ce que cela signifiait, tout comme il nous faut l'aide du Saint Esprit pour comprendre la parole de Dieu.
Matthieu 11.25  "En ce temps-là, Jésus prit la parole, et dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants."
Dans Daniel 5.26-28, nous lisons l'explication des inscriptions sur le mur, donnée par le vieux prophète "Compté: Dieu a compté ton règne, et y a mis fin. Pesé: Tu as été pesé dans la balance, et tu as été trouvé léger. Divisé: Ton royaume sera divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses."
Et 2 versets plus loin, nous lisons que  la prophétie s'accomplit la nuit même, car Belschatsar fut tué, et son royaume divisé par les rois Mèdes.
L’apparition soudaine de la main mystérieuse en pleine orgie païenne, le caractère énigmatique des mots tracés sur le mur, l’interprétation prophétique et solennelle qu’en a donné Daniel, la prophétie aussitôt suivie de son accomplissement, sont autant de faits pour convaincre les spectateurs de cette tragédie que les lecteurs de ce récit, que personne ne doit oublier que Dieu seul est juge et que ses jugements sont réels et terribles.
2. Tu as été trouvé léger
Léger vient d'un mot araméen "chacciyr" signifiant manquant de, ayant besoin, insuffisant, déficient.
Belschatsar a été trouvé léger, c'est pourquoi il a été châtié et tué !
Mais la légèreté n'est-elle pas le lot de tous les hommes face à Dieu ?
Ne sommes-nous pas tous faibles, pleins de déficiences et de manquements ?
Qui est à la hauteur devant le Dieu tout puissant ?
Qui fait le poids devant sa gloire infinie ?
Néanmoins, Hébreux 10.31 nous dit que "C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant."
Dieu sait que les hommes sont faibles et dysfonctionnels, insuffisants, déficients et pleins de besoins, il sait qu'ils ne peuvent se tenir devant sa sainteté et que le salaire de leurs péchés c'est la mort !
C'est pour cette raison qu'il a envoyé son fils sur la croix et qu'il nous a aujourd'hui laissé son Esprit ! C'est pour combler nos besoins, palier à nos manques et à nos déficiences !
Le plus grand péché reste donc l'indépendance vis-à-vis de lui, le fait de négliger sa communion, son aide, la vie et le salut qu'il nous a offert !
Et ce n'est pas parce que nous vivons sous la grâce que Dieu est moins exigeant!
Plus nous sommes privilégiés plus nous sommes responsables!
Actes 17.30-31 "Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné, à tous, une preuve certaine en le ressuscitant des morts…"
Si sous l'ancienne alliance, le coupable mourait sans miséricorde, quel sera le sort de celui qui aura rejeté Christ ?
Belschatsar a négligé les coupes sacrées, celles qui étaient purifiées et ointes, celles qui dans les services du temple, servaient pour recevoir le sang des animaux offerts en sacrifice, puis le répandre devant l'Eternel, en face du voile, sur les cornes de l'autel ou au pied de l'autel des holocaustes.
Il s'est servi de ses coupes pures et ointes pour boire du vin et s'enivrer avec ses invités, lors d'orgies dédiées aux idoles.
Pouvons-nous réfléchir à quoi cela peut correspondre dans nos vies ?
Nous arrive-t-il de bafouer les vases sanctifiés que nous sommes en les souillant ?
Nous arrive-t-il d'oublier que nous sommes réservés à un usage honorable et non à un usage vil ?
Nous sommes comme ces coupes, ces vases d'or, précieux et sanctifiés par le sang de Christ et oints par son Esprit.
Le fils de Dieu a donné son sang pour nous purifier, c'est pourquoi le coupable qui pêche en toute connaissance de cause ou qui en fait exprès de vivre dans le déni et la négligence des préceptes divins est considéré comme tenant pour profane le sang de  l’alliance, par lequel il a été sanctifié.
Christ invite le pécheur à se laver dans son sang et à être purifié, alors si le pécheur le rejette comme si ce sang était impur, il pêche encore plus !
Le Saint Esprit vient, comme l'Esprit de la grâce, pour nous convaincre de péché ; il vient aussi comme une huile de joie, pour nous consoler, pour nous stimuler à la prière ; il vient comme une huile d'onction pour nous mettre à part et nous conduire dans toute la vérité.
Fermer la porte à Christ et refuser de se soumettre à son Esprit, pour ouvrir son cœur à l'esprit de ce monde, c'est mépriser la grâce, c'est fouler le fils aux pieds, c'est tenir le sang pour profane, quel effroyable péché !
Il faut une révélation divine pour nous faire connaitre le jugement qu'exige la justice de Dieu, pour comprendre que c'est le sang de Christ qui vient se placer entre la sentence du jugement et son exécution.
Dans la mesure où nous croyons au jugement, nous honorons ce sang ; dans la mesure où nous croyons que le sang de Jésus nous purifie, nous prenons au sérieux le jugement.
Hébreux 2.3  "Comment échapperons-nous, si nous négligeons un si grand salut, qui, ayant commencé d’être annoncé par le moyen du Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’entendirent?
Loin d’être plus tolérant à l’égard du péché sous la nouvelle alliance, Dieu est moins tolérant parce que les hommes ont plus de lumière.
Ce que Belschazar n'avait pas compris, ce que les hébreux avaient entendu sans y prêter toute l’attention qu’ils auraient dû, c’est que Jésus Christ est le fils de Dieu et l’héritier de toutes choses, le créateur de l’univers, le reflet de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa personne.
C’est lui qui soutient l’univers, qui purifie du péché et qui est assis à la droite de Dieu ; c’est lui que les anges adorent et servent, lui le oint des oints, le seigneur des seigneurs, immuable et éternel.
C'est pourquoi nous ne devons pas être négligents ou insouciants, mais garder précieusement ces enseignements de peur de pécher contre Dieu.
N'oublions pas, comme le fit Belschatsar, que toute transgression et toute désobéissance reçoit une juste rémunération. (Hébreux 2.2) 
·         Transgression (parabasis) signifie dépasser les limites intentionnellement.
·         Désobéissance (parakoé) signifie refuser délibérément d’écouter les commandements, les avertissements et les invitations de Dieu par négligence.
Les deux formes de péchés sont toutes aussi importantes aux yeux de Dieu.
Conclusion
1 Corinthiens 11.28-32 prend là tout son sens :
"Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde."
Si Belschatsar avait sondé son cœur et qu'il s'était repenti de son idolâtrie, de son arrogance, et de la débauche dans laquelle il vivait, il n'aurait pas été jugé par Dieu et condamné à mourir.
 Dieu nous appelle catégoriquement à prêter une grande attention à ce que nous avons entendu au sujet de Dieu.
Nous ne devons pas nous contenter d’écouter distraitement les enseignements, puis de les laisser tomber pour dériver, comme l'a fait ce roi oublieux et présomptueux !
Le verset de Hébreux 2.1 "C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous ne soyons emportés loin d’elles." porte étymologiquement une image maritime que l’on pourrait traduire par : "c’est pourquoi nous devons d’autant plus ancrer notre vie dans les choses qui nous ont été enseignées, de peur que le navire de notre vie n’aille à la dérive, loin du port du salut, et se perdre à jamais."
Quand Dieu nous parle c'est pour que nous comprenions mieux ses projets et que nous nous associons à lui avec plus d'énergie, de persévérance et d'amour. 
Il attend de nous de l'attention et de l'obéissance à ce qu'il nous dit.
Rien de moins ne peut le satisfaire et nous satisfaire.
Ainsi une vie spirituelle faible et misérable découle de notre négligence à l'égard de sa parole et de son sacrifice.
Le salut est grand car il vient de Dieu et il a été annoncé par le fils de Dieu qui nous a purifiés avant de s'assoir à la droite du trône.
Et à la proclamation du fils sont venus s'ajouter les signes, les prodiges et les miracles par lesquels Dieu a appuyé le témoignage des hommes qu'il s'est choisi (comme Daniel, mais aussi comme les apôtres, les pasteurs…), y apposant son sceau céleste.
Le Saint Esprit est là lui aussi pour nous rappeler les enseignements de Dieu ; il est Dieu venu élire domicile dans nos cœurs pour lutter, plaider et témoigner de la vérité !
Cette vérité, c'est que sans Christ et son Esprit Saint, nous ne pouvons rien faire.
Sans eux dans nos vies, nous ne sommes que faiblesse, nous n'avons que des déficiences, des manquements et des besoins non satisfaits.
Sans eux, nous sommes des vases d'usage vil, impures et souillés, des vases servant les idoles et l'iniquité.
Dieu est le meilleur de tous les mathématiciens, il pèse nos vies, il compte nos jours, et il ne se trompe jamais.
Si le sang de Christ ne se trouve pas dans ta coupe, si ton vase n'a pas été purifié… ce pourrait-il qu'il te trouve léger et que le royaume que tu t'es construit soit divisé ?
Galates 6.7-8 " Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Car ce que l’homme aura semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème dans la chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème dans l’esprit moissonnera de l’esprit la vie éternelle."


PASTEUR Xavier LAVIE