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samedi 16 novembre 2013

Au coeur de nos incompréhensions





Psaume 22/1-12: "Au chef des chantres. Sur Biche de l’aurore. Psaume de David. Mon Dieu! Mon Dieu! Pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes? Mon Dieu! Je crie le jour, et tu ne réponds pas; la nuit, et je n’ai point de repos. Pourtant tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël. En toi se confiaient nos pères; ils se confiaient, et tu les délivrais. Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; Ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point confus. Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête, recommande-toi à l’Eternel! L’Éternel le sauvera, il le délivrera, puisqu'il l’aime! Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours!" 


Introduction:
La lecture du psaume 22, nous confronte à l'incompréhension qui parfois se trouve dans nos cœurs. Les sentiments qui y sont exprimés par David sont ceux que nous partageons tant de fois. 
Il s'agit de sentiments qui sont parfois exprimés mais qui sont aussi trop souvent contenus et gardés secrets dans le fond de nos cœurs.
En effet, nous sommes tiraillés par la pensée de savoir que penserait nos frères et sœurs dans la foi, s'ils apprenaient que dans notre cœur se livre par moment une lutte sans merci, où s'oppose l'incompréhension en face de la réalité quotidienne que nous vivons et la foi sur laquelle nous nous reposons? 

Alors certains se taisent préférant supporter voir même souffrir intérieurement plutôt que d'avouer, ce qu'ils pensent être "anormal"...
Malheureusement, il y a dans bien des vies ce que j'appelle des "standards" ou "des stéréotypes" de la foi qui ne laissent que peu de place à l'authenticité spirituelle que Dieu désire pourtant voir s'établir en chacun de nous.
Parmi ces standards, ces stéréotypes vous retrouverez certaines déclarations avançant qu'un chrétien doit toujours se sentir bien et qu'il ne doit jamais se plaindre ou qu'un chrétien ne devrait jamais se mettre en colère mais plutôt vivre dans une parfaite maîtrise de lui-même. 
Il y a aussi le fait de croire qu'un chrétien ne doit jamais penser certaines choses vis-à-vis de Dieu ce qui serait un outrage voir un sacrilège!
Mais la réalité est tout autre et nous savons très bien que ces théories ne sont que des couches superficielles d'une religiosité qui finit par faire de l'église une "communauté de surface" alors qu'elle se doit d'être une "communauté de profondeur".

Dieu dans sa sagesse et son objectivité n'a pas désiré retirer ou censurer certains propos dans sa parole pour la rendre plus acceptable en aseptisant certains passages par rapport à leur contenu.  
Quel bonheur et quelle joie d'entendre David exprimer librement et sans retenu les sentiments qui sont dans son cœur. 
David déclare son incompréhension et le trouble qu'il ressent en face de l'attitude que Dieu a vis-à-vis de lui. Il partage ce qu'il sait de Dieu et ce qu'il sait sur lui même tout en déclarant ne pas comprendre pourquoi Dieu l'abandonne en l'exposant ainsi au regards critiques et moqueurs de ceux qui l'entourent.

J'ose le dire et l'espérer qu'il y a dans notre monde un espace d'écoute et de compréhension où l'on peut exprimer ses sentiments sans avoir peur d'être jugé, maltraité, abaissé et ridiculisé.
Arrêtons de croire que Dieu ne peut entendre que certaines choses et qu'il serait hermétique à certaines autres car cela reviendrait à limiter Dieu dans son amour, dans sa compassion et dans l'expression de sa grâce.
Devant la face du Seigneur tout peut être dit, tout peut être déversé car Dieu ne se bouche pas les oreilles lorsque vous lui partagez vos doutes, vos craintes, vos révoltes, vos faiblesses et vos égarements.
N'est-ce pas rassurant de pouvoir vivre au sein d'une relation qui ne souffre pas du non dit? Une relation sans retenue? Sans autre convenance que celle qui se doit se dégager ou émaner de la sincérité de notre cœur? 
Y-a-t-il des choses non dites dans votre relation à Dieu?

Apprenez à mettre des "mots" sur vos "maux"!
    
1- Un reproche porté à Dieu!
Verset 2&3: "Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné, et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? Mon Dieu ! Je crie le jour, et tu ne réponds pas; la nuit, et je n’ai point de repos."

Devant la lecture de ce verset j'aimerais vous poser une simple question: Avez-vous déjà fait des reproches à Dieu?
Attention,  je ne parle pas d'une révolte délibérée qui remettrait en question l'existence de Dieu mais d'une réaction qui induite par la souffrance et l'incompréhension vous aurait poussé à reprocher à Dieu sa manière d'agir envers vous. 
Dieu a-t-il toujours répondu à vos questions au moment où vous l'auriez aimé, souhaité, désiré?
Le sentiment que Dieu n'était plus avec vous n'a-t-il jamais traversé vos pensées? 
Combien de fois au cours de votre existence êtes-vous passé par ces moments où vos prières ne semblaient pas être entendues?

L'attitude de chacun peut être différente dans les moments difficiles de la vie spirituelle car là où le caractère des uns s'exprime celui des autres les pousse à se renfermer et chacun sans même le vouloir laisse progressivement s'établir la révélation de la nature cachée et profonde de son cœur.  
C'est alors que dans le cœur de chacun commence à naître deux sentiments terribles et bien connus de tous les êtres humains: la détresse et l’angoisse.

2- La détresse et l’angoisse.
Lorsque les jours s’écoulent, que le temps passe et que dure l'opposition et les difficultés alors la détresse et l’angoisse s'installent et prennent de plus en plus de place dans nos vies. 
Nous sommes alors aux prises avec les sentiments les plus pénibles et les plus dévastateurs que le cœur de l'homme puisse connaître et endurer.
C'est à ce moment précis que l'on reconnaît le véritable disciple! 
Le disciple est celui  qui ne cherche pas à fuir les circonstances dans lesquelles il se trouve mais qui recherche sans cesse en Dieu la "solution" et la "leçon" spirituelle qui lui permettront de sortir triomphant! 
David était un familier de l'angoisse et de la détresse. 
Il déclara dans le Psaume 25/15-16: "Je tourne constamment les yeux vers l’Eternel, car il fera sortir mes pieds du filet. Regarde-moi et aie pitié de moi, car je suis abandonné et malheureux. Les angoisses de mon cœur augmentent; tire-moi de ma détresse. Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés. Vois combien mes ennemis sont nombreux, et de quelle haine violente ils me poursuivent. Garde mon âme et sauve-moi! Que je ne sois pas confus, quand je cherche auprès de toi mon refuge!"

Angoisses et détresses marchent ensemble. De leurs deux mains, elles broient notre cœur, torturent notre âme et nous conduisent par leurs propos incrédules à remettre en question même si elles le pouvaient la réalité la plus palpable et tangible à laquelle nous faisons bien de nous accrocher.
Un homme a dit un jour une parole à laquelle j'ai attaché mon cœur. Il déclara: "Dans les ténèbres de l'adversité ne remettez jamais en question ce que Dieu vous a dit lorsque vous étiez dans sa lumière!" 

L'angoisse et la détresse cherchent à nous convaincre que notre Rédempteur ne répondra pas, qu'il nous a oubliés, délaissés ou qu'à cause de nos péchés et nos infidélités, il ne peut nous exaucer. 
A d'autres moments "angoisse" et "détresse" viendront remettre en question vos compétences. Elles vous amèneront à douter de vos bonnes intentions, de votre disposition de cœur et de vos capacités! 
Par des liens savamment tissés de mensonges et de vérités qui représentent l'alliage le pire qui soit, elles tentent d’arracher de votre cœur la foi qui a été déposée et sans laquelle vous demeurerez inefficaces, infructueux et stériles vous faisant sombrer dans l'immobilisme le plus désastreux!  

Dans ces temps de lutte il est essentiel de savoir vers où se tourner!
Sur qui ou sur quoi pouvons nous prendre appui le temps de retrouver les quelques forces utiles pour parvenir à rester debout sur le pont du navire dans la tempête et l'affrontement  jusqu'à la délivrance tant attendue?

Comme beaucoup, j'ai cherché moi aussi dans toutes les directions et j'ai épuisé toutes les ressources sur lesquelles je pouvais espérer et compter et aucune d'elles ne pouvaient remplir le vide que mon cœur ressentait.  
Une seule ressource  m'a comblé et m'a communiqué une force insoupçonnée et inépuisable. Cette ressource ou plus exactement cette "re-source" c'est la Parole bénie! 
Dans cette parole on y retrouve des témoignages qui nous rassurent, on y voit les bontés de l’Éternel se renouveler, les réponses reçues, les délivrances exécutées.

3- Un Dieu qui déçoit?
Verset 4&6: "Pourtant, tu es le Saint, tu sièges au milieu des louanges d’Israël. En toi se confiaient nos pères; ils se confiaient, et tu les délivrais. Ils criaient à toi, et ils étaient sauvés; ils se confiaient en toi, et ils n’étaient point (déçus.) confus."

"Pourtant, tu es le Saint" disait David! 
Cet homme savait, il connaissait les possibilités infinies de Dieu. Il dirigeait ses regards comme nous vers les expériences de ceux qui dans la foi l'avait précédés.
Mais il semble néanmoins que pour lui quelque chose n'est pas identique. Nos pères se confiaient en toi et ils n'étaient point déçus...!

Que veux dire David en s'adressant ainsi à son Dieu? 
Confesse-t-il le fait qu'il soit déçu de Dieu?
Êtes-vous choqué devant une telle attitude et à l'écoute de tels propos ou avez-vous déjà partagé de tels sentiments?

Devant les semaines qui passent et toujours pas de réponses... 
Plongé continuellement dans le silence, la souffrance et en face de l’espoir d’une délivrance qui se retrouve encore repoussé d’une autre journée, il est bien difficile à notre âme de ne pas lui laisser remonter ce genre de sentiment...!  

4- Une trilogie infernale!
C'est alors que pour nos déstabiliser encore un peu plus "angoisse" et "détresse" appellent à leurs secours "désespoir".

La trilogie est au complet!

Nous voilà maintenant équipé soit pour vivre la plus belle des dépressions ou la plus profonde des révoltes qu'un être humain puisse traverser! 
Désespoir est maintenant à l'œuvre utilisant sans relâche la tromperie comme un bras de levier  pour nous faire basculer dans le gouffre béant et sans fond de nos incompréhensions. 
Il imbibe alors soigneusement le bout de son poignard et à grands coups, il transperce notre cœur déjà meurtri diffusant le poison du doute qui s’infiltre tranquillement dans notre âme. 

Mais comment réagir devant un tel assaut?
Quelle attitude observer?
Ne te sens-tu pas parfois comme piégé par la différence qui existe entre ce que tu confesses de ta bouche et les circonstances par lesquelles tu passes?
Vas-tu perdre la face? Est-ce là ce que Dieu désire?
Dieu permettra-t-il un tel affront?  

Il arrive un point ou abasourdies par toutes ces attaques, on accepte finalement de se revêtir du vêtement de la honte qui nous est présenté par l’inquiétude, sœur jumelle de l’angoisse.
Et avec un rictus de dédain, celle-ci se réjouit de constater notre faiblesse révélée au grand jour.

Alors arrive finalement cette parole du Verset 7: "Et moi, je suis un ver et non un homme, l’opprobre des hommes et le méprisé du peuple."
C'est alors que les incrédules, qui nous entourent, découvrent encore plus de raison de nous ridiculiser, de tourner en dérision notre foi nouvellement acquise ou éprouvée par des années de services. 
Difficile de rétorquer sous cette pluie de coups lorsque l'on a même plus la force de faire semblant!  

Verset 8: "Tous ceux qui me voient se moquent de moi, ils ouvrent la bouche, secouent la tête: Recommande-toi à l’Éternel! L’Éternel te sauvera, il te délivrera, puisqu'il t’aime!"

Que faire de ces mots?
Comment réagir devant cette moquerie?
N'entendez-vous pas dans ces paroles les affirmations dans lesquelles vous devriez pourtant vous confier?

La dérision tente toujours de tourner la vérité en moquerie! 
Mais pour cela elle doit annoncer néanmoins la vérité!
Sachez que même les reproches que l'on vous fait seront selon la façon dont vous les recevrez dans votre cœur soit un moyen de puiser des forces spirituelles nouvelles, soit un moyen d'anéantissement! 
Il faut que je puisse au travers de la sagesse que Dieu m'a confiée distinguer un trésor parmi les déchets! 
Il faut que je puisse avec le courage que Dieu m'a donné affronter les circonstances telles qu'elles sont, et non comme je voudrais qu'elles soient.
Il faut que je puisse avec l'audace que Dieu a mis dans mon cœur dire haut et fort: "je ne te laisserai point partir sans que tu me bénisses" Genèse 32/26. 

Réalisez-vous qu'il s'agit là d'un combat qui en réalité vous oppose à Dieu?
C'est alors que le pourquoi du silence de Dieu prend alors tout son sens!
Le Dieu de l’Éternité a veillé personnellement à ce que tu reçoives les soins nécessaires pour t'amener là où tu es rendu maintenant. 

Là où le mystique pense reconnaître la main de l'adversaire, l'homme spirituel parvient à discerner la main de Dieu.
Ecoutez un message que j'ai un jour reçu comme une lettre envoyée par Dieu:
Mon enfant, j'ai un message pour toi.
Aujourd'hui, laisse-moi te le murmurer à l'oreille pour qu'il puisse auréoler de gloire tout nuage de tempête venant à s'élever et aplanir les lieux rocailleux où tu devras peut être marcher.
Il est court! Cinq mots seulement!
Mais laisse-le s'enfoncer au tréfonds de ton âme.
Utilise-le comme un oreiller où reposer ta tête lasse:
"Cette chose vient de moi!"
As-tu déjà pensé à ceci: Tout ce qui te concerne me concerne aussi?
"Car tu as du prix à mes yeux" (Esaïe 43/4)
C'est pourquoi je prends un plaisir spécial à te former.
Je voudrais que tu apprennes quand les tentations t'assaillent et que l'ennemi vient comme un fleuve, que cette chose vient de moi, que ta faiblesse à besoin de ma force et que ta sécurité consiste à me laisser combattre pour toi.
Te trouves-tu dans des circonstances difficiles, entouré de gens qui ne te comprennent pas, qui ne s'enquièrent jamais de tes goûts, qui te mettent à l'arrière plan?
Cette chose vient de moi. 
Je suis le Dieu des circonstances.
Tu n'es pas arrivé là par accident, c'est la même que Dieu voulait te voir.
N'as-tu pas demandé à devenir humble?
Alors vois, je t'ai placé à l'école où cette leçon est enseignée, ton entourage et tes compagnons ne font qu'accomplir ma volonté.
As-tu des problèmes d'argent?
T'est-il difficile de joindre les deux bouts?
Cette chose vient de moi, car je suis celui qui tient les cordons de ta bourse, et je voudrais te voir puiser en moi et dépendre de moi.
Ma richesse est sans limites.
Je voudrais que tu mettes à l'épreuve mes promesses.
Qu'il ne soit pas dit de toi: "Dans cette circonstance tu n'as pas eu confiance en l’Éternel ton Dieu."
Traverses-tu une nuit de chagrin?
Cette chose vient de moi.
Je suis "l'homme de douleur et habitué à la souffrance".
J'ai permis que les réconforts terrestres te fassent défaut, pour qu'en te tournant vers moi tu puisses obtenir une consolation éternelle.
Désires-tu accomplir une grande œuvre pour moi, au lieu de quoi tu t'es trouvé cloué sur un lit de souffrance et de faiblesse?
Cette chose vient de moi.
 Je ne pouvais attirer ton attention quand tu étais occupé, et je veux t'apprendre quelques-unes de mes leçons les plus profondes.
"Ils me servent aussi ceux qui attendent patiemment."
Certain de mes plus grands ouvriers sont ceux qui sont exclus du service actif pour apprendre à manier l'arme de la prière.
En ce jour, je place devant toi ce pot d'huile Sainte.
Fais en librement usage, mon enfant.
Que toutes circonstances survenant, tous mots qui te blessent, toutes révélations de ta faiblesse en soient oints.
La douleur passera à mesure que tu apprendras à me voir en toutes choses! 


5- Discerner la main de Dieu en toutes choses!    
Quelle merveilleuse leçon spirituelle nous apprenons dès que nous réalisons que toutes choses concourent à notre bien puisque derrière toutes choses Dieu se tient en maître. 

Verset 10-12: " Oui, tu m’as fait sortir du sein maternel, tu m’as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; dès le sein maternel j’ai été sous ta garde, (m’as protégé) dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours!"

Quelle merveilleuse affirmation David proclame au cœur de son incompréhension!
Oui celui qui était au tout début de ta vie, alors que tu n'étais que masse informe est encore celui qui veille sur toi, même si tu en doutes parfois. 
Car tes doutes ne changeront rien à cette réalité!
Notre Dieu demeure la seule personne au monde qui n’abandonnera jamais ses fidèles dans les temps de tourmente. 
Il a parfois laissé les circonstances agir sur notre vie pour nous modeler un cœur capable de réaliser la valeur incomparable de l'amour qui sait se taire pour mieux se faire accepter. 

Car l'amour ne se base pas sur la contrainte mais sur l'engagement volontaire. 
Sache que Dieu c'est engagé à t'aimer il y a bien longtemps. 

Sache mon frère, ma sœur que Dieu n’est pas resté insensible à ce que tu subissais. Il a mêlé ses larmes aux tiennes au moment où les coups pleuvaient sur toi, tandis que les mots fouettaient ton cœur et ton âme. 
Lorsque tu criais ton désespoir d’avoir perdu ce à quoi tu tenais le plus, il ne s’est pas bouché les oreilles pour ne point entendre. Il n'est pas resté indifférent à ce que tu endurais! 
À l’instant, il a tout mis en œuvre pour t’apporter une parole de délivrance en souhaitant, que l’amertume qui te submergeait, ne devienne point un obstacle à ta guérison. 
Au cœur de tes incompréhensions même les plus légitimes et qui t'ont même poussé à prononcer des paroles que tu regrettes encore aujourd'hui, il n'a eu qu'un désir celui de faire retentir sa voix pour t'amener à connaître l'étendu de son amour.
Mais la douleur de ton cœur a laissé parfois la révolte couvrir les douces paroles qu'il murmurait à ton oreille.   
Le Dieu de toute compassion te demande encore de lui faire ou refaire une place dans ta réalité. Car il compte rebâtir tout ce qui a été détruit et ramener à la vie ce qui est mort en toi.
Car tout ce qu'il ramène à la vie renaît  avec bien plus de force et de puissance. 
C'est en agissant ainsi que la gloire de Dieu paraît une évidence et que notre foi prend racine plus profondément. Il forme en toi un cœur de serviteur à l'image de celui qui sur une croix a dit il y a 2000 ans: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?" (Matthieu 27/46)  

Le Dieu des miracles veut opérer de grands prodigues dans ton existence. Alors, fais-lui encore confiance!
Prière : 
«Seigneur, mon Dieu d’amour, merci de venir à mon secours lorsque l’Angoisse et la Détresse se mettent ensemble pour me terrasser ! Par Ta puissance, Tu me rends plus que vainqueur ! 
Donne-moi la volonté de persévérer dans les sentiers où tu me conduis, afin que je puisse célébrer l’exaucement de mes prières!»
 
Xavier LAVIE
 
 
 

vendredi 11 octobre 2013

Avancer sans voir



Connaître Dieu, c'est aussi passer par ces moments de perplexités, d'interrogations devant une épreuve que nous ne comprenons pas.
Qui n'a pas été assailli, une fois dans sa vie, par une angoisse, un doute concernant... les voies de Dieu.
Cependant quelqu'un a écrit: "Nous avons la ferme conviction que Dieu nous a rendus capables de comprendre tous les desseins qu'il nourrit à notre intention et à l'intention de tous les nôtres, et nous sommes certains de pouvoir discerner sans hésiter les raisons de tout ce qui pourra désormais nous advenir. Et puis, survient un événement extrêmement douloureux et parfaitement incompréhensible! Et nos heureuses illusions se trouvent ruinées. N'avions-nous donc pas accès aux desseins secrets de Dieu?
Nous sommes blessés dans notre orgueil; nous avons l'impression que Dieu nous a fait un affront. Et si, arrivés à ce point, nous ne nous repentons pas, si nous ne nous humilions pas profondément d'avoir fait preuve de tant de présomption, toute notre vie spirituelle à venir risque de s'en trouver ruinée; car la vérité c'est que Dieu, dans sa sagesse, afin de nous apprendre à marcher par la foi et dans une constante humilité, nous a caché à peu près tout de ce que nous aimerions connaître des desseins de sa providence, desseins dont nous savons qu'il est en train de les réaliser dans nos Eglises et dans chacune de nos vies (cf. Ecclésiaste 11:5).
Le Dieu de la providence, qui se révèle indéchiffrable est le même que le Dieu de la création et de la rédemption, qui se montre plein de sagesse et de miséricorde. Soyons donc assurés que le Dieu qui créa le monde dans sa merveilleuse complexité, le Dieu qui racheta son peuple pour le faire sortir d'Egypte et qui, plus tard, le racheta à nouveau, mais de manière plus extraordinaire encore cette fois, pour l'arracher aux griffes du péché et de Satan, ce Dieu-la sait ce qu'il fait. Et ne doutons pas qu'il fait bien toutes choses, quand bien même nous ne verrions pas pour le moment sa main dans le cours des événements. Nous pouvons lui faire confiance et nous réjouir en lui, même lorsque nous ne pouvons discerner ses voies."
James Packer

Eloignez vous un peu






Luc 5:1-3 (trad PVV) "Un jour que Jésus se tenait sur les bords du lac de Génézareth, la foule se pressait autour de lui pour écouter la Parole de Dieu. Il aperçut deux barques amarrées près du rivage. Les pêcheurs en étaient descendus et nettoyaient leurs filets. Il monta dans l’une de ces barques appartenant à Simon et lui demanda de s’éloigner un peu du bord…"

Introduction:
Ce passage de l'Ecriture Sainte parle du moment où Jésus va appeler ses premiers disciples pour le suivre.
Il y a dans l'attitude du Christ et dans son approche de ceux qui allaient devenir par la suite ses apôtres, une dimension spirituelle que nous allons découvrir ensemble afin d'y puiser de nombreux encouragements mais aussi des sujets de méditations personnels nous permettant, là où nous en sommes, de continuer nos progrès.

Qui désire progresser…aller de l'avant...?    
Un homme a dit: "Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour."

Le progrès est donc une marche en avant, une direction à suivre.
Pour progresser, il ne suffit donc pas de vouloir agir, il faut d’abord savoir dans quel sens agir. 
Des actes sans but ne servent à rien et nous amènent à l'épuisement et au découragement.
C'est pourquoi, lorsque Jésus vient vers nous, il ne se contente pas de susciter en nous le désir de faire les choses mais il nous communique la direction à suivre et le but à atteindre.

1. Le choix d'une barque.
Tandis que Jésus était pressé par une foule assoiffée de recevoir ses enseignements, il s'approcha du bord du lac de Génésareth. Là, se trouvait deux barques, sans doute en de nombreux points semblables, et qui étaient toutes deux amarrées au rivage.

Qu'est-ce qui guida le choix du Seigneur à cet instant pour qu'il choisisse de monter dans l'une de ces barques plus que dans l'autre…?   

Il n'est pas dit qu'il a choisi la barque qui était la mieux équipée ou la plus confortable.
Il n'est pas dit qu'il a choisi la barque qui lui semblait la plus solide ou celle qui avait le moins de chance de prendre l'eau…!

Était-ce l'activité des hommes à qui appartenaient ces barques qui dirigea son choix…?
La réponse est non, puisque ces hommes accomplissaient tous le même travail de nettoyage des filets.

Il n'est pas dit non plus que Jésus demanda au milieu de ces hommes, lequel étaient d'accord pour l'emmener faire un tour en mer…!
Non, il est dit qu'il monta tout simplement dans l'une des barques.

Un hasard pensez-vous…?
Non, rien de ce que fait Jésus n'est le fruit du hasard et pour nous en convaincre nous découvrons dans ce même passage que cette barque appartenait précisément à Simon qui devint par la suite l'apôtre Pierre.

Ce qui guida le Seigneur n'était pas de nature visible et donc propre à attirer les regards en vue de faire un choix. Ce qui dirigea le Seigneur, c'est sans y douter, la disposition de cœur de Simon.
Ce que Jésus cherchait c'est un homme, non seulement, capable de le recevoir dans sa barque, mais aussi d'accepter de détacher les cordages qui le liait à la terre afin de s'éloigner du bord.

Il y a là des applications spirituelles et édifiantes pour nos vies; car si le Christ est libre de monter dans votre barque, c'est-à-dire dans votre vie, réalisez qu'il veut bien plus que rester attaché au bord.


2. Invité à s'éloigner.
Luc 5:3 "Il monta dans l’une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s’éloigner un peu de terre."

Il y a là une invitation que le Seigneur nous adresse à tous quand il vient dans notre vie: "éloigne-toi un peu du bord". 

Pour un pêcheur, tel que Pierre, il n'y avait là rien d'impossible car tous les jours où la météo le lui permettait, il sortait pêcher au large.

C'est plus loin dans le chapitre 5 que nous découvrons une information importante nous révélant que Pierre avait pêché toute la nuit.

Aussi, il aurait pu dire: "monsieur Jésus, vous êtes bien gentil de vous assoir dans mon bateau, mais moi j'ai travaillé toute la nuit et là je suis épuisé. Alors, si vous avez envie de vous offrir à mon compte une petite ballade nautique ce n'est vraiment pas le moment. De plus, je suis revenu bredouille de cette nuit de pêche alors comprenez mon agacement. J'ai une famille à nourrir moi, monsieur!"  

Pierre aurait bien eu des raisons de refuser d'emmener Jésus faire un tour dans sa barque mais il n'en fit rien. Sans même sourciller il exécuta la demande du Seigneur.

De notre coté, nous avons sans doute aussi bien des raisons pour refuser de détacher nos cordages. Pour certains, il y a l'angoisse de l'inconnu, la peur de l'éloignement des choses qu'ils maitrisent et pour d'autres les préoccupations qui les tiraillent, les responsabilités qui reposent sur leurs épaules sans parler des insuccès et des échecs qui finissent souvent par miner notre morale entravant ainsi nos perspectives futures.  

Mais lorsque Jésus vient dans notre vie, la première chose qu'il désire faire c'est de nous détacher de toutes nos entraves. Il y a bien des situations qu'il désire débloquer, des cœurs qu'il désire libérer, des fardeaux dont il désire nous soulager.  

Jésus annonçait cette grande vérité dans Jean 8:36  Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres."     

Ne croyez-vous pas qu'il est tant de détacher les amarres qui vous retiennent à votre passé, de relâcher l'amertume et la rancune, de faire de vos échecs des expériences et non seulement des obstacles.

Il est tant d'écouter le Seigneur vous inviter à aller plus loin, de vous éloigner du bord pour affronter par la foi les profondeurs dans lesquelles il souhaite vous amener.

Éphésiens 2:13 "Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ."
Se détacher du bord c'est finalement s'attacher à Christ…!

Mais il faut vivre parfois au milieu du vide pour expérimenter la foi.

C'est sûr que d'être un marin sans jamais sortir du port est donné à tout le monde…!
Mais affronter les flots tumultueux de la pleine mer est autre chose…!

Certains marins ne font que de longer les côtes tandis que d'autres s'aventurent en pleine mer, là où la terre n'apparait plus. Là, où il faut regarder en l'air (les étoiles) pour être guidés.
Ne craignez pas lorsque vous perdez vos repères horizontaux car il reste les repères verticaux que seule la foi peut suivre.    

Quel genre de croyant êtes-vous…?      
De ceux qui ne s'éloignent jamais bien loin de tout ce qui les rassurent ou de ceux qui par la foi sont prêt à suivre le Seigneur partout où il veut les amener…?

Les dépassements que la foi produit en nous sont non seulement salutaires mais aussi sujets à de nombreux épanouissements et accomplissements.

Seulement avant de connaitre ces grâces posons-nous cette question logique:
Pourquoi Dieu nous détacherait-il...?
Dans quels buts désire-t-il nous éloigner de toutes ces choses qui nous rassurent et auxquelles nous sommes tant attachés…?    

3. Pourquoi cet éloignement…?
Le Psaumes 116:16 établit un rapport clair et direct entre la notion de serviteur et le fait que nos liens se détachent: "Ecoute-moi, ô Éternel! Car je suis ton serviteur, ton serviteur, fils de ta servante. Tu as détaché mes liens."

Les serviteurs et les servantes de Dieu sont assurément les gens les plus libres qui soient au monde. Pour eux, les liens du péché ont été rompus, les chaines d'asservissement ont été brisées et c'est libre et sans entrave qu'ils accomplissent fidèlement leur service. 
En effet quel plus bel éloignement que celui qui met une distance salutaire entre nous et le péché.
Dans 2 Timothée 2:19, l'apôtre Paul déclara: "Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité."

Il est des rivages que nous devons quitter sans regret et sans délais: celui du pays de la perdition, de la méchanceté, de l'injustice et de la corruption.

Ce n'est pas en vain que Paul déclara encore aux serviteurs que sont les diacres dans 
1 Timothée 3:8 d'être "honnêtes, éloignés de la duplicité, des excès du vin, d’un gain sordide, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure."

Que ta barque soit comme une conscience pure qui ne prend pas l'eau.
Malheureusement, trop de croyants ont une conscience perméable qui laisse tout passer…!
Le résultat d'un tel état est terrible. 1 Timothée 1:19 dit: "Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi."

Quand notre conscience n'est plus étanche notre foi est prête à faire naufrage…!

Combien nombreux sont les naufragés de la foi…?
Combien ont négligé, étouffé les cris que poussait leur conscience…?

Quand Christ est dans notre barque, dans notre cœur, il faut clairement s'éloigner de certains rivages. 
Nous voyons ensuite que la première chose que fit le Christ une fois éloigné du bord c'est d'enseigner la foule.
Luc 5:3 "Puis il s’assit, et de la barque il enseignait la foule."

Comprenez-vous que l'enseignement doit impérativement suivre toutes les libérations que Christ a permises et réalisées dans nos vies…?

A ce stade, beaucoup voudraient faire l'économie de l'enseignement et passer directement à l'expérimentation. C'est vrai….quoi de plus rébarbatif que l'enseignement…?
Rester à écouter un homme égrainer des principes pendant des heures est une souffrance intellectuelle pour ceux qui n'ont pas pleinement réalisé l'importance que cela revêt.

Le livre des proverbes dit que "le précepte est une lampe, et l’enseignement une lumière, et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie." Proverbes 6:23

Il dit aussi que "l’enseignement du sage est une source de vie, pour détourner des pièges de la mort." Proverbes 13:14

Se détacher du rivage est une chose, …, mais il faut avoir été enseigné sur les rudiments de la navigation pour éviter tous les écueils qui peuvent en un instant faire chavirer et sombrer notre barque. On ne s'improvise pas chrétien, on le devient en rencontrant Christ, en étant détachés de nos liens et en apprenant ses enseignements.


4. Puiser dans les profondeurs.
C'est seulement ensuite que nous pouvons compter sur le Seigneur du miracle et expérimenter sa toute puissance si la foi est toujours au rendez-vous.
Luc 5:4 "Lorsqu’il eut cessé de parler, il dit à Simon: Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher."

Écouter les enseignements du Christ doit toujours nous mener dans le terrain de l'expérience.
Mais n'oubliez pas que ce terrain est un terrain de foi et de renoncements.

Quelle fut la réaction de Pierre…?
Luc 5:5 "Simon lui répondit: Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre"
Quand il faut passer de la théorie à la pratique c'est alors que jaillissent les excuses, que se dressent les raisonnements, que s'oppose notre sagesse.

Là encore, beaucoup ont quitté le rivage, écouté les enseignements et les voilà à présent comme Pierre en pleine discutions d'arguments pour justifier leur manque de foi.
Voyez comme les raisonnements s'opposent à la foi..!
On n'oppose jamais des choses insensées à notre foi mais des choses réfléchies et raisonnées. C'est pourquoi il est difficile de les déloger…!

A ce propos, l'apôtre Paul nous donne la marche à suivre:
2 Corinthiens 10:5 "Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ."  

Paul conseille ici une méthode radicale.
"Renverser" les raisonnements ce dit en grec "kathaireo"  qui signifie aussi abattre, détruire, démolir et réduire à néant comme on abat une forteresse.
Quand Jésus a parlé, entreprenez une démolition en règle de tous vos raisonnements.

Le  Seigneur a-t-il froncé les sourcils devant les arguments de Pierre ou l'apôtre a-t-il été convaincu intérieurement par l'Esprit de Dieu…?
Le voilà à présent prêt à agir à l'opposé de ce qu'il pense.
La bénédiction de Dieu est souvent à l'opposé de ce que l'on pense…!
N'oubliez jamais que ses voies ne sont pas vos voies.

Pierre déclara: "mais, sur ta parole, je jetterai le filet."
Et là où rien ne se passait, là où les efforts humains n'avaient servi à rien, ou le constat rationnel était posé; à cet endroit même, sous la surface de l'eau, une quantité effarante de poissons se prirent dans les mailles du filet.

Le chemin de la bénédiction passe par le détachement des liens, par l'éloignement de certains rivages par l'écoute de l'enseignement et par la destruction en règle des raisonnements qui s'opposent à  la foi. 

Mais après quelle bénédiction pourrions espérer…?
 
Christ enseignant ses disciples dira dans Marc 10:29-30
"Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle."

Ceux et celles qui auront largué les amarres les plus solides, les attaches les plus protectrices et les liens les plus tenaces, non seulement connaitront les profondeurs de la foi, mais recevront en retour l'abondance qui appartient uniquement à ceux et celles qui appliquant scrupuleusement les enseignements de la parole parviendront à anéantir tous les discours intérieurs pour puiser sous la surface les trésors de la grâce.    

Nos bénédictions futures ne sont pas apparentes, elles sont cachées à nos yeux pour que nous n'avancions pas selon elles mais selon l'amour qui doit nous lier au Seigneur qui est l'auteur de toutes nos bénédictions. 


5. Conclusion:
N'oublions pas maintenant que là où nous sommes rendus, c'est à Jésus de diriger toutes choses. 
C'est lui qui monte dans ta barque si ton cœur est ouvert. C'est lui qui te demande de détacher les amarres et de t'éloigner et encore lui qui te dit de jeter le filet.
Et c'est toujours lui qui ordonne aux poissons de venir.    

Comprenons que tout n'est que grâce et que ce chemin a pour but de faire de nous des pêcheurs  d'hommes.
Luc 5:10 "Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d’hommes."

lundi 7 octobre 2013

Frappez vous à la bonne porte?



 1Samuel 28/4 à 8:"Les Philistins se rassemblèrent, et vinrent camper à Sunem; Saül rassembla tout Israël, et ils campèrent à Guilboa. A la vue du camp des Philistins, Saül fut saisi de crainte, et un violent tremblement s’empara de son coeur. Saül consulta l’Eternel; et l’Eternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l’urim, ni par les prophètes. Et Saül dit à ses serviteurs: Cherchez moi une femme qui évoque les morts, et j’irai la consulter. Ses serviteurs lui dirent: Voici, à En-Dor il y a une femme qui évoque les morts. Alors Saül se déguisa et prit d’autres vêtements, et il partit avec deux hommes. Ils arrivèrent de nuit chez la femme. Saül lui dit: Prédis-moi l’avenir en évoquant un mort, et fais-moi monter celui que je te dirai."


Introduction:
La vie du roi Saül est riche en enseignements non par des bons exemples qu'il nous a laissés mais au contraire par les erreurs qu'il a faites.
Saül est donc  pour cela un personnage intéressant à étudier. (On apprend beaucoup de nos erreurs...)
Nous découvrons au travers de sa vie des réalités de la nature charnelle de l'homme lorsqu'il avance tout en étant séparé de Dieu.

Dans le passage de 1Samuel 28/4 à 8 que nous étudions, les Philistins viennent d'entrer en guerre contre le peuple d’Israël.
1 Samuel 28/1:"En ce temps-là, les Philistins rassemblèrent leurs troupes et formèrent une armée, pour faire la guerre à Israël."   
L'armée de Philistins était une armée puissante au point que le roi Saül fut saisi de crainte et qu'un violent de tremblement s'empara de son cœur. La crainte du roi était fondée car pour celui ou celle qui constatait avec des yeux humains l'opposition qui se dressait, il y avait là réunies toutes les raisons pour s'affoler.
Le problème de Saül était qu'il n'avait plus aucun appui autour de lui. Plus personne sur qui il pouvait compter.
Le prophète Samuel était mort et David était passé dans le camp adverse fuyant les menaces de Saül.
Mais désormais le roi d'Israël était seul et avait besoin d'un véritable encouragement avant l'affrontement.

Avez-vous parfois besoin d'encouragements?
Ressentez-vous la nécessité d'être conseillé lorsque les difficultés vous entourent?
Auprès de qui cherchez vous alors des conseils?


1) La porte de Dieu reste fermée...

Saül va avoir le bon réflexe il consulta l'Eternel...
Mais il est dit dans 1 Samuel 28/6: "Saül consulta l’Eternel; et l’Eternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l’ourim, ni par les prophètes."

C'est alors qu'il va réaliser la portée des paroles que Samuel avait prononcées sur lui après qu'il ait désobéit au Seigneur: 1 Samuel 15/26: "Samuel dit à Saül: Je ne retournerai point avec toi; car tu as rejeté la parole de l’Eternel, et l’Eternel te rejette, afin que tu ne sois plus roi sur Israël."   

Après avoir consulté l'Eternel, Saül constata que Dieu ne lui parlait plus, il ne s'adressait plus à lui. Le ciel demeura fermé au dessus du roi déchu. Et par aucun des moyens que Dieu avait donné, pour connaître sa volonté, Saül n'entendit la voix de Dieu.
C'est donc privé de la présence du Seigneur que Saül va devoir affronter le combat qui l'attend.

Comme il est difficile d'affronter l'adversité 
quand Dieu est loin de nous!
La bible nous enseigne qu'il vaut mieux être seul avec Dieu 
devant une armée entière que d'être soutenu par une armée
 mais sans avoir Dieu avec nous...

Psaumes 27/1 à 3: "L’Eternel est ma lumière et mon salut: De qui aurais-je crainte? L’Eternel est le soutien de ma vie: De qui aurais-je peur? Quand des méchants s’avancent contre moi, pour dévorer ma chair, ce sont mes persécuteurs et mes ennemis qui chancellent et tombent. Si une armée se campait contre moi, mon cœur n’aurait aucune crainte; si une guerre s’élevait contre moi, je serais malgré cela plein de confiance."
 

2) La porte de l'occultisme.

Alors Saül décida dans sa folie de trouver un moyen de réconforter son cœur avant le combat.
Il demanda à ses serviteurs: "Che chez-moi une femme qui évoque les morts, et j'irai la consulter."
Saül continue sa descente vertigineuse et à aucun moment il ne cherche à rétablir le contact avec son Dieu en se remettant lui-même en question.

Malgré le fait que Saül avait ôté du pays ceux qui évoquaient les morts et ceux qui prédisaient l’avenir. (1Samuel 28/3), il restait dans la ville d'En-Dor une nécromancienne toujours en service!
Quel danger et quelle tentation de laisser même par négligence la possibilité à nos vies de franchir la frontière que Dieu a placée autour de nous.
Et Saül continuant dans ses transgression va désobéir à un commandement important du Seigneur écrit dans Deutéronome 18/10 à 13: "Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu."

Mais poussé par le besoin, il se déguisa, prit d'autres vêtements et partit avec deux de ses hommes en direction d'En-Dor.
Pour Saül peu importait le moyen, pourvu qu'il atteigne le but!
Ce que Saül espérait en allant consulter la nécromancienne était qu'elle puisse faire remonter du séjour des morts le prophète Samuel pour qu'il puisse en recevoir ses conseils!

N'est-ce pas tentant pour certains de pouvoir
 obtenir des réponses sans même devoir obéir?
 
Notre nature charnelle nous poussera toujours vers des personnes qui nous diront ce que nous cherchons réellement à entendre!
Bien sûr un chrétien né de nouveau ne peut consulter des voyants, des astrologues, des personnes qui évoquent les esprits. Mais dans les conseillers auprès desquels il nous arrive parfois d'aller chercher quelques paroles nous ressemblons fortement au roi Saül...


3) Choisir un chemin facile.

Ainsi, lorsque quelqu'un souhaite entendre telle ou telle parole il lui suffit de se diriger vers telle ou telle personne!
Il est dangereux et charnel d'agir avec nos frères et sœurs comme le ferait quelqu'un qui faisant son marché va choisir l'étale qui lui convient le mieux!
L'apôtre Paul dira à Timothée qu'un des signes des derniers temps est le suivant:
2 Timothée 4/3&4 (trad pdv): " En effet, un moment viendra où certains ne voudront plus écouter l’enseignement juste. Mais ils suivront plutôt leurs désirs. Ils feront appel à une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils ont envie d’entendre. Ils fermeront leurs oreilles à la vérité et ils les ouvriront pour écouter des histoires fausse."



4) La porte qui coûte.

Ce qui fait la qualité spirituelle d'un croyant c'est son amour pour la vérité!
La parole de la vérité n'est pas toujours en accord avec notre volonté personnelle, néanmoins nous devons aimer et appliquer la vérité à nos vies parce que seule la vérité produit en nous l'affranchissement.
Jean 8/32: "vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira."

Les croyants que nous sommes sont exhortés à la pratique de la vérité puisqu'elle permet en nous la croissance spirituelle et nous garde de la tromperie et des séductions.                                
Paul dira dans Ephésiens 4/14 &15: "nous ne serons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais en professant la vérité dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est le chef, Christ." 

N'attendez pas et ne courrez pas après des conseils humains même s'ils ont des apparences de spiritualité!
Il y a malheureusement  aujourd'hui beaucoup de conseilleurs qui ne sont pas de véritables conseillés au sens spirituel du terme. Un proverbe bien connu dit que: "les conseilleurs ne sont pas les payeurs"
J'ai pour ma part une façon personnelle d'évaluer la qualité d'un conseiller: Je regarde de quelle façon il vit et s'il s'applique ses propres conseils!"

Pour beaucoup c'est: "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais!"

Ce n'est pas une nouveauté que de devoir faire attention à la façon dont nous recevons des conseils. Il est important d'éprouver un conseil et surtout un conseiller avant de suivre ses paroles!
Dans Ézéchiel 13/2 &3, il est écrit: " Fils de l’homme, prophétise contre les prophètes d’Israël qui prophétisent, Et dis à ceux qui prophétisent selon leur propre cœur: Écoutez la parole de l’Eternel!  Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel: Malheur aux prophètes insensés, Qui suivent leur propre esprit et qui ne voient rien!"



5) Une porte dangereuse.

Si des hommes peuvent prophétiser selon leur cœur, n'est-il pas dangereux de suivre leurs paroles.
Le Seigneur Jésus dira d'une telle situation dans Matthieu 15/44 que: "ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse." 

Je ne suis aucunement contre la prophétie (ni contre les prophètes), je crois au contraire qu'elle est un moyen de connaître la volonté de Dieu. Mais n'oublions pas que chaque croyant est appelé à éprouver les esprits par la connaissance biblique qu'il a reçue et par l'Esprit Saint qui rend témoignage de la vérité.
1 Jean 4/1: "Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde."

La prophétie qui peut être dangereuse par les fausses directions qu'elle vous donne n'est pas celle qui est annoncée de vive voix dans le cadre d'une réunion de l'Église où le serviteur et les croyants réunis vont exercer le discernement, mais plutôt celle qui se transmet en dehors des réunions sans aucun contrôle.
Ne faisons pas cependant de la paranoïa et ne lançons pas une chasse aux sorcières, mais restons spirituels et attachés à l'enseignement de la parole pour ne pas dériver ou nous égarer dans des voies qui ne sont pas celles du Seigneur.
Un roi plein de sagesse écrira dans le livre de l'Ecclésiaste 7/5: "Mieux vaut entendre la réprimande du sage que d’entendre le chant des insensés."

Préférez-vous écouter des paroles vraies mais peut-être contraire avec votre volonté ou des paroles fausses et qui vous donne raisons?



6) Achitophel: un conseiller de renom.

Dans le deuxième livre de Samuel un passage nous illustre fort bien cette vérité.
David à ce moment était devenu roi d'Israël, il régnait sur la nation et pour l'aider dans sa tâche il s'entoura de plusieurs conseillers. Parmi eux il y avait un homme nommé Achitophel.  1Chroniques 27/33: "Achitophel était conseillé du roi"

Les conseils de cet homme étaient bons à tel point que l'on disait :
2 Samuel 16/23: "Les conseils donnés en ce temps-là par Achitophel avaient autant d’autorité que si l’on avait consulté Dieu lui-même. Il en était ainsi de tous les conseils d’Achitophel, soit pour David, soit pour Absalom."

David aurait-il dû se méfier des conseils de cet homme?
Lui dont le nom signifie: "frère de la folie".
Le danger n'était-il pas de donner autant de valeur et d'autorité aux conseils d'un tel homme que si l'on avait consulté Dieu lui-même. Certainement il y avait là un problème qui aurait dû être traité pour éviter ce que nous allons voir maintenant.

Absalom le fils de David était un homme considéré et renommé dans tout Israël pour sa beauté. Il avait un corps d’athlète et n’était pas peu fier de sa longue et magnifique chevelure qu'il coupait une fois par an et dont le poids atteignait environ 3,5 kg.
Il avait un sœur nommée Tamar qui par sa beauté tourna la tête de son demi-frère, Amnon, qui finit par la déshonorer.

Absalom ne parla ni en bien ni en mal avec Amnon; mais il le prit en haine, parce qu’il avait déshonoré sa soeur.
Deux ans plus tard (pour certains, la colère étant un plat qui se mange froid), Absalom fit traîtreusement assassiner Amnon.

Malgré l'amour que David avait pour son fils, il ne pouvait fermer les yeux sur tel un crime et Absalom dut s’exiler.
Il partit habiter trois ans à Guéchour, puis resta deux années à Jérusalem avant d’avoir de nouveau la permission de rentrer au palais et de revoir le roi, son père.

Mais aussitôt après il décida de tourner le cœur du peuple en sa faveur. Son orgueil et son désir de régner le poussa à une conspiration.
Sans doute avait-il entendu dire que Salomon succéderait à David et il estima subir une injustice, puisqu’il était le plus âgé et était de sang royal aussi bien par sa mère que par son père.
La conspiration fonctionna si bien que le peuple, dans son ensemble, se tourna vers le jeune prétendant et David dut fuir de Jérusalem avec une poignée de fidèles pour sauver sa vie.

Mais qu'allait faire Achitophel?
Partirait-il avec le roi David ou allait-il se joindre à cette révolte séditieuse?

2 Samuel 15/12: "Pendant qu’Absalom offrait les sacrifices, il envoya chercher à la ville de Guilo Achitophel, le Guilonite, conseiller de David. La conjuration devint puissante, et le peuple était de plus en plus nombreux auprès d’Absalom."

Achitophel, le conseiller du roi, lui tourna littéralement le dos au moment où il avait le plus besoin de lui. Quelle triste réalité que celle de la nature humaine lorsqu'elle exprime ses plus bas instincts.
Tandis que David fuyant, montait la colline des Oliviers pleurant et la tête couverte,  marchant nu-pieds avec tous ceux qui étaient avec lui, on vint lui dire: "Achitophel est avec Absalom parmi les conjurés".
Et David dit: "O Eternel, réduis à néant les conseils d’Achitophel!"

A ce moment, un autre des conseillers du roi David vint vers lui. Il s'agissait de Huschaï l'Arkien dont il est dit qu'il était l'ami du roi. Il désirait suivre David, mais le roi le renvoya à Jérusalem, pour y feindre de se rallier à Absalom et contrecarrer les manœuvres d'Achitophel.

Achitophel conseilla Absalom et il lui réclama 12000 hommes afin de poursuivre David en fuite et en faiblesse. Il voulait tuer le roi pour que tout le peuple se tourne sans exception vers Absalom.
Mais avant de passer à l'action on consulta Huschaï, qui, bien entendu, désapprouva le conseil d'Achitophel, et exposa le sien. Huschaï conseilla d’attendre et flatta l’amour-propre d’Absalom en lui proposant de commander l’armée qui allait se lancer à la poursuite de David.
Le conseil d’Huschaï plut à Absalom et à ses gens et Achitophel, jugeant que c’en était fait de la sédition, rentra chez lui pour se suicider.
La bataille eut lieu dans la forêt d’Ephraïm où se trouvait David.
L’armée des rebelles, indisciplinée et mal commandée, fut anéantie devant les soldats expérimentés que David avaient placés sous les ordres des ses trois meilleurs stratèges: Joab, Abischaï, et Ittaï.
Dans la débâcle, Absalom qui chevauchait un mulet fut victime de la longue chevelure.
Dans sa fuite, il se prit la tête dans les branches entrelacées d’un grand térébinthe.
Le mulet continuant sa course laissa son maître suspendu et impuissant.
Joab, l’un des chefs de David, enfonça trois javelots dans le coeur du jeune prince, puis dix de ses serviteurs achevèrent de tuer Absalom.
David qui avait pourtant formellement ordonné que l’on ne porte pas la main sur Absalom à la nouvelle de sa mort, se livra à une douleur extrême
On ensevelit Absalom dans une fosse, sous un monceau de pierres, près de l’endroit où il avait expiré.



7) Conclusion.
Quelle histoire effroyable!

Pour David, l'homme selon le cœur de Dieu, la souffrance était à son comble. Il venait de perdre deux de ses fils, avait une fille violée et il goûta à la trahison d'hommes auxquels il avait accordé toute sa confiance.

Faire reposer notre confiance sur certaines personnes peut être dangereux non seulement pour nous mais aussi pour elles.  

Dans le livre du prophète Jérémie nous lisons: Jérémie 17/5: "Ainsi parle l’Eternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, Qui prend la chair pour appui, Et qui détourne son cœur de l’Eternel!"

Plutôt que de chercher la facilité en espérant recevoir des conseils auprès de nos semblables ne devons nous pas nous approcher du Seigneur dont il est dit dans Esaïe 9/6 qu'il est le Conseiller.

David décrira dans un de ces hymnes la bénédiction de celui qui fait de l'Eternel son conseiller.

Psaumes 16/ 7à11: "Je bénis l’Eternel, mon conseiller; La nuit même mon cœur m’exhorte. J’ai constamment l’Eternel sous mes yeux; Quand il est à ma droite, je ne chancelle pas. Aussi mon cœur est dans la joie, mon esprit dans l’allégresse, Et mon corps repose en sécurité. Car tu ne livreras pas mon âme au séjour des morts, Tu ne permettras pas que ton bien-aimé voie la corruption. Tu me feras connaître le sentier de la vie; Il y a d’abondantes joies devant ta face, Des délices éternelles à ta droite."



Xavier LAVIE