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vendredi 29 novembre 2013

Quatre façons de représenter le Christ 3

"Le Parfum de Christ"




2 Corinthiens 2/15&16: "Nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent, aux uns, une odeur de mort, donnant la mort; aux autres, une odeur de vie, donnant la vie."

Introduction:
Avez-vous l'odorat développé?

L'odorat fait partie nos cinq sens et il joue un rôle important dans la découverte du monde qui nous entoure.
Savez- vous que dès le 7ème mois de grossesse, un bébé peut profiter des odeurs que transmet le liquide amniotique.
L’organe qui lui permet de percevoir ces odeurs intra liquidiennes se situe dans son nez et disparaît une fois que l'enfant est né. 

Cependant, son cerveau garde en mémoire, ces odeurs! 

Ainsi, dès sa naissance, bébé a déjà certaines préférences!
Très rapidement il est capable d'utiliser son sens de l'odorat puisqu'il est capable de reconnaître l’odeur de sa mère.  
A moins de 12 heures de vie, un bébé est capable d’expression de dégoût et de rejet vis à vis d’odeurs désagréables comme il est capable aussi de réactions de satisfaction quant il s’agit d’odeurs plaisantes telles que celles de sa mère.

Cet odorat acquis très tôt reste un élément important et joue un rôle prépondérant dans l'analyse de notre environnement. Il y a ainsi des odeurs qui nous transportent et qui nous attirent tandis que d'autres nous repoussent et suscitent en nous le dégoût. 
Notre mémoire olfactive alors décode les odeurs et influence nos comportements. 

Dans le domaine spirituel, les odeurs occupent elles aussi un rôle important. 

Dans la Bible l'apôtre Paul déclare que si un chrétien doit représenter Christ comme une "lettre vivante" ou encore comme un ambassadeur, il doit aussi être le "parfum de Christ" partout où il se trouve. 

Répandre l'odeur de Christ est la mission de tous les chrétiens nés de nouveau…!
Par cette présence divine, qui demeure en nous, se dégage une odeur spirituelle qui annonce un message à tous ceux qui ont un nez pour sentir ceux que l'Esprit souhaite leur transmettre.    

1- Le message du parfum.
Selon Apocalypses 3/6, nous savons que l'Esprit désire que l'Eglise puisse entendre son message: "Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises".

Pour les incroyants, les Saint Esprit souhaite aussi donner un message mais cette fois au travers d'un parfum répandu!
Le parfum c'est ce qui reste d'une personne lorsqu'elle vient de quitter un lieu.
Ainsi l'endroit où cette personne demeurait porte encore son odeur et évoque sa mémoire.
Il y a deux mille ans, Christ a vécu au milieu des hommes, il a foulé cette terre où règnent tant de souffrances, d'injustices et de violences.
Au milieu des hommes, Jésus a répandu une odeur dont le parfum produisait des choses excellentes qui bénissaient les cœurs.

Mais quand est-il de cette odeur aujourd'hui?
S'est elle estompée?
Est-elle recouverte par l'odeur du souffre qui se dégage jour et nuit de l'enfer et qui révèle la présence de Satan?

Non, l'odeur de la présence de Christ n'a pas disparu de notre monde, elle continue à se répandre au travers de ceux et celles qui vivent quotidiennement dans la présence du Seigneur. 
Ce parfum si caractéristique annonce un message d'amour, de salut et de victoire à ceux et celles qui vivent dans l'attente de la délivrance et du pardon que Christ a accompli à la croix du calvaire.  

Mais  quels efforts devons-nous faire pour diffuser ce parfum?    
Il n'y a aucun effort à produire pour diffuser une odeur, elle se répand d'elle même!

Cependant, il est indispensable que vous en soyez imprégné si vous voulez qu'elle se répande… 

Alors êtes-vous imprégné de l'odeur de Christ?

Pour cela vous devez passer du temps dans sa présence car c'est le parfum de Christ qui révèle sa présence en vous!

Pour répandre ce parfum en tout lieu dans ce monde, il ne faut pas seulement avoir entendu parler de Jésus, il faut être uni à lui, il faut passer du temps avec lui!

Les odeurs ont cette propriété d'être transmissibles, elles passent d'une personne à une autre sans même que vous l'acceptiez. Ainsi, pour illustrer cette vérité, il suffit que vous passiez du temps dans la compagnie d'une personne qui fume ou que vous restiez auprès d'un feu quelques minutes pour que leurs odeurs vous imprègnent entièrement.
Cette évidence est aussi vraie spirituellement puisque c'est en passant du temps dans la présence de Jésus que son parfum nous est transmis.

Vous ne trouverez pas le parfum de Christ sur les étagères d'un magasin ou dans le rayon parfum de votre supermarché!

C'est seulement la proximité ou l'intimité que vous partagerez avec Jésus qui vous permettra d'exhaler cette odeur merveilleuse.

Dites-moi, à quel moment de la journée décidez-vous de vous parfumer ordinairement?
Sans doute le matin,…, n'est-ce pas?

C'est aussi le meilleur moment pour venir dans la présence du Seigneur et pour être aspergé de son parfum. 
Ne commencez pas votre journée sans avoir été ainsi parfumé.

C'est au travers de cette odeur que nous portons que le Seigneur continue de manifester sa présence dans ce monde. Une odeur qui se sent parmi ceux qui sont sauvés mais qui doit  aussi se répandre parmi ceux qui périssent.
Lorsque le Seigneur parle de ce monde, il le compare à un monde d'aveugles. 

Vous n'ignorez pas que les aveugles ont de par leur handicap l'odorat plus développé, il n'est donc pas étonnant de découvrir que c'est par une odeur que le Seigneur désire attirer ce monde  à lui.
Le parfum de Christ doit être respiré par tous ceux qui viennent à votre contact, par tous ceux qui vous croisent, ne serait-ce qu'un court instant. 
Il doit laisser une empreinte olfactive encore quelque temps après votre départ pour que l'on puisse dire de vous: "assurément cette personne avait sur elle un parfum étonnant qui nous ravissait l'esprit. N'est-ce pas l'odeur du Christ?"

Voila comment doit agir le témoignage du chrétien!
Notre témoignage doit se répandre partout où nous sommes. Que nous soyons dans l'église au milieu de nos frères et de nos sœurs dans la foi ou au milieu de ce monde qui vit éloigné de la révélation de la grâce de Jésus-Christ.

Aujourd'hui, nous essayons bien souvent de trouver de nouvelles méthodes pour sauver les âmes en multipliant nos efforts pour parvenir à faire retentir le message qui se trouve dans nos cœurs. Mais ce que le Seigneur demande avant tout c'est que chaque chrétien dans son quartier, dans sa cage d'escalier, dans sa famille, dans son réseau d'amitié puisse communiquer l'arôme excellent d'une vie de communion passée avec le Christ.
Pour répandre librement ce parfum de Christ dans ce monde, il ne faut pas seulement avoir entendu parler de Jésus, ou avoir accepté sa Parole comme la formule du salut; il faut être uni à lui dans sa vie, dans sa mort et dans sa résurrection. C'est par ce lien d'unité inaltérable que nous sommes maintenus en sa présence et c'est cette unité qui permet à notre vie d'être  imprégnée de son odeur.
Il en est ainsi de celui qui vit avec le Seigneur: sans parole, sa vie exhale le parfum du Bien- Aimé. 

Le cantique des Cantiques dit ceci: Cantique 1/12: "Tandis que le roi est dans son entourage, mon nard exhale son parfum."  

Le monde doit respirer au contact des vrais chrétiens cette atmosphère du Sanctuaire céleste, quelque chose de cette paix qui surpasse toute intelligence, de cet amour qui surpasse toute connaissance, de cette douceur bienveillante de Christ. 
Ce parfum qui nous imprègne jusqu'au plus profond de notre personnalité est un message de Christ qui s'adresse à tous ceux qui nous entourent. 

N'oublions jamais que dans le sanctuaire c'est sur un l'autel embrasé que se dégageait l'odeur du parfum d'encens!
Cet autel pour les chrétiens n'est autre que l'image de la croix. L'évangile de la croix c'est ce qui mène notre vieil homme à la mort, qui condamne et met de coté la chair pour donner toute gloire, et toute vie en nous, à Jésus-Christ. Notre chair ne doit plus émaner aucune odeur puisqu'à la croix un miracle se produit dans ma vie. Désormais mort à moi-même ce n'est plus moi qui vit mais Christ qui vit en moi! (Galates 2/20)

La croix qui sauve, c'est aussi celle qui nous crucifie, nous brise, nous broie, car c'est de  nous- même avant tout que nous avons besoin d'être sauvé. 

Cette croix devient alors l'autel où se consume une vie entièrement consacrée à Dieu.
Si tant de "chrétiens" persistent dans le péché, dans l'orgueil, l'égoïsme, l'avarice, la sensualité, tout en affirmant appartenir à Jésus-Christ, c’est qu'ils ont admis le message du pardon des péchés comme moyen de justification, sans avoir accepté la croix pour eux même qui, seule, met fin à la vie du moi. 
Voilà pourquoi Dieu ne peut pas les conduire toujours en triomphe, ni manifester par eux l’odeur de sa connaissance, en tout lieu. 

Le péché dans notre vie est semblable aux mouches mortes qui infectent l'huile du parfumeur.
Ecclésiaste 10/1: "Les mouches mortes infectent et font fermenter l’huile du parfumeur; un peu de folie l’emporte sur la sagesse et sur la gloire."

Le moindre péché amènera à la corruption le dépôt de Christ en nous, il fera tourner le parfum qui finira par dégager une odeur gênante et insipide chez tous ceux qui la respireront. 
        
2-  Un parfum pour Dieu.
Quelle odeur avons-nous pour Dieu?

Paul le dit si bien: "Nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ"

Il n'y a qu'une odeur qui soit agréable à Dieu, c'est celle qui monte des holocaustes offerts sur l'autel!
C'est cette même odeur qui se dégagea de l'autel de Noé dans Genèse 8/20 & 21 où: "Noé bâtit un autel à l’Eternel; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. L’Éternel sentit une odeur agréable, et l’Eternel dit en son cœur: Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait." 

C'est par l'offrande de notre vie, de notre être tout entier, donné en sacrifice vivant et saint que nous serons agréables à Dieu.

Romains 12/1: "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable." 

Car le culte raisonnable aux yeux de Dieu va bien au-delà de nos rassemblements dominicaux. Ce que Dieu appelle un culte raisonnable ou logique c'est une vie livrée sur l'autel, une consécration totale qui se renouvelle chaque matin dans notre vie. 

Voilà l'odeur du parfum de Christ, une odeur qui plait à Dieu!

C'est l'odeur d'une vie entièrement engagée. Le parfum de Jésus dans nos vies est comme l'encens qui brûle dans le lieu saint sur un autel d’or. C’est ce parfum qui monte sans cesse dans les narines de notre Dieu comme une odeur agréable, et qui réjouit aussi nos cœurs lorsque nous nous approchons de Celui dont le nom est un parfum répandu, ou lorsque nous entrons, par la foi, dans le sanctuaire. 

3- Une odeur du passé!
Dans l'ancien Testament et plus particulièrement dans le livre de l'Exode nous trouvons la composition de l'huile d'onction.

Exode 30/22 à 38: "L’Éternel parla à Moïse, et dit: Prends des meilleurs aromates, cinq cents sicles de myrrhe, de celle qui coule d’elle-même; la moitié, soit deux cent cinquante sicles de cinnamome aromatique, deux cent cinquante sicles de roseau aromatique, cinq cents sicles de casse, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d’huile d’olive. Tu feras avec cela une huile pour l’onction sainte, composition de parfums selon l’art du parfumeur; ce sera l’huile pour l’onction sainte. Tu en oindras la tente d’assignation et l’arche du témoignage, la table et tous ses ustensiles, le chandelier et ses ustensiles, l’autel des parfums, l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve avec sa base. Tu sanctifieras ces choses, et elles seront très saintes, tout ce qui les touchera sera sanctifié. Tu oindras Aaron et ses fils, et tu les sanctifieras, pour qu'ils soient à mon service dans le sacerdoce. Tu parleras aux enfants d’Israël, et tu diras: Ce sera pour moi l’huile de l’onction sainte, parmi vos descendants. On n’en répandra point sur le corps d’un homme, et vous n’en ferez point de semblable, dans les mêmes proportions; elle est sainte, et vous la regarderez comme sainte. Quiconque en composera de semblable, ou en mettra sur un étranger, sera retranché de son peuple. L’Éternel dit à Moïse: Prends des aromates, du stacté, de l’ongle odorant, du galbanum, et de l’encens pur, en parties égales. Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint. Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte. Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Eternel. Quiconque en fera de semblable, pour le sentir, sera retranché de son peuple."

Tous ces parfums, sans exception, nous parlent de Christ: de ce qu'il est pour Dieu et aussi pour le cœur de ceux pour lesquels il est une odeur de vie pour la vie. 

a) La myrrhe:
Pour comprendre de quoi ce parfum nous parle, il nous est donc nécessaire de savoir ce qu'est la myrrhe. 
La myrrhe provient de la sève qui découle des blessures faites à l’écorce d’un arbrisseau. 
Une fois à l’air libre, celles-ci se dessèchent et donnent une résine qui est d’un goût très amer et qui répand une odeur agréable. La myrrhe nous parle du parfum du nom de Jésus; du parfum qui s’exhale de ses souffrances; des larmes qu'il a versées, de ses blessures, de ses meurtrissures. 
C’est la bonne odeur qui est montée devant le trône de Dieu lorsque Jésus était dans le monde, l’homme de douleur. 

b) Le cinnamome aromatique:
Le cinnamome (nom ancien du cannelier  est un fort bel arbre qui est toujours d’un vert éclatant. Le cinnamome dans la Parole est l’arbre odorant. De lui s’exhale un parfum agréable qui se répand au loin. Son écorce fournit l’aromate qui entrait en second lieu dans la préparation de l’huile de l’onction. 
Dieu, par son moyen, veut encore nous faire connaître quelque chose de plus concernant l’excellence de Celui dont le nom est un parfum répandu. 
Dans sa parfaite humanité il a été sans cesse comme un parfum d’agréable odeur qui montait devant le trône de Dieu. Un homme parfait dans lequel il a trouvé toute sa satisfaction, et cela au milieu d’un monde corrompu par le péché. 
Jésus ! Le parfum de ton nom remplit le sanctuaire et il réjouit le cœur de Dieu et fait notre bonheur ici-bas.

c) Le roseau aromatique:
Le roseau aromatique est un troisième aromate entrant dans la composition de l’huile de l’onction. Tout le roseau répand une odeur agréable, mais spécialement sa racine. 
C’est cette racine dont l’intérieur est d’un blanc rosé qui est employée en parfumerie. 
Ce mot « roseau » nous fait nécessairement penser à la parole bien connue du Seigneur concernant Jean le baptiste: 
"Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent?"

Image de l’homme dans sa faiblesse qui est sans cesse agité  et qui se courbe au moindre vent, sous le coup des circonstances adverses qu'il traverse. 
Voilà encore merveilleuse image du Christ qui laissait sentir le doux parfum de sa personne alors qu'il était maltraité et repoussé!

L’art du parfumeur est merveilleux. Il nous reste à nous occuper d’un quatrième aromate qui entrait dans la composition de l’huile de l’onction sainte. 

d) La casse:
Avec la myrrhe, le cinnamome et le roseau aromatique, nous avons la casse comme étant un des plus excellents aromates, un de ceux qui entraient dans la composition de l’huile de l’onction sainte. 
La casse, fruit d’un bel arbre, nous parle de celui qui est la beauté même. 
La casse du sanctuaire est donc l’image du parfum qui s’exhale, non plus d’un Christ souffrant et humilié, mais d’un Christ qui vient dans toute sa gloire et sa beauté.
Avec la casse se termine la liste des aromates qui entraient dans la composition de l’huile de l’onction sainte. Cette huile répandue dans le sanctuaire sur tous les ustensiles ainsi que sur Aaron et ses fils nous préfigure le témoignage rendu par le Saint Esprit à ce qu'est la bonne odeur de Christ pour Dieu. 

e) Le stacté:
Avec le stacté nous commençons à respirer les parfums qui ne se trouvent que dans les cieux, qui ne montent que dans la demeure de Dieu, devant son trône sur l’autel d’or, et qui s’échappent comme un nuage de l’encensoir d’or. C’est un lieu de sainteté. 
Quelle atmosphère bénie !

Le stacté est un aromate précieux et fort rare. 
Nous avons dit à propos de la myrrhe que celle-ci provient de la sève qui s’écoule sous forme de larmes d’un arbrisseau  ces larmes, une fois à l’air libre, se coagulent, se dessèchent et forment ainsi ce que nous appelons la myrrhe en larmes. 
Il arrive qu'au centre de ces larmes se trouve une goutte de liqueur qui, lorsqu'elle est desséchée dans une étuve se réduit en poudre: c’est le stacté. 

Dans les Écritures, le stacté nous parle de ce qu'il y a de plus caché aux yeux des hommes dans les souffrances de Christ. Il faut être Dieu pour être capable d’apprécier à sa valeur tout ce qu'était la souffrance de Jésus et pour pouvoir humer le parfum qui s’exhalait de sa personne au travers de toutes ces douleurs. 
Le parfum excellent du stacté nous rappelle toutes ces choses.

f) La coquille odorante ou "ongle".
Le second aromate qui devait entrer dans la composition de l’encens odoriférant du sanctuaire était « la coquille odorante ». 
La coquille odorante est un parfum très estimé des orientaux, il provient d’un coquillage qui a quelque analogie avec celui duquel on extrait la pourpre. 
On le trouve dans la profondeur des mers et le plus estimé est pêché dans la mer Rouge. 
Cet aromate nous parle du fait que Christ a dû entrer dans les eaux profondes du jugement de Dieu et que là encore, dans le moment suprême, au sein des pires souffrances, le parfum excellent de son nom montait comme une bonne odeur devant Dieu. 

g) Le galbanum:
Le galbanum provient du suc d’un blanc laiteux tiré d’une plante des pays chauds. 
Ce suc est d’une saveur âcre et d’une odeur désagréable. 
Il nous fait penser à ce que Christ est pour les incrédules. 
Pour eux c'est une odeur de mort!
Ils sont morts tout en étant encore en vie dans le monde. Ils ne voient rien de désirable dans le merveilleux nom de Jésus, bien au contraire, ce nom est pour eux une odeur désagréable et repoussante. 
Parlez-leur de Jésus et immédiatement ils détourneront la conversation ou ils se fâcheront. 

h) L’encens:
Maintenant nous arrivons à l’encens. De même que plusieurs des aromates dont nous nous sommes occupés jusqu'à maintenant, l’encens est une résine provenant de plantes des pays chauds. 
Cette résine, nous disent les parfumeurs, brûle avec une flamme blanche et répand une fumée abondante, blanchâtre et d’une odeur agréable. C’est par sa combustion qu'il rend tout son parfum. 
L’encens du sanctuaire devait être pilé très fin et placé sur le devant du témoignage dans la tente d’assignation. 
Encore ici, nous avons une image de la bonne odeur de Christ. De celui qui fut écrasé sous le poids de nos péchés et qui se consuma tout entier sur la croix pour le rachat de nos âmes. 
L’encens devait toujours être allumé par du feu pris sur l’autel de l’holocauste. 
On ne peut séparer le parfum du nom de Jésus de son sacrifice. 


4-Conclusion 
Dans 2 Corinthiens 2/14Paul déclare: "Grâces soient rendues à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance!"

Cette parole de Paul fait allusion à une coutume qui avait lieu à une certaine époque quand un général romain remportait une victoire importante dans une bataille. 
Il envoyait alors à Rome un coureur pour annoncer la bonne nouvelle. 
Alors la ville se préparait pour organiser la parade de la victoire. 
Pour que tout le monde sache qu'une parade victorieuse avait lieu et qu'il fallait se rassembler, un encens d'une odeur particulière était brûlé. 
Si vous étiez un habitant de Rome et qu'un matin la brise vous rapportait cette odeur particulière, vous saviez qu'il allait y avoir une parade victorieuse ce jour-là ! 

La parade était conduite par des musiciens et ceux qui portaient les encensoirs. 
L'armée victorieuse marchait dans la ville sous les acclamations de la foule. 
Mais la vedette de la parade était le Général victorieux. 
Il montait un char plaqué d'or et tiré par de magnifiques chevaux blancs. 
Enchaînés à son char et marchant derrière lui, étaient les officiers survivants de l'armée ennemie. 

Ainsi donc, cette odeur d'encens était pour les uns une odeur de vie et pour d'autres une odeur de mort. Cette odeur ne signifiait pas la même chose pour tous… 

En fait, ces officiers ennemis étaient des trophées de guerre!

Dans cette illustration, Jésus est le Héros Conquérant, et vous et moi nous sommes ce peuple qui respire l'odeur de la victoire! 
Cette victoire est celle que notre grand général a remportée sur la croix du calvaire!

Colossiens 2/14-15: "il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a éliminé en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix."

Si je réponds à cette odeur qui arrive à mes narines spirituelles et que j'aille volontairement à la rencontre du grand générale alors sa victoire sera mienne!
Autrement, la condamnation restera sur ma vie et cette odeur m'annoncera la mort! 

Les questions que nous devons nous poser sont les suivantes: 
Sommes-nous assez soumis à Dieu pour que obtenir ses faveurs et que nous répandions ainsi un bon parfum ? 

Quel genre d’odeur est-ce que je répands? 

Seigneur, garde-moi de m’appuyer sur ma sagesse ou sur mon intelligence et qu'ainsi je me confie totalement à Toi et à la puissance de ton Esprit Saint, dans tous les domaines de ma vie car c'est ainsi seulement que je répandrai un parfum que tu agréeras et cela pour la Gloire de Ton Nom.

Dieu désire que le vent chaud souffle sur son jardin, sur son Eglise et qu'un parfum agréable se répande au nez du monde entier, pendant que les fruits qui proviennent de nos vies livrées à l'action de l'Esprit réjouissent le palais de notre Bien-aimé.  
Cantique 4/16: "Lève-toi, aquilon! Viens, autan! Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s’en exhalent! Que mon bien-aimé entre dans son jardin, et qu'il mange de ses fruits excellents!"


Xavier LAVIE

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