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mercredi 17 janvier 2018

Va vers toi-même !



Vision du 27 novembre 2017 - Duo de prière
Je voyais une armée à cheval derrière un chef d'armée monté sur un cheval blanc. 
Ils étaient postés sur le bord d'une falaise surplombant une vallée désertique.
Ils étaient venus pour observer les territoires à conquérir et l'ennemi à combattre, mais il n'y avait rien devant eux sauf une plaine vide qui semblait partir en lambeaux dans le lointain.
Le monde, face à eux, n'avait rien à leur offrir. 
Alors, face à leurs interrogations, une voix résonna dans les cieux : "Retournez sur vos pas et affermissez mon royaume !"
Derrière eux, sur les hauteurs de cette immense falaise, reposait en effet un royaume, comme une ville fortifiée, qu'ils avaient délaissée pour partir à la conquête de nouveaux territoires.
Avant qu'ils ne fassent demi tour, je vis une racine pousser sous leurs pieds et descendre toute la falaise jusque rejaillir en bas au milieu de la vallée.
Ne comprenant pas ce que signifiait cette vision, nous avons encore prié et nous avons reçu les versets suivants :
Matthieu 16.26  "Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme ? " 
et Matthieu 6:33  "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes choses vous seront données par-dessus."
Nous avons aussi reçu les mots suivants : LEKH-LEKHA !
 Il faut dire que Xavier avait déjà reçu ces mots trois semaines plus tôt, prononcés par un frère à son encontre, puis lues dans la bible hébraïque qu'il venait de recevoir en cadeau et d'ouvrir...
C'était ce même jour où Isabelle et moi avions reçu la vision de la bien aimée marchant au bras de son Roi...

Alors que peut bien signifier cette expression hébraïque si souvent oubliée par nos traducteurs et remise sur le devant par le Saint Esprit, pour nous ?


On la trouve dans la bible au livre de la Genèse 12-2 dans la version d'André Chouraqui, seule version française à prendre en compte la version  littérale hébraïque et à traduire l'expression "Lekh-lekha" :"IHVH–Adonaï dit à Abrâm: «Va pour toi, de ta terre, de ton enfantement, de la maison de ton père, vers la terre que je te ferai voir. Je fais de toi une grande nation. Je te bénis, je grandis ton nom: sois bénédiction." (lien)

"Va pour toi !" est la première injonction adressée par Dieu à Abram ; c'est par ces paroles que l’Éternel se révèle à lui et lui donne ses instructions auxquelles sont associées de grandes promesses de bénédiction.
"Lekh lekha" est un appel divin qui impliquait une réponse de la part d'Abram.
Cela réclamait un choix et une décision personnelle, mais cela indiquait aussi que l'obéissance du patriarche serait dans son intérêt, pour lui, pour son bonheur et son épanouissement personnel.
Cette vie à laquelle Dieu appelait Abram était complètement nouvelle et inconnue, c'est pourquoi il devait y entrer par la foi, laissant derrière lui son passé et tout ce qui l'y rattachait et le rassurait.

Hébreux 11.8 "Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait."

Comme Abraham, le  père de la foi, dont nous devons suivre l'exemple, nous devons répondre à l'appel de Dieu, car cet appel est pour nous ; pour notre bien... c'est dans ce chemin inconnu que nous devons entrer afin de pleinement accomplir la volonté de Dieu et nous épanouir dans son intimité et ses bénédictions. C'est en avançant dans ce chemin au bras de notre bien aimé (comme la Sulamithe) que nous serons transformés de gloire en gloire à l'image du Christ et délivrés du péché et de ses conséquences néfastes sur nos cœurs, nos vies, nos relations et notre environnement...

Par sa parole et son Esprit, Dieu œuvre en effet à inverser la spirale de la dégénérescence morale dans
laquelle l'humanité a été enfermée depuis son bannissement du jardin d’Éden, à cause du péché.
Ainsi de la chute à la croix, où le pardon et la réconciliation deviennent enfin possibles et accessibles, Dieu n'a cessé,  à travers les différentes alliances, d’œuvrer pour restaurer ce qui en nous avait été dégénéré par le péché.

La bible témoigne de l'amour divin en faveur de ses créatures, et de son entreprise de restauration !
Et le terme hébraïque "Lekh lekha" témoigne aussi de cet amour infini, puisqu'il signifie : va vers ton véritable être, ton être le plus élevé, celui que tu ne pourrais atteindre par toi même, cet être glorieux, régénéré, sans tâche ni ride...

Indéniablement, au delà des conséquences matérielles et géographiques cet appel allait entraîner Abram dans un voyage intérieur, car  quand Dieu a dit à Abraham Lekh-lekha - quitte ton pays, ta patrie et la maison de ton père, cela signifiait : "Développe-toi au-delà et même peut être à l'inverse de ton moi génétique, de ton caractère et de ton identité marqués par tes ancêtres, ton éducation familiale, tes maîtres et tes amis... au-delà de ton instinct, de ton environnement et de tes raisonnements humains, au-delà de ta volonté propre et de tes désirs naturels (de ton pays natal) !
Il faut transcender ton passé même ses côtés positifs, sortir de ta nature, de tes habitudes et de ta logique humaine pour désormais marcher par la foi, à l'écoute de Dieu et devenir celui ou celle que Dieu veut que tu sois...
Chacun de nous, même s'il lui arrive de rêver d'aventures, se sent avant tout en sécurité chez ses parents, dans sa ville, dans son pays. C'est pourquoi Dieu exige parfois un arrachement pour que nous soyons, par dessus tout, attachés à lui, pour qu'il devienne notre unique repère, notre guide, notre terre, notre tout !

Dieu a déraciné Abram de sa terre natale, de ses repères et de son confort, de sa famille et de ses sécurités humaines pour en faire un nomade, un homme toujours en chemin ; un homme qui ne s'attache plus à la terre, même pas à Canaan, mais qui apprend continuellement alors qu'il est en chemin vers sa patrie céleste.

Beaucoup aiment arriver au but de leur voyage mais n'aiment pas et ne profitent pas du voyage en lui même. Pourtant le voyage est important, aussi important que le but !
Dieu veut nous bénir à travers ce voyage et il nous bénit parce qu'il nous aime et qu'il veut se révéler à travers nous. A chaque instant, en toute circonstance, son intension est de nous faire du bien. 
Dieu n'attend pas  que nos difficultés se résolvent ou que notre voyage soit terminé pour nous bénir. 
Il nous bénit maintenant, au milieu même des difficultés et à travers elles, à chaque pas, à chaque tournant, à chaque vallée à traverser ou à chaque montagne à gravir . Il nous donne ce qu'il juge être le meilleur pour nous, même si nous ne sommes pas d'accord avec sa façon de voir les choses.

Francis Schaeffer a écrit : "La plupart des chrétiens, sinon tous, expérimentent que leur guérison ici bas commence avec la guérison de leur déchirure intérieure provoquée par la chute et le péché. L'homme est d'abord séparé de Dieu, puis de lui-même et enfin, de ses semblables et de la nature. Le sang du Seigneur rétablira tous ces liens de manière totale et parfaite lors du retour de Jésus. Mais déjà maintenant il peut y avoir une guérison substantielle, en particulier des séquelles laissées par la séparation de l'homme d'avec lui-même. C'est le premier pas vers notre affranchissement des conséquences de l'esclavage du péché dans la vie présente."

Francis Schaeffer nous éclaire sur la profonde portée spirituelle de cet appel "Lekh lekha", adressé au père de la foi qui a tracé un sillon ancien sur notre terre et qui nous invite aussi à le suivre, à devoir nous aussi quitter notre nature déchirée, meurtrie et profondément abîmée par le péché originel, à abandonner à Dieu les liens affectifs qui nous attachent à cette terre...
Sans nous détacher de certains repères culturels, de certaines  croyances, de certaines habitudes liées à notre éducation, nous demeurons loin de Dieu.
Ces liens sont autant d'entraves qui bloquent notre croissance spirituelle et donc notre cheminement spirituel.
L'appel à quitter sans savoir où l'on va, nous place dans une zone d'incertitudes propice à la foi et à une plus grande dépendance de Dieu.
"Lekh lekha" commence par une déchirure affective et géographique, non pour qu'Abram s'attache à un nouveau pays (Canaan) ou à une nouvelle famille (Isaac...) mais pour qu'il s'attache à Dieu et au ciel.
Jusqu’à la naissance d’Isaac, Abraham n’avait pas d’autre appui pour sa foi que la promesse divine. Ensuite, il pouvait être tenté de s’appuyer sur Isaac ; c’est pourquoi Dieu lui demanda de lui sacrifier son fils. 
Nous sommes toujours en danger de mettre notre confiance dans les dons reçus de Dieu en réponse à notre foi ; il faut les lui remettre, et nous élever à une foi parfaite.
Hamilton Smith a écrit : "La vie d’Abraham illustre un autre aspect de la foi ; si la vie de la foi est éprouvée par les occasions présentées par le diable de revenir en arrière, elle est aussi mise à l’essai par les épreuves envoyées de Dieu, afin de montrer sa valeur." 

A travers le mot "Lekh" , l'Eternel a encore voulu dire à Abraham : " Va de l'avant, progresse ! Ne t'arrête jamais sur le chemin que Je t'indique; ne crois jamais que tu as atteint le but final et que ta tâche est achevée. Toute ta vie, toujours, va de l'avant ! "

Hébreux 11.13  "C’est dans la foi qu’ils sont tous morts (les héros de la foi), sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre."

"Lekh" est un verbe écrit dans un temps actif, indiquant une marche continuelle qui devient une manière de vivre.
Abram ne devait jamais s'enraciner, "s'endormir sur ses lauriers", s'appesantir sur ses acquis  ! Chaque fois qu'il était tenté de le faire, Dieu lui a ordonné de se remettre en marche ou l'a bousculé par des évènements et des circonstances particulières (famine, querelles entre bergers, guerre, appel à donner Isaac en sacrifice...)

La vie par la foi est une vie en mouvement, une marche continuelle, opposée à celle de nos contemporains, autant qu'à ceux d'Abram qui avaient construits la tour de Babel. Ils sont anthropocentriques, qui aiment s'approprier une terre et  s'installer pour mutualiser leurs forces, s'enraciner, faire carrière et se faire un nom, tout en défiant Dieu et sa gloire.

1 Pierre 2.11 "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. "

Hébreux 11.9 "C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse."

Le terme grec traduit par "s'établir" est "paroikeo" et il signifie : habiter dans une maison de passage.
Le fait qu'Abraham, Isaac et Jacob habitèrent sous des tentes indique qu'ils ne se sont pas enracinés en Canaan.

Le chrétien, héritier comme Isaac et Jacob de la promesse faite à Abram, marche à contre courant du monde matérialiste et anthropocentrique, il n'embrasse pas les coutumes du pays, il ne vit pas comme les autres, mais comme un citoyen du royaume des cieux.
Il est bien spécifié que la terre promise était une terre étrangère afin que les juifs comprennent que le véritable pays de la promesse n'était pas Canaan qui avait une valeur figurative.
Abraham attendait bien une autre cité ; celle qui est éternelle et céleste !

Actes 7.5 "Dieu ne donna à Abraham aucune propriété en ce pays, pas même de quoi poser le pied..."

Être un étranger signifie que l'on n'a pas les mêmes habitudes, les mêmes façons de vivre, la même mentalité que les autres. Ainsi nous devons nous différencier des gens de ce monde et cela doit être évident aux yeux de tous.

 L'appel de Dieu intègre toute notre vie, comme elle intégrait toute la vie d'Abraham.
Ce n'est pas un appel pour quelques jours ou quelques semaines mais pour toute la vie.
Cela ne concerne pas un domaine de notre vie mais tout ce que nous sommes et tout ce que nous possédons.
Quand Dieu nous appelle à sortir du monde, ce n'est pas de façon partielle, mais entière et intégrale !
On ne peut compartimenter notre vie en suivant Dieu partiellement.
Son appel touche toute notre vie : notre travail, notre famille, nos relations, nos finances, notre emploi du temps...
L'obéissance de la foi amène toujours à quitter son pays d'origine pour aller dans un nouveau pays, même si ce n'est pas une question de géographie ; nous quittons en quelque sorte le monde pour nous attacher au royaume de Dieu.

 Alors est -ce à dire que lorsqu'on est au service de Dieu on n'a pas le droit de jouir de la sécurité, de la quiétude, du bien-être ? Loin de là.

N'oublions pas qu'après avoir dit "Lekh", l'Eternel ajoute : "Lekha", qui signifie : " pour toi ". "

Si tu vas comme Dieu te le demande, si tu agis selon sa volonté, ce sera " pour toi ", pour ton bonheur, pour l'épanouissement de ton être régénéré, pour ta satisfaction, pour que tu deviennes peu à peu, au fil du temps et de ton voyage spirituel, celui que Dieu voulait que tu sois !
C'est toi qui, le premier, seras heureux de t'être laissé aller, d'avoir accepté de te laisser guider par lui, tu seras riche de sa présence, de ses bénédictions, et de tout ce que tu auras appris pendant ton voyage.
C’est dans l’intention de l’amener à chercher en lui son bonheur, à faire de lui son tout, que Dieu adressa à Abraham son appel à quitter son pays et sa parenté pour aller dans un pays qu’il lui montrerait.
Dieu voulait l’avoir seul avec lui, loin de tout lien et de tout appui extérieur, pour lui apprendre à trouver tout en lui.
Et c’est par la foi qu’Abraham obéit, voyant par la foi, non seulement un pays lointain et la promesse qui s’y rattachait, mais surtout le Dieu vivant qui ne manquerait pas d’accomplir sa promesse.
C’est toujours la foi qui pousse un homme à se lancer dans l’inconnu, parce qu’elle s’empare de l’invisible.

Ce serait se moquer de Dieu que de prétendre avoir confiance en lui, tout en refusant de lui obéir.
Une des premières choses que Dieu attend de nous, c’est que nous nous séparions du monde pour marcher avec lui, partout où il nous conduira.
Jamais une âme, qui s’abandonne à lui pour faire sa volonté en toutes choses, ne sera déçue.

Genèse 12.4 "Abram partit, comme l’Éternel le lui avait dit..."

La forme verbale en hébreu est au mode imparfait ou futur non accompli, indiquant une action inachevée, un processus qui ne s'arrête jamais...
Et en effet, si Abram arriva en Canaan, il n'est pas encore arrivé dans la patrie céleste qu'il attendait et où il pourra définitivement s'arrêter pour y prendre du repos, il attend encore tous les élus, afin qu'ensemble nous entrions dans la maison du père, dans son ciel de gloire...
Hamilton Smith a écrit :  "Abraham déclara clairement qu’il était étranger et pèlerin, mais Lot manifesta tout aussi clairement qu’il se contentait de suivre un homme, car il est rapporté à trois reprises qu’il allait avec Abraham. Ainsi, lorsque l’occasion se présenta, Lot la saisit et retourna dans les villes de la plaine, alors qu’Abraham poursuivait son chemin vers la cité de Dieu !"
En cheminant avec Dieu, nous sommes affranchis des limites de nos propres capacités et de notre vieille nature charnelle dysfonctionnelle ; nous sommes aussi affranchis de notre ancienne identité marquée par la vie de nos ancêtres, notre filiation charnelle, notre éducation, nos coutumes et nos croyances... 
En répondant à l'appel divin, nous sommes amenés à transcender notre passé (même ses aspects qui nous paraissaient légitimes, bons pour nous et agréables...), nous sommes appelés à sortir de notre nature pécheresse et de ses habitudes mauvaises et à marcher dans un renouvellement constant de notre intelligence, de notre volonté et de nos affections...

Henrietta Mears (fondatrice de l'école du dimanche au XIXe siècle) a écrit : "Nous devrions savoir que Dieu attend une chose de nous : que nous nous dépouillions de tout pour dépendre ensuite de Lui pour tout ; nous devrions comprendre que son intension est de nous amener là où nous n'avons rien en dehors de lui."
Si nous ne le faisons pas et regardons en arrière nous serons bloqués dans notre avancée spirituelle et finirons statufiés comme la femme de Lot.
Si nous ne cheminons pas constamment à contre courant du monde et de ses affections, nous tournerons en rond indéfiniment, comme les israélites ont tourné dans le désert, parce que même s'ils avaient quitté l’Égypte, l’Égypte n'était pas sortie de leurs cœurs !
"Lekh lekha" n'est pas un appel à aller vers une destination terrestre, ni une errance permanente, c'est un appel à voyager avec Dieu.

Rachi, un commentateur juif du XXIe siècle, a écrit : "Quand on est constamment en route, on court trois risques : on a moins d'enfants, on a moins d'argent et de biens, on a moins de renommée."
Pourtant, en dépits de toute logique humaine,  Ces trois choses qui auraient pu faire défaut à Abraham, sont celles que Dieu lui a promis dans Genèse 12.2 "...  je te ferai devenir une grande nation et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction..."
et dans Genèse 22.17  "Je te bénirai. Tes enfants et les enfants de leurs enfants, je les rendrai aussi nombreux que les étoiles du ciel et les grains de sable au bord de la mer. "
Nous lisons aussi dans Genèse 13.2 "Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or."
et dans Genèse 17.5 "On ne t’appellera plus Abram (signifiant père élevé) ; mais ton nom sera Abraham (signifiant père d'une multitude de nations), car je te rends père d’une multitude de nations."
Répondre à l'appel du "Lekh Lekha" en suivant Abraham dans le chemin de la foi n'est pas synonyme d'ascétisme et de stérilité, mais d'abondantes bénédictions !
Si dans un premier temps Dieu doit nous arracher à nos liens terrestres, très vite il panse nos déchirures et nous comble de ses bienfaits.
Il nous dépouille pour mieux nous revêtir et nous déracine pour mieux nous implanter dans son royaume.
"Je dois être prêt à renoncer à ce que je suis dans le but de devenir ce que je serai." Albert Einstein
Job l'a affirmé, car par expérience, il a appris que Dieu fait la plaie, et il la bande ; il blesse, et sa main guérit. (Job 5.18) Car il y a un temps pour tout sous le soleil...
La vie avec Dieu n'est pas seulement une vie de renoncement et de souffrance, mais c'est aussi une vie riche de bénédictions spirituelles, de transformations intérieures pour le meilleur de nous-mêmes, et de bénédictions matérielles (et en disant cela je n'approuve pas l'évangile de la prospérité !).
Néanmoins, Jésus a dit à ses disciples dans Marc 10.29-30 "Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle."
Et dans Marc 8.35, Jésus déclare : "Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera."
"Lekh lekha", "Va pour toi-même" !  
En voulant conserver ta vie naturelle, pécheresse avec toutes ses affections et ses liens anciens tu n'obtiendras pas le salut de ton âme et la vie éternelle, mais en mourant à toi-même et à ton ancien moi pécheur, tu trouveras la vie divine, le "zoé", la vie éternelle et nouvelle que Dieu veut te donner !

Si nous ne répondons pas à l'appel divin "Lekh lekha" et restons accrochés à nos affections d'autrefois, nous repartirons tout tristes comme le jeune homme riche, mais si nous obéissons à Dieu, comme l'a fait le père de la foi, nous profiterons comme lui de la bénédiction divine et plus encore, car Dieu dit en effet à Abram, tu seras une "berakah", c'est à dire une source de bénédictions.
Être une source de bénédictions, n'est-ce pas plus que de recevoir des bénédictions ?
A la Samaritaine qui venait puiser de l'eau aux puits de ce monde, Jésus a dit : "celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle." Jean 4.14.

A Abram, comme à la samaritaine, Dieu a révélé LA source de bénédictions qui n'est pas seulement comme un rocher déversant de l'eau dans le désert de ce monde.
Ce rocher qui suivait les israélites dans le désert et les abreuvait miraculeusement, c'est Christ qui vit en nous par son Esprit et qui veut faire de chaque enfant de Dieu une source d'eau vive désaltérant ceux qui sont assoiffés de justice, d'amour et de vérité...
Il veut faire de nous des sources de bénédictions, des chrétiens fertiles enfantant de nombreuses âmes, des chrétiens avec un nom grand puisqu'ils portent celui de leur père céleste, le nom du roi des rois, du seigneur des seigneurs ! 
Voulez-vous répondre à cet appel divin, à cette sainte vocation "Lekh lekha" ?
Voulez-vous devenir de véritables disciples du Christ qui le suivent, quittent et marchent à sa suite pour devenir des bénédictions ? 

Le 1er aout 1991, nous avons reçu cet appel "Lekh lekha" à tout quitter et avec le recul, nous pouvons remercier Dieu pour cette déchirure et ce voyage permanent qui nous a tellement enrichis et bénis.
Voici quelques exhortations reçues à cette époque qui vous aideront peut être dans vos choix et vos cheminements présents : 1992 "Le grand départ".
Nous avons voyagé pendant 8 ans avant de nous sédentariser à nouveau en 2000, mais dans notre âme et notre esprit nous sommes toujours en chemin avec Dieu, toujours en apprentissages, en remises en question, toujours prêts à suivre la volonté de Dieu ici ou ailleurs...
Xavier et Sophie Lavie  

Dans quelques jours les messages "Lekh lekha (Va pour toi et va vers toi) " de Xavier Lavie  prêchés les dimanches 7 et 14 janvier seront en ligne sur le site addlaciotat.com
 

Publié il y a par Église au Cœur de la Ville

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