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samedi 30 septembre 2017

les trésor de la foi

Préface de Charles Spurgeon dans son ouvrage « Les trésors de la Foi »

Une promesse de Dieu peut être comparée à un billet à ordre, payable sur présentation.
Elle est donnée au croyant afin qu’il en retire une grâce, non pour qu’il la lise superficiellement puis la mette de coté. Le chrétien doit considérer une promesse comme une réalité de même qu’un négociant le fait pour un chèque qu’il reçoit.
Il doit la prendre et la signer de son nom, comme s’appliquant à lui personnellement.
Par la foi, il l’accepte et se l’approprie, scellant ainsi que Dieu est vrai, et vrai quant à cette promesse particulière.
En conséquence, il estime posséder déjà la bénédiction dont il a la promesse, et en donne par avance le reçu, signé de son nom.
Après quoi il présente cette promesse à Dieu, comme on présente un mandat à une caisse, et prie en comptant sur son accomplissement, et, à la date désignée, il reçoit la grâce promise.
Il y a des gens qui négligent de signer le chèque, en sorte qu’il ne leur est rien payé ; d’autres tardent à le présenter et ne reçoivent rien non plus.
La faute n’en est pas à la promesse, mais à ceux qui n’en usent pas d’une manière pratique et personnelle.
Dieu n’encourage aucune espérance qu’il ne puisse réaliser.
C’est pour aider mes frères à croire à sa fidélité que j’ai préparé ce petit volume.
La vue des promesses elles-mêmes stimule la foi : plus nous étudions les paroles de grâce, plus nous retirons de grâces de ces paroles.
Aux encourageantes affirmations de l’Ecriture, j’ai ajouté des témoignages personnels, fruits de l’épreuve et de l’expérience. Je crois en toutes les promesses de Dieu ; mais après avoir éprouvé moi-même beaucoup d’entre elles je les ai reconnues vraies, car je les ai vues s’accomplir pour moi.
Ceci, j’en ai la confiance, encouragera les jeunes et consolera les frères plus âgés.
L’expérience de l’un peut être de la plus grande utilité pour les autres.
C’est pourquoi l’homme de Dieu a écrit autrefois : « j’ai cherché l’Eternel, et il m’a répondu ; » et encore : « Ce misérable a crié et l’Eternel l’a entendu. »
C’est à une époque de ma vie où il me semblait être jeté sur les brisants de la controverse, que j’ai commencé à écrire ces morceaux de chaque jour. Dès lors, j’ai été plongé dans « des eaux que l’on ne pouvait traverser, » et qui, si ce n’eut été le bras de Dieu qui m’a soutenu, auraient été pour moi les eaux où l’on se noie.
J’ai été frappé par beaucoup de fléaux : de violentes douleurs physiques, l’accablement de l’esprit, le deuil, enfin l’épreuve dans la personne de celle qui m’est plus chère que la vie, se sont abattus sur moi. Je mentionne ces faits, non pour exciter la sympathie, mais pour montrer que je ne suis pas un marin de terre.
J’ai traversé les océans qui sont loin d’être des océans pacifiques. Je connais le roulement des lames et la violence des vents ; et jamais les promesses de l’Eternel ne m’ont été si précieuses qu’elles le sont à cette heure.
Il y en a que je n’ai jamais comprises jusqu’à maintenant ; je n’étais pas parvenu à l’époque de leur maturité pour moi, car je n’étais pas assez mûr moi-même pour comprendre leur signification.
Comme la Bible me paraît plus admirable maintenant que précédemment !
En obéissant au Seigneur, et en portant son opprobre hors du camp, je n’ai pas reçu de nouvelle promesse, mais le résultat reste à peu près le même pour moi, car ses promesses m’ont ouvert de plus riches trésors.
La parole de l’Eternel, à son serviteur Jérémie a été particulièrement douce à mon oreille.
C’était son lot de parler à ceux qui ne voulaient pas entendre, ou qui, entendant ne voulaient pas croire.
Résolu lui-même à ne pas quitter la voie du Seigneur, il aurait voulu détourner son peuple de ses erreurs.
Les paroles fortifiantes qu’il a trouvées dans le livre de Dieu ont empêché son esprit de défaillir, quand, livré à ses forces naturelles, il aurait succombé.
Ce sont ces paroles, ainsi que plusieurs autres précieuses promesses dont j’ai enrichi ces pages.
Oh, puissé-je, par leur moyen, consoler quelques-uns des serviteurs de mon Maître.
Je voudrais leur dire dans leurs épreuves : – Frères, Dieu est bon. Il ne vous abandonnera pas : Il vous portera au travers de tout. Une promesses est préparée pour vos nécessités présentes, et si vous vous en armez pour la présenter au trône de grâce par Jésus-Christ, vous verrez la main de l’Eternel étendue pour vous aider.
Quand toute chose ferait défaut, sa parole ne faillira jamais. Il m’a été si fidèle dans d’innombrables circonstances, que je me sens poussé à vous dire : « Confiez-vous en lui ! » Ce serait être trop ingrat envers Dieu et de manquer de charité envers vous, que de ne pas le faire.
Que le Saint-Esprit, le Consolateur, anime d’une foi nouvelle le peuple de l’Eternel !
Sans sa divine puissance, tout ce que je puis dire ne servira de rien ; mais sous son influence vivifiante, même le plus humble témoignage affermira des genoux tremblants et fortifiera des mains languissantes.
Dieu est glorifié, quand ses serviteurs se confient en Lui implicitement.
Nous ne pouvons pas être trop enfants avec notre Père céleste.
Nos enfants ne nous font pas de questions sur notre volonté ou notre puissance, mais quand ils ont reçu une promesse de leur père, ils se réjouissent de son accomplissement, dont ils ne songent pas à douter.
Puissent beaucoup de lecteurs que je ne verrai peut-être jamais, comprendre, tandis qu’ils liront le petit morceau que j’ai préparé pour chaque jour de l’année, que cette confiance enfantine en Dieu est un devoir et une joie.
Ces portions quotidiennes sont tirées de sujets variés, et sont d’autant plus profitables qu’elles traitent de la doctrine, de l’expérience, de la pratique et de questions diverses.
Elles ne sont qu’une sorte de friandise qui ne doit pas nuire aux repas plus substantiels, mais au contraire accentuer le désir de nous nourrir davantage de la Parole divine.
Que Notre Seigneur Jésus accepte ce service rendu à ses brebis et à ses agneaux par son indigne serviteur.

"Les trésors de la foi"
 

Publié il y a par Église au Cœur de la Ville

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